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Notaires : les prix des logements augmentent en Île-de-France

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Les prix des appartements baissent depuis 1 an dans le Quartier latin de Paris

En 1 an les prix des logements anciens n’ont que peu varié en Île-de-France. Les notaires constatent une inflation de +0,5 % pour les appartements, et de +0,2 % sur les maisons. Mais la forte demande poussée par des taux bancaires au plus bas et ajoutée à la saisonnalité, font que les prix sont en train de grimper encore plus.

Les appartements parisiens font +2,2 %

La note de conjoncture immobilière des notaires est relativement fiable, car elle s’appuie sur les montants constatés sur les avant-contrats, devant se muer en actes définitifs de vente courant août.

Sur la période qui va de février à avril, les prix des appartements anciens à Paris se sont établis à 8050 €/m², en progression de +1,6 % sur 12 mois. Et la courbe continue d’évoluer, motivée par un volume de vente en constante progression. En 3 mois les notaires ont enregistré 7440 ventes, ce qui est 7 % de mieux que la même période l’année précédente.

C’est dans cette optique qu’ils constatent que la barre s’élève désormais à 8180 €/m², ce qui représente une hausse de +2,2 %.

De janvier à mars, les prix des logements anciens du 10e arrondissement avait progressé de +2,1 % par rapport aux 3 derniers mois, montant ainsi à 7780 €/m². À l’inverse, chez les voisins du 9e la tendance perdait -2,9 % sur la même période, à 8510 €/m².

Prix des maisons en hausse, mais stables sur 1 an

Dès lors que le pouvoir d’achat immobilier des ménages s’améliore, ces derniers s’orientent vers la maison plutôt que l’appartement. La demande augmente, tirant invariablement les prix vers le haut. En grande et en petite couronne, les études notariales ont vu le nombre de transactions en hausse de +6 %.

Le montant médian va de 224 900 € en Seine-et-Marne (77), à 559 400 € dans les Hauts-de-Seine (92). En 3 mois, seul ce dernier département affiche une progression importante, à +1,9 %. En 1 an les prix des maisons anciennes en Île-de-France sont quasiment stables, à +0,2 %.

Toutefois les montants négociés par les acheteurs devraient progresser de +2 % entre aujourd’hui et le mois d’août. Les notaires voient ainsi les prix passer de 269 600 € à 271 600 € en grande couronne, avec une hausse de 3700 € en Seine-et-Marne (77).

Les appartements anciens prennent +1 %

En petite comme en grande couronne, les notaires constatent que les prix des appartements anciens progressent de +1 % sur 3 mois, et de tout autant sur 1 an. Une hausse beaucoup plus modérée que pour les maisons, que l’on peut raisonnablement attribuer au dynamisme de la construction.

D’après les chiffres du Commissariat Général au Développement Durable, près de 60 000 appartements neufs sont en cours de construction, et environ 66 000 autres devraient suivre. Dans ce contexte les 17 000 les appartements anciens vendus de février à avril ont de la concurrence, même si de forts écarts persistent entre les prix du neuf et du bâti.

S’il faut compter aujourd’hui 4220 €/m² en médiane sur la petite couronne et 2860 €/m² sur la grande couronne, un ajustement est en train de se produire. Les notaires constatent que le prix sur ce type de logements gagne +80 €/m² dans les Hauts-de-Seine (92), et +50 €/m² dans le Val-de-Marne (94).

Les prix des logements anciens sont-ils en train de remonter ?

Bien malin qui peut dire aujourd’hui que les prix augmentent, sans se tromper demain. Toujours est-il que la dernière édition du baromètre LPI SeLoger constate une inflation généralisée à +1,2 %. Rappelons que la plupart des baromètres des prix de l’immobilier expriment une moyenne, tandis que les chiffres des notaires sont une médiane.

Si l’on observe donc toujours des différences sur les prix des logements à la loupe, toutes les tendances pointent une courbe qui repart vers le haut. Toutefois ce mouvement n’est pour l’instant qu’une correction ayant suivi une année de baisse.

À la fin février, les appartements anciens perdaient toujours -1,2 % en grande couronne sur 1 an. Les maisons anciennes accusent -0,4 % dans le Val-d’Oise (95) et la Seine-Saint-Denis (93) sur la même période.

Cela dit il est clair que la possible baisse des taux immobiliers provoquée par le Brexit, permet au vendeur d’augmenter ses prix sans affecter la capacité de l’acheteur. Il reste que ce dernier a prouvé par le passé être capable de suspendre ses projets, dès lors qu’il trouve les prix trop élevés.

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