Accueil Immobilier Acheter une maison en Île-de-France : les prix vont-ils monter ?

Acheter une maison en Île-de-France : les prix vont-ils monter ?

Maison individuelle

D’après les chiffres des notaires, le prix de vente d’une maison en Île-de-France est en baisse de novembre à janvier 2020, par rapport à la même période l’année dernière. Dans certains départements la barre est même descendue sous le record de 2011. Acheter une maison en Île-de-France va-t-il devenir moins cher ?

Pour info : cet article analyse les projections des notaires pour les prix des maisons anciennes en Île-de-France à la fin janvier 2019. Les variations sont calculées sur les 3 mêmes mois de l’année dernière, la comparaison est donc effectuée entre les périodes novembre 2019 – janvier 2020 et novembre 2018 – janvier 2019.

Les prix des maisons anciennes augmentent en petite couronne

D’après les notaires, le prix de vente médian d’une maison ancienne en petite couronne parisienne était de 382 200 € au 3e trimestre 2019. Rappelons que dans une médiane, la moitié des transactions s’est effectuée au-dessus et l’autre en dessous.

À la lecture des avant-contrats signés de novembre à janvier 2019, le prix médian descendrait à 374 300 €.

Seine-Saint-Denis Hauts-de-Seine Val-de-Marne
Prix des maisons nov-jan 2020 282 200 € nc 369 400 €
Évolution contre nov-janv 2019 -1,9% nc -1,0%
Plus haut niveau atteint 288 000 € 598 300 € 370 500 €

La tendance serait donc à la baisse, à l’image des maisons anciennes du Val de Marne (94) qui sont attendues à 369 400 € soit -1 % en 3 mois.

La Seine-Saint-Denis (93) suivrait le mouvement, le budget des acheteurs de maisons anciennes descendrait à 282 200 € accusant -1,9 %.

Les prix des maisons anciennes redescendent donc sous leur record de septembre 2011 dans ces 2 départements . À cette époque la barre de 370 500 € avait été atteinte dans le Val-de-Marne. En Seine-Saint-Denis les nouveaux propriétaires déboursaient alors 288 000 €.

Le record est toutefois battu avec ampleur dans les Hauts-de-Seine (92). Le plus haut niveau précédemment atteint se situait à 598 300 € à la rentrée 2011, selon les notaires le budget a atteint 636 100 € au 3e trimestre 2019.

Pour info : tous les mois Emprunter Malin établit également une analyse de l’évolution des prix du m² dans Paris.

Les prix des maisons anciennes augmentent en grande couronne

Les notaires constatent qu’un budget de 289 600 € était nécessaire, pour acheter une maison ancienne en grande couronne au 3e trimestre 2019. Mais au regard des projections de janvier 2019, les prix pourraient bien avoir baissé de -0,4 % sur 3 mois.

En ce moment les calculs pointent plutôt un budget médian de 285 400 €, avec toujours de grandes différences entre les départements.

Yvelines Essonne Seine-et-Marne Val d’Oise
Prix des maisons nov-jan 2020 377 400 € 288 200 € 238 100 € 282 600 €
Évolution contre nov-janv 2019 +0,2% -1,0% -1,0% +0,1%
Plus haut niveau atteint 382 500 € 297 700 € 247 800 € 285 900 €

Ainsi dans les Yvelines les projections à fin janvier montrent 377 400 €. S’il s’agit d’une hausse de +0,2 % par rapport à la période novembre 2018–janvier 2019, le prix des maisons anciennes redescend sous leur record de 382 500 € atteint en septembre 2011.

Même scénario dans l’Essonne qui s’éloigne de plus en plus de son record historique. D’après les notaires la barre est placée à 288 200 € en ce moment (-1 % sur 3 mois), contre 297 700 € il y a 8 ans.

En Seine-et-Marne les prix des maisons descendent à 238 100 € soit -1 % sur 3 mois, encore loin de leur plus haut niveau de 247 800 €. Dans le Val-d’Oise les 282 600 € dépensés par les acheteurs sont en-dessous du pic de 285 900 € de 2011, avec +0,1 % sur 3 mois.

Les prix des maisons vont-ils augmenter en Île-de-France ?

Si les prix des maisons anciennes ont gagné +0,9 % en grande et petite couronne francilienne, tout porte à croire que cela peut continuer. En novembre 2019 les taux immobiliers ont encore battu leur record à la baisse, et la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne continue d’aider les banques.

De leur côté les banques continuent d’aider les ménages, particulièrement sur des durées de 25 ans. Elles y sont obligées car les revenus des candidats acheteurs n’augmentent pas aussi vite que les prix des maisons.

Et plus elles continueront de les aider, plus les prix grimperont, jusqu’à ce que le fossé se creuse entre les efforts des banques et la réalité du marché. Alors les prix s’ajusteront naturellement comme le pensent les notaires, même si cela mettra plusieurs mois. La question est de savoir si le marché est proche ou non de ce point de retournement.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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