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Portrait-robot de l’acheteur immobilier de 2016

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Les ménages mettent moins de temps à acheter un logement

La version 2016 de l’étude du Crédit Foncier, croisée avec les données de l’organisme de caution Crédit Logement, nous permet de dresser un portrait robot de l’acheteur immobilier. On y apprend qu’il cherche ardemment, négocie dur, et qu’au final 7 ménages sur 10 trouvent leur logement en moins d’1 an.

Il gagne 60 000 € par an et emprunte sur long terme

À la lecture des chiffres procurés par l’observatoire CSA/Crédit Logement, on s’aperçoit que l’acheteur immobilier perçoit 61 300 € lorsqu’il acquiert de l’ancien, et 59 600 € lorsqu’il choisit le neuf, accédants et investisseurs confondus. S’il emprunte sur 223 mensualités dans le 1er cas et 229 dans le 2nd, la durée de ses remboursements varie en fonction de son âge.

Au 1er trimestre 2016, les 35 à 45 ans, généralement primo accédants, choisissent majoritairement les crédits immobiliers sur 20 à 25 ans. Chez les 45 à 55 ans, généralement secundo accédants, c’est la durée de 15 à 20 ans qui est privilégiée. Sans surprise, les jeunes seniors de 55 ans et plus préfèrent les durées de 10 à 15 ans.

L’acheteur immobilier commence sa recherche sur Internet

Il veut tout savoir, et il ne se prive pas des outils mis gratuitement à sa disposition. Ainsi 96 % des acquéreurs en devenir, utilisent Internet pour rechercher le logement de leur rêve. Et pour cela 42 % y retournent même tous les jours, tandis que 47 % surfent sur les sites spécialisés plusieurs fois dans la semaine.

Ils viennent tout d’abord y chercher des annonces immobilières, un autre sondage montre d’ailleurs que plus de la moitié d’entre eux passeront par un agent. Parmi ces internaute d’investigation, 55 % vont rechercher un financement en ligne, et 43 % en profitent pour prendre la température du marché « prix, surface… ».

L’acheteur immobilier est rapide et vaillant

Les plus motivés sont sans aucun doute la tranche d’âge des moins de 30 ans, qui sont 80 % à avoir trouvé un logement qui leur convient au cours de leur 1ère année de recherche. Les plus exigeants sont les 41 à 50 ans, généralement des secundo accédants, qui ne sont « que » 63 % à avoir conclu leur projet en 1 an.

En 2014 il s’écoulait 7 mois entre le début des recherches et la signature du compromis de vente. En 2016 l’étude du Crédit Foncier montre qu’il ne leur en faut plus que 4,5 mois.

Mais l’acheteur immobilier n’a pas chômé pendant ce tiers d’année. Ceux qui ont recherché dans des communes de plus de 50 000 habitants, ont visité 6,5 logements. Les ménages ayant effectué leur recherche dans des communes de moins de 5000 habitants en ont visité 5,3. Au niveau national, la moyenne de biens immobiliers visités s’établit à 6.

L’acheteur immobilier négocie et dépasse son budget

On conseille aux ménages ayant un projet d’acquisition, de commencer par évaluer leur capacité d’emprunt. Pour autant 21 % parmi les 2000 personnes interrogées par le Crédit Foncier, ont dû dépasser leur budget. Cette rallonge a été possible en augmentant la durée des remboursements (37 %), en puisant dans l’épargne (33 %) ou tout simplement en augmentant les mensualités du prêt immobilier (31 %).

Quant aux autres ils ont fait appel à l’aide familiale sous forme de dons (14 %), tandis qu’une faible proportion a emprunté à ses proches (9 %).

Pour autant l’acheteur immobilier ne s’est pas rendu sans combattre. Ils sont 61 % à avoir négocié une baisse du prix de vente. Cette proportion est d’autant plus importante chez les ménages qui gagnent plus de 4000 €/mois (74 %).

4 acheteurs sur 10 ont dû faire des concessions

Outre le fait de rallonger leur budget, certains acheteurs immobiliers ont dû revoir leurs ambitions initiales. Ils sont 44 % dans ce cas, dont plus d’un tiers (34 %) ont simplement dû acheter un logement plus petit que prévu. D’autres ont préféré s’éloigner (32 %), sachant que moins de 10 km suffisent pour trouver moins cher. Parmi ceux qui ont dû faire des concessions pour acheter une maison, 21 % ont choisi une plus petite surface de terrain.

Parmi ceux qui ont choisi les appartements, 20 % ont dû tirer un trait sur une place de parking, généralement non incluse dans le prix de vente des appartements neufs. En tout cas pas question de mettre de l’eau dans son vin, 15 % seulement ont accepté de renoncer à leur cave. Mais ils sont encore moins nombreux (14 %) à avoir choisi de sacrifier l’exposition pour pouvoir finalement enfiler leurs pantoufles.

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