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Budget moyen d’une rénovation énergétique performante : 142 €/mois

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Isoler sa maison est accessible à tous les budgets grâce aux aides de l'État.

La consommation d’énergie moyenne d’un logement français est élevée, et en grande partie absorbée pour le chauffage. C’est dans ce contexte que la rénovation énergétique a permis d’abaisser la voracité des logements de 33 % en 25 ans. Il n’est toutefois pas nécessaire de casser sa tirelire pour augmenter son confort thermique et diminuer sa facture, comme le prouve une étude compilée par ISOCELL.

Rénovation énergétique à petit prix pour 3,5 millions de logements

La sensation d’avoir les pieds plantés dans le blizzard, l’impression de rencontrer un glacier lorsque l’on s’approche de la fenêtre, les Français n’en veulent plus. En 2014 ils ont ainsi rénové 3,5 millions de logements, pour un budget moyen de 5455 €. À ce prix on obtient une rénovation faible, selon les conclusions du fabricant de matériaux isolants ISOCELL. Mais déjà à ce prix les travaux engagés permettent d’économiser de l’argent, et représentent donc une forme d’investissement.

Toutefois 288 000 ménages ont décidé de pousser la rénovation énergétique plus loin, en dépensant un budget moyen de 25 410 €. Pour ce prix ISOCELL considère que l’on peut obtenir une rénovation performante ou très performante. Ce type de travaux est d’ailleurs prisé par 87 % des propriétaires de logements individuels.

Financer sa rénovation énergétique à 0 %

Si le budget moyen nécessaire pour obtenir de hautes performances thermiques atteint donc 25 410 €, ce montant est couvert par l’éco PTZ. Cette aide de l’État consiste en un prêt à taux zéro, d’un montant maximum de 30 000 €, remboursable sur 15 ans en cas de bouquet de 3 travaux. Une rénovation énergétique pour le budget moyen de 25 410 € se rembourserait donc à raison de 141,17 €/mois.

Depuis le 1er juillet, l’éco PTZ peut-être obtenu en 2 fois, pour 2 types de travaux différents, mais toujours pour un montant cumulé maximum de 30 000 €. Et à partir de l’année prochaine, l’État se portera caution des ménages aux revenus modestes. Rappelons que tous les propriétaires ont droit à l’éco prêt à taux zéro, quels que soient leurs revenus, qu’ils soient occupants ou bailleurs. La seule condition est que le logement concerné doit avoir été construit avant 1990, et servir de résidence principale.

La liste de travaux éligibles au dispositif est longue, et va de l’installation d’un système de chauffage performant, à la pose de fenêtres étanches en passant par l’isolation des combles.

Et justement la moitié des travaux de rénovation énergétique en 2014, incluait l’isolation de combles. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que jusqu’à 30 % de la chaleur d’un logement peut sortir par le plafond et le toit.

Motivations autant pratiques que financières

D’après la compilation de chiffres réalisés par ISOCELL, les propriétaires effectuant des rénovations énergétiques sont pragmatiques. Chez 63 % des sondés, l’objectif était tout autant d’accroître le confort thermique, que de réduire le montant des factures. Ils ne sont ainsi que 27 % à être motivés par la valorisation de leur patrimoine.

Mais c’est également l’occasion qui fait le larron. Pour 48 % des ménages ayant effectué des travaux thermiques, il s’agissait au départ de remplacer un appareil vétuste. Il faut dire que la consommation moyenne d’un logement français en 2012, s’établissait à 186 kWh/m²/an, alors que les logements neufs construits en RT 2012 naviguent autour des 50 kWh/m²/an. Rien d’étonnant d’atteindre une telle moyenne, lorsque l’on sait que 54 % des maisons ont été construites avant 1975.

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