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Bientôt une épargne rémunérée au nombre de like Facebook ?

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Les nouvelles banques en ligne lorgnent sur les réseaux sociaux pour attirer des utilisateurs.

La bonne vieille banque à l’ancienne faisait déjà face à la concurrence de ces jeunes loups de la Fintech, armés de leurs idées nouvelles et de leur motivation. Mais voici que les enseignes classiques doivent également compter avec une épargne rémunérée en perte de vitesse. C’est dans cette optique que le groupe BPCE vient de faire une acquisition, qui pourrait révolutionner le bas de laine du ménage français.

BPCE rachète la banque en ligne allemande Fidor

C’est en juillet dernier que la banque entre amis Fidor, a signé un accord d’acquisition avec le groupe BPCE, comme le rapporte un article de leséchos.fr. Pourquoi avoir choisi de s’allier avec un grand groupe bancaire classique plutôt que d’utiliser les leviers de financement offerts par de nombreuses de start-ups ? Pour Matthias Kröner, fondateur de Fidor, « l’adossement à un groupe solide revêt une importance stratégique ».

Car si la banque en ligne est présente en Allemagne, elle a du mal à s’imposer en Angleterre et lorgne le marché de l’épargne française. La logique de développement voudrait effectivement qu’après la première puissance économique européenne, on s’attaque à la seconde. Et pour cela Fidor possède un argument bien particulier.

Épargne rémunérée au nombre de like Facebook

Le président du directoire de BPCE, François Pérol, a clairement annoncé le développement de « l’offre de banque mobile Fidor en France ». C’est que le modèle de la banque en ligne allemande a effectivement de quoi séduire les Français. Tout d’abord, à une époque ou même le rendement des assurances vie en support euros pourrait être plafonné, l’épargne rémunérée de Fidor se détache du lot.

L’idée des fondateurs est de proposer un rendement dont le taux d’intérêt augmente en fonction du nombre de like sur la page Facebook de la Fintech. D’ailleurs, toute la stratégie de la start-up repose sur le modèle du réseau social. Si les membres ne sont sont pas forcément clients, tous échangent leurs conseils, même ceux portant sur les produits de la concurrence.

Comme chez beaucoup d’autres banques en ligne, la tenue de compte est gratuite mais la carte de crédit est payante. La fluidité des opérations est prépondérante, selon le fondateur elles peuvent être traitées en 60 secondes. Pas de chèque, pas de dépôt d’argent liquide, pas d’agence physique, tout se fait au travers du petit écran.

Et c’est sans doute ainsi que se passera la banque de demain, poussée en ligne par des marges bénéficiaires qui diminuent sous l’effet de l’argent bon marché.

Les Fintech révolutionnent le marché bancaire

Aux États-Unis certaines sociétés de crédit proposent des prêts de trésorerie express, uniquement obtenus au travers de pianotage sur un Smartphone. Tout le procédé de demande du candidat emprunteur suit un cheminement, savamment établi par des spécialistes du comportement.

Pendant ce temps dans le monde physique, une petite banque allemande commence à taxer l’épargne de ses clients. Il est clair que la banque traditionnelle doit désormais s’adapter aux nouveaux désirs du consommateur, portés par ces créateurs de start-ups innovantes. Certes un jour la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne aura changé. L’argent sera plus cher, ce qui fera remonter les marges des enseignes bancaires classiques. Mais pour celles qui n’auront pas pris le tournant à temps, ce sera peut-être trop tard.

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