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La tendance des taux immobiliers n’a jamais été aussi bonne

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Les mois de septembre et octobre devraient présenter de bonnes opportunités pour les projets immobiliers.

Généralement les banques rehaussent les taux de leurs prêts immobiliers pendant l’été, afin de diminuer leur activité. Cette année elles ne l’ont pas fait, le mois de juillet a ainsi encore battu un record à la baisse. Tout porte à croire que le mois d’août a été encore meilleur, et que le mois de septembre permettra  de financer un projet immobilier encore moins cher.

Cette rumeur fondée du taux immobilier à 0,90 % sur 20 ans

Il suffit de regarder l’évolution des rendements des obligations françaises à 10 ans, pour s’apercevoir que les taux immobiliers pourraient bien être en train de baisser. Il suffit également de lire notre tendance des taux de la semaine dernière, où nous annoncions déjà une possible glissade vers un nouveau record plancher.

Et voici qu’une rumeur parcourt les réseaux sociaux depuis vendredi. Un couple d’emprunteur aurait même obtenu un prêt immobilier à 0,90 % sur 20 ans. Il ne s’agit pas d’une rumeur mais d’une information fondée, dévoilée en premier par leséchos.fr. Dans cet article, on y apprend qu’un très bon dossier d’emprunteur peut espérer 1,10 % sur 20 ans.

Et bien entendu les meilleurs parmi les meilleurs peuvent même décrocher mieux, un réseau national de courtiers a ainsi obtenu 0,90 % sur 20 ans pour 2 de leurs clients. Le profil d’emprunteur correspond à des primo accédants percevant 6000 € de revenus dans leur couple, et disposant d’un apport personnel de 50 000 €.

Cela peut sembler exceptionnel, pourtant de telles conditions pourraient se répandre, à défaut de se généraliser, au cours de ce mois-ci.

La saison de la chassse aux taux immobiliers est ouverte

Tout en haut de la pyramide hiérarchique, une enseigne bancaire se fixe un objectif. Pour l’atteindre, chaque étage du dessous donne un objectif aux autres étages plus bas dont il a la charge, pour finir chez tous les directeurs d’agence au niveau national.

Or, il s’est passé que le début de l’année 2016 n’a pas donné les résultats escomptés. L’Observatoire CSA/Crédit Logement constatait ainsi des « hésitations actuelles du marché » au cours du 1er trimestre. Le nombre de crédits immobiliers accordés était en recul de -7,3 % par rapport au 1er trimestre 2015, et le montant prêté perdait -2,7 %.

Si le marché des crédits immobiliers a redécollé par la suite, la plupart des banques s’était donnée des objectifs ambitieux. Comme chaque année, septembre et octobre sont l’occasion pour les agences d’atteindre le chiffre d’affaires qu’elles se sont vues challenger.

Il y a donc de fortes chances pour que la concurrence soit rude, à grands coups de taux immobiliers promotionnels. Les primo accédants pourraient particulièrement en profiter dans l’immobilier neuf, sous la poussée de permis de construire en augmentation. La baisse des taux d’emprunt pourrait alors compenser la hausse des prix du m² sur les appartements neufs.

En profiter pour investir et renégocier ses crédits

C’est aujourd’hui ou demain que paraîtra le rapport mensuel de l’Observatoire CSA/Crédit Logement, sur la moyenne des taux immobiliers. Très attendu, il sera vivement commenté et décortiqué, notamment sur ce blog. En attendant, un autre rapport mensuel très intéressant vient de sortir, mais sans faire de bruit.

D’après la Banque de France, en juillet 44 % des nouveaux crédits à l’habitat étaient des renégociations. Ainsi sur les 21,1 milliard d’euros dédié aux prêts immobiliers en juillet, 9,28 milliards d’euros auraient été consacrés au rachat de crédit.

Mais ce n’est pas tout, car la Banque de France signale que « 12 % des crédits nouveaux à l’habitat ont pour motif un investissement locatif contre moins de 10 % il y a un an ». Les incitations fiscales y sont pour beaucoup, pense l’institution bicentenaire. Le dispositif Pinel qui a été reconduit jusqu’au 31 décembre 2017, présente ainsi l’opportunité de diminuer ses impôts contre un investissement locatif réglementé.

De plus un autre argument vient en la faveur du secteur de la construction. Car dans une période où les dépôts des épargnants pourraient être ponctionnés, la pierre apparaît davantage comme une valeur refuge.

Lorsque l’on sait que les banques prêtent facilement sans apport pour investir dans l’immobilier locatif, au prix où coûte l’argent aujourd’hui davantage de ménages présentent le profil du parfait investisseur.

Quoi de neuf du côté des promos ?