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Marché immobilier : plus d’acheteurs que de vendeurs ?

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Construction de maison semi individuelles en lotissement © Artur Henryk Fotolia.com

La dernière édition du moral de l’immobilier de Logic-Immo et Sofres, nous livre une perle. Il semblerait que les candidats acheteurs soient 50 % plus nombreux que les candidats vendeurs. Face à ce déficit, et au vu de l’atonie du marché de la construction, beaucoup devront alors se tourner vers l’ancien. Oui mais voilà, combien pourront trouver le bon logement pour bénéficier du PTZ+?

3 millions d’acheteurs pour 2 millions de vendeurs sur le marché immobilier

Un marché sur lequel la demande est supérieure à l’offre vaut toujours mieux que le contraire. Si le risque est qu’il débouche sur une hausse des prix, celui de l’immobilier ancien pourrait, fidèle à son habitude, jouer avec ses propres règles.

Car si les études de la société de sondage TNS Sofres pour le réseau immobilier Logic-Immo ne se trompent pas, 3 millions d’individus ou de ménages manifestent leur intention d’acheter leur logement en 2016. Parmi ces derniers se trouvent bien évidemment des propriétaires accédants, souhaitant revendre le leur pour en acheter un plus grand. Ils seraient en tout 2 millions, ce qui laisse un déficit d’1 million d’habitations.

Or selon les chiffres du commissariat général au développement durable, 100 207 logements neufs auraient été mis en vente en 2015, tandis que 350 600 seraient en chantier. Et encore, il semble que la construction d’appartements se concentre sur la région parisienne.

Un déficit en offre donc, rien de nouveau toutefois car déjà en avril 2011 la même enquête mettait en avant 2 millions de vendeurs pour 3,5 millions d’acheteurs. Toutefois cette année la course à la recherche du logement devrait être encore plus intense, avec l’arrivée du PTZ+ dans l’ancien.

Un prêt immobilier à taux zéro qui se mérite

Une famille n’ayant jamais été propriétaire de sa résidence principale au cours des 2 dernières années, peut désormais s’en acheter une en finançant 40 % à taux zéro. Par exemple, un couple avec 1 enfant habitant à Nantes (zone B1) pourra obtenir un prêt immobilier gratuit de 92 000 € pour s’acheter une maison ou un appartement, dans le neuf ou dans l’ancien.

Toutefois si les parents choisissent l’option du bâti, ils devront y réaliser des travaux comptant pour 25 % du montant total de l’opération. Attention donc à la nuance, il ne s’agit pas d’ajouter 1/4 du prix du logement, mais de l’ensemble « prix d’achat + travaux ». Sur un bien immobilier vendu 100 000 €, cela représente donc environ 33 000 € de travaux.

Des travaux vus comme une opportunité par certains

Pour qu’un primo accédant bénéficie du PTZ+, il devra donc trouver une maison ou un appartement, nécessitant de lourds travaux. La bonne nouvelle est qu’il peut s’agir autant de rénovations énergétiques, que d’agrandissement ou d’amélioration. Et justement le sondage montre que 46 % des acheteurs « sont prêts à s’engager dans ces gros travaux ».

Ils sont particulièrement intéressés par « la possibilité de rénover le logement à leur goût (69 %) », tandis que que d’autres y voient « la perspective de réaliser une bonne affaire (61 %) ».

Par ailleurs, « 74 % affirment ne pas trouver irréaliste l’idée de travaux dépassant 25 % du coût de l’opération ». Et justement cette catégorie d’acheteurs est réaliste, le même sondage montre qu’ils sont « disposés à consacrer jusqu’à 26,5 % de leur budget en travaux ».

Pourtant ils pourraient être refroidis par l’absence d’une offre suffisante sur le marché immobilier. Car seul 1 vendeur sur 3 pense que le logement qu’il vend devrait subir « des travaux de réhabilitation et d’extension ». Et sur cette proportion déjà insuffisante, ils ne sont que 6 % à penser que ces travaux pourraient effectivement atteindre 25 % du montant total de l’opération.

Les acheteurs vont devoir faire preuve d’imagination pour réaménager le bien qu’ils convoitent, s’ils veulent pouvoir bénéficier de la manne du PTZ+.

Quoi de neuf du côté des promos ?