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Une banque allemande propose un taux d’épargne négatif

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Une nouvelle manière de gaspiller de l'argent, bientôt généralisée ?

L’argent coûte de moins en moins cher, et devient de fait difficile à rémunérer. De là à proposer un taux d’épargne négatif il n’y a qu’un pas, qu’une banque allemande vient de franchir. Les malheureux ayant déposé leurs capitaux sur un livret, verront ainsi leurs économies diminuer au lieu d’augmenter.

Taux de rendement de l’épargne : -0,4 %

La mode du taux de dépôt négatif a été lancée par la Banque Centrale Européenne (BCE), afin de d’obliger les enseignes bancaires à investir. Le même principe vient d’être adopté par la Raiffeisen Gmund am Tegernsee, comme le rapporte le site dhnet.be. Dès le mois de septembre, les comptes d’épargne comprenant 100 000 € subiront un taux de rendement négatif de -0,4 %.

Plus clairement, le client qui aujourd’hui possède 120 000 €, n’en aura plus que 119 520 € dans 1 an. Pour autant la direction de cette enseigne bavaroise assume pleinement son choix, rappelant qu’elle applique déjà le taux négatif sur les clients d’affaires. Pas sûr que cet argument soit suffisant pour empêcher les clients de domicilier leurs comptes ailleurs.

Il n’y a d’ailleurs aucune raison d’avoir des complexes, car cette pratique est en cours à la BCE. Et c’est bien ce qui fait peur aux économistes.

Le FMI tire la sonnette d’alarme

Pour le fonds monétaire international, la politique des taux négatifs de la BCE n’a que trop duré. Actuellement les banques peuvent y déposer leur excès de trésorerie, mais elles doivent payer 0,4 % pour le faire.

Les 2 auteurs de l’étude, Andreas Jobst et Huidan Lin, reconnaissent une certaine efficacité au dispositif, et notamment la faculté de faire baisser les taux d’emprunt au particulier. Mais voici qu’apparaissent 2 risques majeurs, que la BCE n’avait pas mesuré.

Il y a tout d’abord les taux des crédits immobiliers variables de la zone euro, particulièrement en Belgique. Les mensualités sont réglées sur des index, et si ces index deviennent négatifs c’est alors la banque qui doit rembourser l’emprunteur.

Et puis il y a les marges des banques, qui fondent sous l’effet des taux négatifs et de la faible rémunération des crédits qu’elles accordent. Elles se retrouvent ainsi incapables de procurer un rendement correct aux assurances-vie, et autres supports tant aimés des ménages.

Bien sûr le consommateur ne va pas pleurer si les banques font moins de bénéfices. Il devrait pourtant s’en inquiéter, car au final c’est toujours lui qui paye.

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