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ONPE : 10 ans pour rentabiliser des travaux énergétiques

L'achat de matériel de chauffage performant donne lieu à des aides de l'État.

Plus de la moitié des ménages français ne dépensent que 5 % de leurs revenus pour se chauffer. Les autres pourraient abaisser leur consommation grâce à des travaux énergétiques, et selon l’ONPE (Observatoire National de la Précarité Énergétique) rentrer dans leurs frais en 10 ans. Mais la rentabilité pourrait encore être augmentée grâce aux aides de l’État, si elles étaient plus connues par les professionnels et leurs clients.

Coût moyen des travaux énergétiques : 6967 € TTC

En regroupant près de 2400 diagnostics de performance énergétique, le Commissariat Général au Développement Durable a pu dessiner un portrait type du bouquet de travaux énergétiques. Dans la plupart des cas, les diagnostiqueurs recommandent 3 installations.

La première est la moins chère, elle concerne la pose d’un programmateur de chauffage. Cet outil permet aux foyers de diminuer leur consommation d’énergie, lorsque personne ne les occupe. La 2e est le remplacement d’un ballon d’eau chaude. La 3e est la plus coûteuse : l’isolation des murs par l’extérieur. Au final l’addition se monte à 6967 € TTC de moyenne.

Oui mais ces bouquets de travaux énergétiques « généreraient en moyenne 690 € TTC d’économies par an ». L’ONPE en déduit donc que le temps moyen de retour sur investissement est de 10 ans. Toutefois l’organisation rappelle que la facture est plus élevée pour les logements construits avant le 1er janvier 1975, c’est-à-dire avant l’instauration de la première réglementation thermique.

Pour 42 % des ménages, se chauffer peut coûter cher

En 2013 l’ONPE recensait 10,4 % de ménages français en situation de précarité énergétique, ce qui représenterait 5,5 millions de personnes. Selon la définition des accords de Grenelle 2 du 10 juillet 2010, une personne est en situation de précarité énergétique lorsqu’elle n’est pas en mesure de se fournir suffisamment en énergie pour satisfaire à ses besoins.

Source : ONP eux. Or
Source : ONPE.org

Si les Français ne sont pas si mal lotis, il reste que 28 % d’entre eux doivent y consacrer un budget de 5 % à 10 %. Une part de 8 % des ménages ira même dépenser jusqu’à 15 % de ses revenus, ils sont composés de moins de 2 personnes en moyenne. Alors que les 58 % de ménages dépensant moins de 5 % pour se chauffer, comprennent 2,44 membres.

Les aides aux travaux énergétiques sont peu connues

Le premier interlocuteur que rencontre un ménage cherchant à améliorer son confort thermique, est l’artisan ou la PME du bâtiment. L’enquête de l’ONPE montre que 90 % d’entre eux « connaissent au moins un dispositif d’aide ». Quant au mécanisme des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) qui s’accompagne de cadeaux financiers, seuls 58 % des professionnels en on entendu parler.

Toutefois 82 % d’entre eux informent leurs clients sur au moins un dispositif. Or cette même enquête montre que les aides aux travaux énergétiques ont été déterminantes pour 20 % de leurs clients. Le dispositif le plus répandu est celui de la TVA à taux réduit. Il est connu par 72 % des professionnels, et obtenu par 44 % des clients. Ainsi dans le cadre d’une rénovation énergétique, la TVA peut descendre jusqu’à 5,5 % contre 20 % hors réglementations.

Le crédit d’impôt n’a été demandé que par 29 % des ménages, alors qu’il n’est assujetti à aucun plafond de revenus. Il permet pourtant de diminuer ses impôts de 30 % des dépenses en matériel, dans un plafond de 16 000 € pour un couple, plus 400 € par personne à charge.

En supplément viennent s’ajouter les subventions de l’Anah (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat), qui couvrent toutefois rarement 100 % des dépenses. L’enquête de l’ONPE montre que parmi les ménages ayant besoin d’effectuer des travaux énergétiques, 54 % considèrent qu’ils n’ont pas les moyens de les réaliser.

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