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Marseille, Lyon, Paris : ces arrondissements où les prix de l’immobilier s’envolent

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Sur 1 an les prix de l’immobilier ont baissé de -2 % en France, mais le baromètre LPI SeLoger note que l’écart commence à diminuer. Dans les 3 villes les plus peuplées de l’Hexagone que sont Paris, Marseille et Lyon, on trouve même une poignée d’arrondissements où le m² repart à la hausse. Une tendance qui selon le Crédit Agricole pourrait n’être qu’éphémère sur tout le territoire.

Le 16e arrondissement de Marseille fait un carton

L’observatoire LPI SeLoger regroupe des poids lourds de l’immobilier, de la banque au réseau d’agents en passant par les promoteurs. Tous les mois il nous livre un outil précieux pour planifier son projet : la tendance des prix de vente affichés et des prix effectivement négociés.

Ces valeurs se basent sur les données enregistrées par tous ses partenaires au cours du mois précédent, et sont donc plus récentes que les médianes des notaires. À Marseille le prix immobilier moyen enregistré par l’observatoire atteint de 1786 €/m², le montant affiché sur l’annonce est en hausse de +1 %, tandis que le montant signé augmente de +1,4 %.

Le 16e a vu le montant de ses transactions bondir de +21,5 %. En clair, le petit malin qui avait acheté un appartement à 100 000 € l’année dernière, pourrait aujourd’hui le revendre à 121 500 €. Encore qu’après la taxe sur les plus-values immobilières et la contribution sociale, il ne lui resterait plus grand-chose. Notons d’ailleurs que le prix affiché dans le 16e marseillais est en hausse de +12,6 %, et se trouve donc inférieur au prix final négocié de 2960 €/m².

La tendance est inverse du côté du 11e. Les vendeurs ont affiché des prix en augmentation de +12,1 % par rapport à l’année dernière, pour finalement céder à 2758 €/m². Cela représente une hausse de +3,7 % en 1 an.

Pour trouver moins cher à Marseille, il faudra aller du côté du 4e. Les vendeurs ont été plus tenaces, pour avoir proposé des prix à +1,9 % au-dessus de ceux de l’année dernière. Les acheteurs ont quand même négocié, pour finalement l’emporter +1,8 % plus cher qu’il y a 12 mois, à 2349 €/m².

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Le cachet des immeubles lyonnais du bord du Rhône

Les prix de l’immobilier globalement en hausse à Lyon

Les arrondissements de Lyon font le grand écart. Dans le 5e le montant des transactions chute de -11,1 %, pour s’établir à 3593 €/m².

À l’autre bout de l’intervalle on trouve le 8e, où le prix de vente a bondi de +9,8 % en 1 an. À 3243 €/m², les vendeurs avaient pourtant affiché +4,8 % de plus que l’année dernière.

Le 2e reste le plus cher de la capitale des gones, à 4872 €/m². Les vendeurs avaient bien essayé d’en obtenir +5,6 % par rapport à l’année dernière, les acheteurs ont finalement opté pour +4,4 %.

Dans le 4e arrondissement de Lyon ils l’ont emporté pour 4046 €/m², en hausse de +3,8 % sur 1 an. Les vendeurs n’en espéraient pas tant, eux qui affichaient des prix en hausse de +3,2 %.

Dans le 3e les logements ont été mis en vente à +3,7 % au-dessus de la moyenne d’il y a 1 an. Les acheteurs ont finalement dit oui à 3824 €/m², en hausse de +2,6 %.

Le dernier des 5 arrondissements lyonnais où les prix de l’immobilier grimpent, est le 9e. Les acquéreurs ont dû payer +1,4 % pour y devenir propriétaire, à 3010 €/m². Ils ont bien négocié, car les vendeurs avaient espéré augmenter leurs prix de +2,7 %.

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Café « la Bastille », dans le 11e arrondissement de Paris

Les prix de l’immobilier remontent officiellement à Paris

À Paris également la tendance est haussière, comme le signalaient déjà les notaires dans leur dernière note de conjoncture.

L’inflation touche particulièrement le 11e arrondissement, où les prix signés ont grimpé de +5,6 %. Les nouveaux propriétaires ont dû payer 8090 €/m² en moyenne, plus que ce qu’avaient espérés les vendeurs dont les prix affichés augmentent de +4,9 %.

Dans le nord-ouest de la capitale, le 18e continue son re-looking. Et ça marche, car les prix de l’immobilier montent de +1,5 %, s’établissant à 6887 €/m². La négociation n’a pas dû avoir lieu, car c’est exactement ce que demandaient les vendeurs.

Ne sous-estimons pas le marché des quartiers de Paris dit « populaire ». Dans le 20e aussi les prix des logements augmentent, bien que plus modérément à +0,8 %. Il faudra en ce moment tabler sur 6270 €/m², les vendeurs ont d’ailleurs tendance à proposer leurs appartements à +0,1 % au-dessus de ce qui se faisait l’année dernière.

Alors, les prix de l’immobilier vont-ils augmenter ?

Alors que le marché crie à l’inflation, c’est au tour de l’économiste du Crédit Agricole, M. Olivier Eluere de tempérer les ardeurs. Pour lui il ne s’agit pas d’un redémarrage mais d’un rebond, qui ne devrait pas durer malgré le clair effet inflationniste constaté par les notaires.

Ces derniers avertissaient d’ailleurs récemment le public sur le possible aspect temporaire de la remontée des prix des logements. Pour l’analyste du Crédit Agricole, la cote du m² devrait repartir à la baisse en 2016, et il n’est pas le seul à le penser. À la fin de l’année prochaine il prédit que « la baisse cumulée des prix atteindrait 9 % entre 2011 et 2016 ».

Et effectivement cette position est crédible, tant que le chômage restera important, et surtout tant que le revenu des ménages continuera de stagner.

Quoi de neuf du côté des promos ?