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46 SCPI de rendement au-dessus de 5 % en 2015

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Les sociétés civiles de placement immobilier investissent principalement dans des immeubles de bureaux. © leungchopan - Fotolia.com

Si la SCPI de rendement a distribué moins de dividendes cette année, la chute des taux d’emprunt pourrait compenser la différence. L’année dernière la moyenne est descendue sous la barre des 5 %, mais 46 d’entre elle au moins s’y sont maintenues au-dessus. Attention donc au choix des sociétés dans lesquelles investir, car leur succès plombe inévitablement leur propre retour sur investissement.

Des SCPI de Rendement de 3,17 % à 6,30 %

Le classement 2015 de capital.fr note que 46 SCPI de rendement ont dépassé les 5 %. Plus clairement, l’année dernière leurs actionnaires ont reçu en dividendes 5 % du montant des parts qu’ils détiennent. Celui qui avait investi 50 000 € a donc perçu 2500 €, qui sont venus s’ajouter à sa tranche marginale d’imposition, comme tous revenus locatifs.

La championne du classement est CORUM CONVICTIONS avec un rendement de 6,30 % en 2015. Elle est l’une des rares à avoir maintenu son taux de distribution, qui s’établissait à 6,35 % en 2014, et à 6,38 % en 2013. Comme la plupart des SCPI de rendement, CORUM CONVICTIONS se diversifie. La société possède 50 % de bureaux, 26 % de commerce, réunis pour 68 % à l’étranger et à raison de 14 % en région parisienne.

Derrière elle, EPARGNE PIERRE est la seule du classement à se maintenir au-delà des 6 %. Pour chaque part de 205 € les gestionnaires ont distribué 12,36 € de dividendes, soit 6,18 %. Cette SCPI est atypique parmi ses consœurs, pour n’être que très peu diversifiée. Son patrimoine est composé à 100 % de bureaux, tous situés en dehors de la région parisienne.

En queue de peloton, on trouve une SCPI de rendement à 3,17 % qui fait toutefois mieux que la moyenne des assurances vie. IMMORENTE 2 a distribué 8,40 € en 2015, pour des actions de 265,29 €. Cette société se spécialise à 97,40 % dans les murs de magasins, équitablement répartis entre l’Île-de-France et la province, avec notamment 40 % de présence à Paris.

Le rendement des SCPI diminue en 2015, mais…

Avec une moyenne de 4,85 % (source : meilleurescpi.com), le rendement des SCPI en 2015 fut moins bon qu’en 2014, lorsqu’il avait atteint 5,08 %En 2013 c’était encore mieux, la barre était montée à 5,13 % avant impôts.

Il faut dire que ce type de placement immobilier attire davantage d’investisseurs. En 2015 la collecte auprès des épargnants a dépassé 4 milliards d’euros, et à ce tarif les prix des parts grimpent logiquement, ce qui affecte le rendement.

Cependant les taux d’emprunt immobilier historiquement bas, permettent de financer l’investissement de parts de SCPI moins cher. De là à dire que la baisse du rendement est compensée par celle du coût du crédit, il n’y a qu’un pas vers la calculette.

La SCPI de rendement, qu’est-ce que c’est ?

Une Société Civile de Placement Immobilier a pour objet l’acquisition d’un parc de bâtiments à usage professionnel, grâce à l’argent d’investisseurs. Centres commerciaux, bureaux, entrepôts ou même hôtel, les lieux sont loués à des exploitants, et le loyer ainsi récolté est réparti entre les actionnaires. Dans la pratique l’investisseur ne s’occupe pas de la gestion, il perçoit un loyer variable, trimestriellement ou semestriellement.

Le défaut de paiement est rare car en cas de difficultés financières, on concentre ses ressources sur son loyer professionnel. De plus si défaut il y a, le manque à gagner est réparti entre tous les actionnaires, selon le principe de la mutualisation.

Si les SCPI permettent un meilleur rendement que les supports bancaires classiques, et même souvent que l’immobilier locatif d’habitation, certaines précautions s’imposent pour ne pas surpayer son investissement. Il faut tout d’abord savoir que les actions de Sociétés Civiles de Placement Immobilier, peuvent s’acheter sur un marché primaire ou secondaire.

Dans le 1er il faut attendre qu’un actionnaire se libère de ses parts, leur coût est alors déterminé par la valeur réelle du patrimoine immobilier.

Dans le 2e cas un actionnaire met ses parts en vente sur une place de marché, et les cède au plus offrant. Le prix est alors déterminé par la bonne vieille loi de l’offre et la demande, source de nombreuses déceptions futures.

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