Accueil Investissements immobiliers Investir en locatif

Les revenus locatifs continuent de suivre l’inflation

PARTAGER SUR

Si l’indice de référence des loyers de l’INSEE a baissé pour la première fois depuis 6 ans, il n’en continue pas moins de suivre la courbe de l’inflation. Sur longue durée, on s’aperçoit que les revenus locatifs ont pu augmenter davantage que les salaires des cadres. Une bonne inspiration pour qui cherche à se bâtir un complément de retraite.

Seulement 2 baisses de l’IRL en 13 ans

La dernière fois que l’indice de référence des loyers de l’INSEE avait baissé, c’était au 4e trimestre 2009, avec -0,06 % par rapport au 4e trimestre 2008. Le phénomène s’est reproduit au 4e trimestre 2015, où il s’est ajusté de -0,01 %, par rapport à la même période en 2014. La différence est tellement infime qu’il convient de parler de stabilisation des loyers, plutôt que de baisse. Ainsi au cours de ces 2 périodes uniquement, les propriétaires bailleurs n’ont pas été autorisés à augmenter leur loyer.

Qu’ils se consolent, car en consultant la valeur de l’IRL du 4e trimestre 2012 et celle du 4e trimestre 2015, on voit qu’elle a augmenté de +18,6 % en 13 ans. En clair, les propriétaires de logements mis en location ont eu le loisir de faire évoluer leurs revenus locatifs de +18,6 % depuis 2002. Et ça tombe bien, car cela correspond précisément à l’évolution de l’indice des prix à la consommation, qui gagnait +18,7 % sur la même période,

Quand les revenus locatifs suivent l’inflation

Un propriétaire bailleur a le droit d’augmenter le loyer qu’il demande à son locataire, si le bail inclut une clause à cet effet, et uniquement dans les limites des variations de l’IRL de l’INSEE. Ceux d’entre eux qui ont appliqué ce droit depuis 2002, ont ainsi vu leurs revenus locatifs couvrir la hausse du coût de la vie. Nul doute que cette facilité a été forte appréciée par les seniors, qui comptent sur les loyers qu’ils perçoivent pour améliorer leur pension de retraite.

Car ils ont été mieux logés que les managers. Les chiffres de l’INSEE montrent que le salaire net annuel moyen des cadres s’établissait à 41 197 € en 2002, et à 47 117 € en 2012, soit une progression de +14,3 %. Pendant ce même laps de temps, les revenus locatifs pouvaient être augmentés de 17,3 %.

Le constat est clair, l’investissement dans l’immobilier locatif permet un complément de revenu une fois le prêt remboursé, dont le montant évolue en fonction de l’inflation, et plus vite que les salaires.

Peu de propriétaires bailleurs ont augmenté leurs loyers en 2015

Il reste que, dans la réalité, les propriétaires de biens immobiliers mis en location ne profitent pas toujours de leurs facultés d’augmenter le loyer qu’ils demandent à leur locataire.

Il faut dire que l’IRL de l’INSEE avait gagné +0,02 % au 3e trimestre, ce qui permettait aux baux dont la date d’anniversaire arrivait au 4e trimestre, d’augmenter le loyer dans les mêmes proportions. Tout au plus aurait-on pu appliquer ce droit à hauteur de +0,37 %, sur les contrats de location du 1er trimestre 2015.

Pas de quoi fouetter un chat, et comme le montrent les chiffres de l’observatoire Clameur (Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux), ils n’en ont rien fait. En 2015 le montant des loyers a globalement baissé de -1,4 % en France, même s’il a gagné +0,4 % sur l’immobilier neuf.

Si l’IRL de l’INSEE indique dans quelle mesure un loyer peut augmenter en cours de bail, les données de Clameur recensent la moyenne des loyers pratiqués en France. Entre 2002 et 2015, cette moyenne a augmenté de +28,8 % sur la France entière, ce qui inclut donc les nouveaux baux. Une hausse de 10 % plus importante à celle du coût de la vie, sur la même période.

Quoi de neuf du côté des promos ?