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Ces chanceux dont le prêt immobilier est devenu gratuit

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Si le prêt immobilier à taux variable ne fait plus recette aujourd’hui, il était relativement courant il y a quelques années. Aujourd’hui avec l’effondrement des taux interbancaires, certains de ces propriétaires qui l’ont souscrit voient leurs intérêts disparaître. Et au train où vont les choses, on se demande même s’ils ne devraient pas se retrouver avec un taux négatif.

La bonne surprise du prêt immobilier à taux variable

À la rentrée 2008, le taux de prêt immobilier moyen dépassait les 5 % (source : observatoire CSA/Crédit Logement). Plutôt que de risquer des mensualités élevées pendant de nombreuses années, certains ménages ont choisi la formule du taux variable. Dans cette configuration le montant des intérêts est indexé sur un certain indice. Lorsque ce dernier monte, le taux et les mensualités augmentent, lorsqu’il baisse c’est le contraire qui se produit.

La plupart des prêts à taux variable sont indexés sur l’EURIBOR 12 mois. Il s’agit du taux auquel les plus 50 grandes banques européennes se prêtent entre elles, sans garantie, avec remboursement au bout d’1 an.

Le 29 août 2008, cet indice se situait à 5,335 %. Le 2 décembre dernier, il est descendu à 0,043 %, et beaucoup des emprunteurs de l’époque se retrouvent ainsi aujourd’hui avec un prêt immobilier inférieur à 0,5 %. Car comme l’explique Sandrine Alonier, responsable des relations banque chez VousFinancer, la banque détermine son taux variable en ajoutant sa marge à celui de l’EURIBOR 12 mois.

Cette marge est généralement comprise entre 0,80 % et 2 %. Ainsi certains des emprunteurs d’août 2008 se retrouvent aujourd’hui avec des mensualités à 0,84 %.

Un prêt immobilier sans intérêts, voire négatif

Lorsque la crise économique née des prêts immobiliers insolvables américains est arrivée sur le rivage de l’Europe, les banques ont dû réagir. Il fallait réinjecter des liquidités dans les caisses des banques, sous peine d’évaporer l’argent des particuliers.

Et l’on n’est toujours pas sorti de l’auberge aujourd’hui, à un tel point que le directeur de la BCE (Banque Centrale Européenne) M. Mario Draghi, est prêt à faire chauffer davantage la planche à billets.

C’est ainsi que le réseau de courtiers VousFinancer rapporte la bonne aventure de cet emprunteur du Crédit Agricole dans les colonnes du Figaro. Cet heureux particulier avait souscrit son crédit à l’habitat à taux variable en 2008, basé sur l’indice EURIBOR 3 mois.

Le 30 novembre l’indice était en zone négative, à -0,114 %. L’emprunteur a donc eu la bonne surprise de recevoir une lettre de sa banque, l’informant que le taux de son prêt « pour les 12 prochains mois est de 0 % ». Et c’est là où les banques ne sont pas tirées d’affaire, car certains se demandent si justement le taux ne devrait pas être lui aussi négatif.

Car, oui, les complexes mécanismes de la finance font que même la France emprunte à des taux négatifs. Oui, on trouve des investisseurs pour confier leur argent à notre mère patrie, sachant très bien qu’on leur en rendra moins qu’ils ne nous en ont prêté.

Le prêt à taux variable, c’est trop tard

Que les futurs emprunteurs ne se fassent pas de fausse joie. Car si le prêt immobilier à taux variable représentait 19,8 % des contrats de crédit à l’habitat entre 2005 et 2006, c’est parce que les taux fixes s’étaient mis à grimper vertigineusement au-delà de 4 %.

Depuis le début de l’année 2015 ils ne cesse de redescendre, un tel point que le risque n’en vaut plus la chandelle. Avec un taux actuel moyen à 2,20 % aujourd’hui, la capacité de remboursement des ménages augmente, et ne justifie plus de tenter la baisse des mensualités.

Que le consommateur se rassure, Il lui reste toujours la possibilité de contester le calcul des intérêts de son prêt immobilier, afin de négocier un remboursement auprès de sa banque.

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