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Île-de-France : les prix de l’immobilier dopés par les ventes

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Les prix de l'immobilier francilien n'échappent pas à la loi de l'offre et la demande.

Les ventes dépassent désormais les excellents niveaux des années 1999 à 2007 dans la moitié des départements. Ainsi observent les notaires d’Île-de-France, qui constatent également une hausse des prix de l’immobilier de +1,8 % pour les appartements et +2,7 % pour les maisons en l’espace de 3 mois. Mais surtout la tendance continue en ce moment même, particulièrement dans la capitale.

Paris : 5 % de hausse attendue en novembre

La médiane des prix de l’immobilier parisien a été observée par les notaires à 8210 €/m² en juillet. Rappelons que dans une médiane, la moitié des transactions est effectuée au-dessus, l’autre moitié en dessous. C’est la raison pour laquelle les chiffres des études notariales diffèrent de ceux des autres baromètres des prix des logements.

L’état du marché observé d’avril à juillet, indique que le montant des transactions est en hausse de +3 % sur 1 an. Et ce n’est pas fini, car en analysant les promesses de vente devant se concrétiser en novembre, les notaires anticipent 8400 €/m² de médiane. À la fin du mois prochain, la progression devrait donc représenter +5 % sur 1 an.

De mai à juillet 10 490 appartements anciens ont changé de propriétaire dans la capitale, ce qui représente une hausse de +11 % des ventes par rapport à la même période en 2015.

Vitesse de croisière sur les prix des maisons anciennes en Île-de-France ?

Déjà aujourd’hui la baisse des taux des crédits ne permet pas de gagner en pouvoir d’achat immobilier partout. En Île-de-France particulièrement, le marché de la maison ancienne est en train de prendre le large. De mai à juillet les notaires constatent une hausse de +3,3 % du montant des transactions dans l’Essonne (91), par rapport à février–avril. En 3 mois le budget médian s’établit à 278 400 €.

S’il fallait réunir 231 200 € pour acheter une maison en Seine-et-Marne (77) au début de l’été, il faut rajouter 3100 € aujourd’hui.

Plus généralement les prix de l’immobilier ont grimpé de +3 % sur ce type de logements en tout juste 1 trimestre, mais l’ambiance devrait se refroidir. À la lecture des montants inscrits sur les avant-contrat, les notaires constatent une baisse de -1200 € globale sur toute Île-de-France.

Cette stabilisation en forme de baisse pourrait continuer d’alimenter la fluidité du marché de la maison ancienne. De mai à juillet 11 440 propriétés ont changé de mains, ce qui équivaut à une augmentation de +9 % des ventes.

Les prix de l’immobilier continuent leur progression sur les appartements

Les études notariales ont enregistré 13 070 ventes d’appartements anciens en petite couronne, sur la période mai–juillet. La récolte a donc été bonne, car il s’agit d’une progression de +12 % par rapport à la même période en 2015. Et cette effervescence n’a pas été sans conséquence sur les prix.

Dans les Hauts-de-Seine (92) la médiane a grimpé de +2,1 % en tout juste 3 mois. Il fallait ainsi compter sur un budget de 5250 €/m², mais ça c’était avant. D’après les notaires la barre se rehausse de + 80 €/m² en ce moment même.

Si le Val-de-Marne (94) a été un peu plus épargné avec une hausse des prix de l’immobilier de +1,6 % sur les appartements anciens, là-aussi la tendance continue. Le rapport des notaires montre que les actes définitifs de vente arrivant à échéance à novembre, présentent un montant médian de 4250 €/m², soit 90 € au-dessus de la période mai–juillet.

Les candidats acheteurs seraient bien inspirés de se servir des transports en commun pour acheter moins cher, mais tout aussi proche de leurs lieux de travail et de loisir.

Tant que la baisse des taux durera

D’ici à 2 jours, l’Observatoire CSA/Crédit Logement aura remis son analyse de la moyenne des taux d’emprunt immobilier du mois dernier. Alors que septembre avait bien démarré avec des conditions particulièrement alléchantes, une dizaine de jours plus tard la situation s’est brusquement inversée. Mais voici que le sujet du Brexit revient sur la table, poussant le marché à investir sur la bonne vieille dette française, avec par effet domino des taux immobiliers au plus bas.

Bien malin qui pourra dire sans se tromper si la tendance des taux d’emprunt va continuer de baisser. Si une hausse reste possible, notamment suite à un possible changement de la politique monétaire de la Fed américaine (toujours par un effet domino), l’ampleur sera sans doute trop faible pour crier au retournement du marché. La seule raison qui peut aujourd’hui pousser les candidats acheteurs à faire vite, serait la peur de rater le logement de leur rêve.

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