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Les taux conso augmentent, mais la France reste moins chère

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Emprunter pour des biens de consommation coûte plus cher.

Sur le marché des services bancaires aux particuliers, les taux conso ne suivent pas les mêmes évolutions que leurs grands frères destinés au financement des logements. Si en novembre les crédits à l’habitat sont descendus à un taux plancher record, les prêts à la consommation sont remontés de 16 points de base. Peu importe, les banques françaises sont parmi les moins chères d’Europe et les consommateurs ont le moral.

Les taux conso les plus bas de la zone euro

D’après les données de la BCE (Banque Centrale Européenne), en novembre le taux effectif à la consommation moyen atteignait 4,91 %. Pendant ce temps il remontait à 3,96 % en France, à presque 100 points de base en dessous de la moyenne des voisins. Voilà qui devrait consoler les emprunteurs qui ont dû financer leurs projets plus cher que leurs prédécesseurs d’octobre.

Ils se consoleront également en se rappelant qu’il n’y a pratiquement qu’en France où les taux conso sont fixes. Pour 4,91 % frais compris, leurs voisins de la zone euro ont généralement un taux hybride, doté d’une partie fixe d’1 an et du reste variable jusqu’à la fin des remboursements. Et justement il semble que les ménages en aient bien profité.

5 milliards d’euros de crédits à la consommation

L’année 2016 aura sans aucun doute marqué le tournant de l’économie française. Les ventes de voitures ont notamment explosé, sous la poussée de taux d’intérêt attractifs. Non pas que les automobilistes ont eu recours au bon vieux crédit auto, ils ont pu louer leurs véhicules grâce à des loueurs qui eux-mêmes les ont achetés au moyen d’un financement abordable.

Les ménages en ont également profité pour souscrire des prêts de trésorerie, à un tel point qu’ils ont emprunté 5 milliards d’euros en novembre 2016. En 11 mois les banques françaises leur ont ainsi accordé 159 milliards d’euros de crédits à la consommation, faisant progresser le secteur de +4,8 %. Et ce n’est sans doute pas fini, car le ménage a le moral.

La confiance des ménages proche de sa moyenne historique

L’indice de l’INSEE concernant l’opinion des ménages sur la conjoncture économique, est établi à 100 en guise de moyenne. Au-dessus les Français ont le moral, en dessous ils sont pessimistes. En décembre le solde d’opinion monte à 99, exactement comme en novembre, mais plus qu’à la rentrée.

Les ménages restent particulièrement positifs sur leur capacité d’épargne présente et future. Pour autant ils sont toujours plus nombreux à considérer qu’il n’est pas particulièrement opportun d’épargner. Au contraire, pour les foyers interrogés par l’INSEE il serait justement le moment d’effectuer des achats importants.

Il faut dire qu’ils constatent majoritairement une inflation au cours des 12 derniers mois, et s’attendent à davantage au cours des 12 prochains. On ne peut que leur donner raison, car l’INSEE constate que le coût de la vie a augmenté de +0,6 % en 2016. Pour l’OCDE, le coût de la vie risque même de grimper de +1,2 % en 2017. Pour la commission européenne, l’addition se limitera à +1,3 %.

Tout ceci devrait favoriser l’emploi, et justement l’opinion des ménages n’avait jamais été aussi positif depuis juin 2008. Une opinion partagée par le FMI (Fonds Monétaire International), qui n’écarte pas un taux de chômage à 9 % de la population active en 2017.

Quoi de neuf du côté des promos ?