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Les prix des logements se stabilisent, pensent les professionnels

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Pour 1/4 des professionnels interrogés par le sondage, les prix des logements anciens pourraient même diminuer.

Alors que l’indice notaires/INSEE constate une hausse des prix de l’immobilier sur 1 an, un sondage CSA montre que les professionnels croient en une stabilisation. Interrogés pour le compte du Crédit Foncier, ils sont largement majoritaires à voir une pause sur les prix des logements neufs. En revanche ils sont plutôt divisés sur ceux des logements anciens, avec surtout de grands écarts régionaux.

Tendance stable sur le marché de l’immobilier ?

La 6e édition du baromètre sur le moral des professionnels de l’immobilier, édité par le CSA pour le Crédit Foncier, montre que ce secteur d’activité voit la vie en rose. Les vendeurs, constructeurs et gestionnaires de patrimoine interrogés, applaudissent l’élargissement du prêt à taux zéro, arrivé juste au moment où les taux des prêts bancaires s’écroulent.

Ils sont ainsi 78 % à se déclarer optimistes quant à leur activité économique. Pour autant tous s’accordent à dire que les 12 prochains mois devraient voir la stabilité, tant sur les transactions que sur les prix. Ils sont 38 % à envisager une hausse du volume des ventes de logements neufs, mais se réduisent à 28 % dans l’ancien.

Parallèlement, 66 % d’entre eux croient en une stabilisation des prix des logements neufs, 52 % en pensent autant sur les habitations bâties. Encore que dans le Sud-Est et en Île-de-France, on voit les choses différemment.

Région parisienne : les marchés du neuf et de l’ancien se détachent

Avec 5 millions de ménages dont moins de 48 % de propriétaires (source INSEE), le marché immobilier d’Île-de-France a de beaux jours devant lui. La baisse des taux d’emprunt rend l’achat d’une résidence principale accessible aux revenus moyens, ce qui laisse augurer une bonne année aux professionnels locaux.

Ils sont particulièrement optimistes sur le marché du logement neuf, là où 47 % d’entre eux voient le nombre de transactions augmenter, accompagné pour 31 % d’entre eux d’une hausse des prix du m² neuf. Pour l’instant la FPI (Fédération des Promoteurs Immobiliers) constate effectivement une légère tendance inflationniste, à +0,5 % pour une moyenne de 4769 €/m².

Sur le marché de l’immobilier ancien, les professionnels nous réservent une surprise. Ils sont 26 % à s’attendre au contraire à une baisse des prix, plus nombreux que les 21 % qui anticipent une hausse.

Pour l’instant les notaires constatent plutôt une hausse sur les logements anciens, particulièrement à Paris ou après une remontée de +2,6 %, ils s’établissent à 8100 €/m². Mais comme d’habitude, en Île-de-France il y a des communes gagnantes et d’autres qui perdent.

Les prix des logements se calment sur toute la partie nord

Les promoteurs et constructeurs de maisons individuelles du Nord-Est et du Nord-Ouest, ne devraient pas augmenter leurs prix. C’est en tout cas ce que pensent les 2/3 des professionnels interrogés. Difficile pourtant d’imaginer que les prix puissent faire une pause, alors que les chantiers poussent à Nantes et à Rennes.

Les prix des programmes en VEFA y ont respectivement augmenté de +6 % et +3,4 %, au 2e trimestre 2016 par rapport au 2e trimestre 2015. En revanche la FPI constate que le marché se calme à Strasbourg, avec des appartements neufs établis à 3402 €/m², après une baisse de -0,4 %.

Exactement comme en Île-de-France, dans le Nord-Est et le Nord-Ouest 1 professionnel sur 4 ne serait pas surpris d’assister à une baisse des prix des logements anciens. Les notaires ne contrediraient pas cette vision. Dans le département du Nord (59), leur baromètre constate une légère tendance à la baisse sur les appartements anciens, à 2220 €/m² de médiane.

Les prix des logements chauffent dans le Sud-Ouest

D’un côté il y a Bordeaux et sa population croissant au rythme de +0,6 % (source INSEE). Il y a aussi Toulouse dont dont la qualité de vie pousse les habitants à se multiplier, à raison de +0,8 % par an. La FPI constate que les prix des appartements neufs progressent, avec +2,4 % dans la première, et +1 % dans la seconde. Les programmes en VEFA se chiffrent en moyenne à 3638 €/m² dans la capitale mondiale du vin, et à 3413 €/m² dans la ville rose.

Dans cette configuration 33 % des professionnels interrogés voient les prix des logements neufs encore augmenter. Du côté du marché de l’immobilier ancien, ils sont presque tout autant (30 %) à s’attendre au même résultat.

Les prix des logements refroidissent dans le Sud-Est

Tandis que de l’autre côté de la carte, 34 % des sondés ne seraient pas surpris de voir les prix des logements anciens diminuer. Dans la partie Sud-Est on ne s’attend absolument pas à une hausse des prix du m². Seuls 13 % des professionnels y songent sur les programmes en VEFA, et 15 % sur le bâti.

Pour autant ils voient une évolution différente, entre le marché du neuf et de l’ancien. Seuls 16 % d’entre eux sont convaincus que les prix du m² neuf vont diminuer, alors qu’ils sont 2 fois plus nombreux à parier sur une baisse des prix des habitations bâties.

Pour la FPI, il est clair que le marché des appartements neufs de la métropole Nice Côte d’Azur s’oriente à la baisse. Il le fallait bien, car avec 5232 €/m² les programmes locaux ne sont pas accessibles à tout le monde. Il y a aussi Lyon, dont les catalogues s’affichent à -0,9 % par rapport au 2e trimestre de l’année dernière, à 3914 €/m² de moyenne. Tandis qu’à Montpellier c’est la tendance inverse qui se produit. La métropole Héraultaise affiche des prix des appartements neufs en progression de +1,7 %, établis à 3756 €/m² parmi les plus chers de France.

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