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Boom de l’investissement immobilier au 4e trimestre

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Il ne fallait pas plus qu’un bon dispositif de défiscalisation pour motiver les investisseurs à se manifester. L’annonce de l’entrée en vigueur de la loi Pinel dès le 1er septembre 2014 est certainement responsable de la performance des ventes de logements neufs à but locatif. Au 4e trimestre, les promoteurs ont vendu 11 703 unités, soit une progression de +21,7 % par rapport à la même période en 2013. Rien qu’à Nice, l’investissement immobilier a bondi de +86 % !

Nice, Lille et Besançon en tête de l’investissement locatif neuf

Un très bon 4e trimestre 2014 a permis aux promoteurs de déboucher le champagne à la Saint-Sylvestre, comme le montre le rapport trimestriel de la FPI (Fédération des Promoteurs Immobiliers). C’est que de nombreux ménages ont profité de l’entrée en application de la loi Pinel au 1er septembre 2014, pour défiscaliser dans l’immobilier locatif.

À Nice les réservations destinées à l’investissement ont augmenté de +86 % en 1 an, alors que les réservations nettes au détail sont en chute de -5 %. En 2e position on retrouve Lille où les investisseurs ont été 46 % plus nombreux qu’en 2013, suivi de Besançon où les ventes à investisseurs ont augmenté de +44 %.

On ne compte d’ailleurs que 2 métropoles dans le rouge : Rouen et Tours, affichant une baisse de -8 % de l’investissement locatif en 1 an. L’Île-de-France dans sa globalité reste le mauvais élève de l’Hexagone, avec des réservations au détail en baisse de -1 %, et 7 % d’investisseur en moins.

Ailleurs les promoteurs des grandes métropoles ont le sourire, particulièrement à Toulouse (+34 %), Lyon (+27 %) et Rennes (+20 %).

 

Ce qui a poussé les investisseurs à se manifester

Au fur et à mesure que l’on avançait dans le 4e trimestre, on en savait davantage sur la loi Pinel. Si la mesure emblématique apparaissait comme celle qui permettait de louer aux ascendants et descendants, celle-ci ne devait entrer en application qu’au 1er janvier 2015. En revanche tout investissement dans l’immobilier neuf éligible à l’ancienne loi Duflot, pouvait permettre de profiter de la souplesse du dispositif Pinel dès la mise en location.

On peut donc raisonnablement conclure que les formules 6 ans, 9 ans et 12 ans ont particulièrement attiré les investisseurs peu enclins à s’engager sur de longues durées.

 

Évolution des prix de l’immobilier neuf

Au 4e trimestre 2014, les promoteurs ont noté une baisse des prix de -6,4 % à Clermont-Ferrand (2875 €/m²). Une métropole active comme celle de Bordeaux (3507 €/m²) présente sans doute de bonnes opportunités, avec un m² stable à -0,2 %. Même observation du côté de Nantes (3457 €/m²), où le prix du m² est en léger recul de -0,5 %. L’immobilier neuf est officiellement le plus cher à Nice, avec 5273 €/m² au 4e trimestre, soit une hausse de +5,2 %.

Globalement le prix de l’immobilier neuf a augmenté de +1,3 % au 4e trimestre 2013 par rapport à la même période en 2014. Il reste toutefois stable sur 1 an, à -0,1 %. Et comme d’habitude de profondes différences existent entre la région parisienne et la province.

En Île-de-France le prix des logements neufs a globalement augmenté de +1,4 % sur 1 an, dont +2,7 % au 4e trimestre. En province les prix restent stables d’octobre à décembre 2014, pour finir en légère baisse à -0,6 % sur l’année.

Investir, mais pas forcément dans sa région

La plupart des demandes des candidats à l’investissement immobilier concernent leur propre région. Pourtant il peut être plus pertinent d’acheter un appartement neuf à plusieurs centaines de km de chez soi, tout dépend du calcul du rendement locatif.

Des métropoles actives comme Bordeaux, Rennes et Nantes présentent une économie dynamique, et un cadre de vie agréable. La région parisienne reste la plus peuplée de France, un studio y coûte en moyenne 160 760 €, pour une surface de 30,6 m².

Quoi de neuf du côté des promos ?