Accueil Rachat de crédits Trop de dettes

La dette de la France grossit de 51 milliards d’euros en 1 an

PARTAGER SUR
Les rentrées fiscales ne suffisent pas à combler la dette de la France.

Environ 250 fois le PIB du Vatican, ou encore 125 % du budget de la défense, voilà le trou qu’a creusé la dette de la France en 2016. Et encore, les comptes de l’agence France Trésor ne sont pour l’instant arrêtés qu’à la fin novembre. À un tel point que l’on se demande si les candidats à l’élection présidentielle le savent.

1 626 685 274 127 € : la dette de la France

Il s’en est passé des choses en 2016. Les Britanniques sont redevenus britanniques, les électeurs américains ont tenté un truc nouveau, et le Portugal s’est assis sur le trône du football européen. Et pendant ce temps la dette de la France grossissait de 51 milliards d’euros. D’après les chiffres de l’agence France Trésor, l’encours de la dette négociable atteignait 1 576 milliards d’euros à la fin 2015, et grimpe désormais à 1 627 milliards d’euros.

Il va falloir jouer de la calculette, car la durée de vie moyenne de la dette négociable n’est que de 7 ans et 196 jours. La bonne nouvelle est que l’on a pu émettre des obligations au taux de rendement moyen de 0,37 %. La mauvaise nouvelle est que le marché obligataire est en train de remonter, aujourd’hui la France emprunte plus cher qu’il y a 3 mois.

Et encore, il ne s’agit que de dette négociable sous forme de titres. On ne parle pas de la dette des administrations publiques. D’après l’INSEE, la dette de la France au sens de Maastricht représentait 2160,4 milliards d’euros au 3e trimestre, soit 97,6 % du PIB.

Du pain sur la planche pour les candidats à la présidentielle de 2017

Ils sont plus de 110 à briguer le logement de fonction du 55 rue du faubourg Saint-Honoré, Paris VIIIe. Mais tous ne prennent pas la course au sérieux, certains en profitent pour rappeler qu’ils existent, histoire de relancer leur carrière politique. D’autres sont d’illustres inconnus, encore en train de courir après les 500 signatures nécessaires.

Mais combien parmi les courageux candidats à la présidentielle, savent qu’ils vont hériter d’une dette qui se rapproche dangereusement des 100 % du PIB ? Lorsqu’on leur posera la question, ils pourront toujours afficher leur optimisme et leur profonde fois dans la force de l’économie française.

Ils ne prendront pas trop de risque, car les prévisions de croissance vont jusqu’à 1,4 % en 2017. La Communauté Européenne ne serait même pas étonnée que le PIB français grimpe de +1,7 % en 2018. Mais cela ne suffira pas, surtout si le budget défense augmente, comme le réclame l’état-major des armées. Il faudra bien trouver la recette miracle pour empêcher la dette de la France d’atteindre les 100 % du PIB, comme le prévoit l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) pour 2018.

Car si le gouvernement reste optimiste sur un léger ralentissement pour les 12 mois à venir, il est bien le seul. Pour l’instant le FMI (Fonds Monétaire International) de Christine Lagarde voit l’addition grimper à 97,1 % du PIB en 2018.

Quoi de neuf du côté des promos ?