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Le coût des travaux augmente plus vite que l’inflation

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Le coût des travaux augmente plus vite que l'inflation.

Sous l’effet de la reprise du marché immobilier, voilà finalement l’inflation qu’attendait la Banque de France. L’INSEE constate que le coût des travaux augmente de +0,8 % en 1 an, particulièrement dans le domaine de la menuiserie. Les aides de l’État et les prêts à taux zéro pourraient y être pour quelque chose.

Le coût des travaux gagne +0,3 % en 1 trimestre

L’INSEE vient de rendre public son Indice des Prix des travaux d’Entretien–Amélioration des logements (IPEA). Au 3e trimestre il monte à 107, soit une progression de +0,3 % sur 12 mois. En 1 an les prix ont même gagné +3,1 % dans la menuiserie métallique et la serrurerie. L’électricité et la plâtrerie coûtent 1,9 % plus cher, tandis que la menuiserie de bois et de PVC gagne +1,3 %.

Le coût des travaux recule toutefois sur la plomberie sanitaire (-0,5 %) et le génie climatique (-0,3 %). Faire appel à une entreprise de rénovation de bâtiments anciens coûtera plus cher que l’année dernière. L’indice adéquate de l’INSEE affiche une progression de +0,9 % en 12 mois.

Les aides de l’État pourraient tirer le coût des travaux vers le haut

Le même phénomène a été observé sur le marché du logement. Des taux d’intérêt au plus bas couplés au prêt à taux zéro de l’État, ont emmené les prix de l’immobilier vers des records. En ce qui concerne la rénovation énergétique, l’État propose un dispositif de crédit d’impôt et de prêt gratuit, pour tous travaux d’amélioration thermique.

Le crédit d’impôt peut atteindre 16 000 € pour un couple sans enfant, tandis que l’éco PTZ peut financer jusqu’à 30 000 € sans intérêt bancaire. Y avoir recours est attractif pour les particuliers, qui rentrent ainsi dans leurs frais en 10 ans. Le coût des travaux devient donc un investissement, procurant un confort énergétique bien au-delà de la durée de rentabilité.

De plus certains propriétaires procèdent à des rénovations via des aides de l’État, avant de vendre leur logement à un meilleur prix. L’augmentation de la demande pourrait ainsi avoir créé une inflation, alors que l’INSEE constate que le coût de la vie n’augmente que de +0,4 %.

6 millions de ménages en précarité énergétique

La hausse du coût des travaux, particulièrement en termes de menuiseries PVC, arrive mal au moment où sort le rapport de l’ONPE (Observatoire National sur la Précarité Énergétique). Selon l’étude qui recense la situation de l’habitat en 2013, pas moins de 6 millions de ménages se trouveraient en situation de précarité énergétique. Entendez par là qu’ils dépensent plus de 10 % de leurs revenus pour se chauffer.

Il s’agirait à 65 % de personnes seules ou de familles monoparentales. La plupart d’entres elles vivent dans des logements construits avant 1975, c’est-à-dire avant que ne soit imposée la première réglementation technique. Aujourd’hui les ménages les plus démunis peuvent bénéficier de subventions de L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat). Ces aides peuvent être attribuées autant aux locataires qu’aux propriétaires bailleurs.

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