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Les prix de l’immobilier neuf pourraient augmenter à cause de la raréfaction

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Les chiffres du commissariat au développement durable sur la construction de logements à la fin juillet 2015 sont sans appel : on construit moins. Mais le plus préoccupant est que le nombre de permis de construire accordés diminue, et l’offre commerciale avec. Alors dans une période où la demande est forte, les prix de l’immobilier neuf pourraient fort bien continuer leur ascension.

Déficit de 2000 logements neufs sans compter le taux d’annulation

Alors que les chiffres de juin montraient que les municipalités accordaient plus de permis de construire, ceux de juillet font l’effet d’une douche froide. Car l’enquête mensuelle du ministère du logement montre que les autorisations diminuent de -2,1 % sur 3 mois consécutifs, particulièrement sur les habitats collectifs qui reculent de -5,6 %.

À la fin juillet, la France métropolitaine avait commencé la construction de 197 700 appartements en 12 mois. Si ces chiffres sont déjà moins bons qu’au cours des 12 mois précédents, ceux des 12 prochains risques d’être encore pire. Car pendant ce temps les municipalités ont autorisé la construction de 195 700 autres appartements. Faites le compte, il en manque 2000 pour rejoindre le niveau de cette année, sans compter le taux d’annulation.

Car toujours selon les chiffres du commissariat au développement durable, il y aurait 20,5 % de taux d’annulation sur les programmes neufs dans le collectif. Si en suivant ces données on en déduit que seules 156 560 habitations verront le jour dans les prochains mois, il manquera alors plus de 41 000 appartements neufs pour maintenir le rythme de cette année.

La rareté pourrait faire augmenter les prix de l’immobilier neuf

Ce rapport du ministère du logement sur la construction, intervient quelques jours après celui de la FPI (Fédération des Promoteurs Immobiliers). Ces derniers sont plutôt optimistes face à des ventes en augmentation de +29,3 % sur les 6 premiers mois de l’année. Mais cette demande est tirée vers le haut par les investisseurs, soucieux de profiter des avantages fiscaux de la loi Pinel, et surtout de sa souplesse d’utilisation.

Au 2e trimestre 2015 les ventes à but locatif ont représenté 52 % du secteur. N’oublions pas non plus les accédants à la propriété qui ont été +10,4 % plus nombreux à acheter un logement neuf d’avril à juin, traduisant le succès du prêt à taux zéro version 2015.

La demande existe, l’offre commerciale diminue, en conséquence les prix de l’immobilier neuf sont déjà en train d’augmenter.

Si d’ores et déjà aujourd’hui il n’y a pas suffisamment de permis de construire pour atteindre la production des 12 mois écoulés, et si l’engouement des investisseurs ne se calme pas, la tendance haussière pourrait s’installer sous l’effet de la loi de l’offre et la demande.

À l’exemple de Rennes métropole qui représente à elle seule 54 % des ventes des promoteurs bretons, et où le m² a gagné +2,6 % au 1er trimestre 2015 par rapport à la même période en 2014.

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