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Acheter un bien immobilier : quelles concessions devrez-vous faire ?

Aujourd’hui 42 % des acheteurs immobiliers sont obligés de faire des concessions pour devenir propriétaire, contre 61 % l’année dernière. Cet avantage s’explique par de faibles taux d’emprunt et des prix du m² en berne, mais ils restent tout de même nombreux à devoir changer leur projet initial. Dépassement de budget, taille du logement, voici ce sur quoi vous devrez peut-être tirer un trait pour acheter votre résidence principale.

1- Acheter un bien immobilier plus petit que prévu

D’après l’étude du Crédit Foncier sur le parcours d’acquisition de la résidence principale, parmi les accédants à la propriété ayant dû faire des concessions, 39 % ont choisi de réduire la taille du logement convoité.

Cette considération budgétaire est particulièrement présente dans la zone de Paris et de sa 1ère couronne, où 46 % des ménages ont dû se contenter de plus petit.

D’après les chiffres de l’immobilier ancien relevés par les notaires franciliens pour le 1er trimestre 2015, dans la proche banlieue le prix médian s’établit à 4260 €/m², montant même jusqu’à 5180 €/m² dans le Val-de-Marne. Réduire ses ambitions de 8 m² peut donc permettre d’abaisser le prix d’achat de 40 000 €, pour rentrer alors dans sa capacité d’emprunt.

Mais les prix de l’immobilier ont également surpris certains candidats acheteurs du Sud-Est. Dans cette partie de la France, ils ont été 45 % à devoir se contenter d’une plus petite surface pour boucler leur achat.

2- Acheter plus loin

Plus on s’éloigne des centres névralgiques d’une zone urbaine, plus les prix diminuent. C’est le genre de concession auxquelles il faut s’attendre, particulièrement si l’on n’est pas prêt à perdre de la surface habitable.

Les accédants à la propriété de la région parisienne préféreraient acheter un bien immobilier situé proche des transports en commun. Ce facteur arrive en 4eme place sur l’échelle de leurs préoccupations, mais 41 % ont dû s’en passer, ce qui est au-dessus des 36 % de la moyenne nationale.

La différence des prix de l’immobilier parle d’elle-même. À Paris il faut compter 7910 €/m² pour s’offrir un appartement ancien, ce qui équivaut à près de 800 000 € pour un 100 m² familial. Qui souhaite habiter dans une maison ancienne aux portes de la capitale à Bois-Colombes, devra aligner 622 000 €, mais seulement 236 000 € dès lors qu’il s’éloigne côté Est vers Montfermeil.

Et si cela ne suffit pas encore, en grande couronne on trouvera des maisons anciennes pour un prix médian de 269 200 €. Or c’est justement la maison que privilégient 47 % des Français vivant dans une commune de 50 001 à 100 000 habitants.

3- Acheter une maison, oui mais avec moins de terrain

Aux 4 coins de l’Hexagone, les prix du foncier diminuent dès lors que l’on s’éloigne des zones périurbaines. Ceux qui ont refusé de tirer un trait sur la proximité ou la surface de leur maison, ont préféré perdre un peu de terrain. Ils sont ainsi 24 % à s’être contentés d’un plus petit jardin, quitte à conserver commerces, écoles et services autour.

Toutefois il est raisonnable d’avancer que les accédants à la propriété ayant acheté une maison dans des communes de 10 000 habitants, n’ont que peu été concernés. La concession sur la taille du terrain a plutôt visé les habitants de zones périurbaines de grandes métropoles.

4- Acheter un bien immobilier sans places de parking

Un appartement neuf ou ancien en centre-ville, au pied de transports en commun, à courte distance des commerces et des écoles, voilà le choix qu’on fait certains ménages. Mais ils ont quelquefois dû abandonner une partie de leur projet afin de rentrer dans leur budget.

Parmi ces derniers, 23 % ont préféré renoncer à une place de parking. Cette possibilité leur est donnée par les promoteurs immobilier, qui affichent les prix des logement neufs hors garage, et hors parking.

Qu’à cela ne tienne, il existe de nombreuses solutions pour louer un emplacement pour sa voiture, certains investisseurs particuliers s’étant spécialisés dans ce type de revenus locatifs.

5- Tant pis pour la cave, tant pis pour l’exposition plein sud

Toujours dans le domaine des équipements et dépendances, certains acheteurs forcés de faire des concessions ont choisi de se passer d’une cave. Ils ne sont toutefois que 14 % à s’être livrés à ce comportement mercantile inhabituel chez un Français, tandis que 13 % ont tiré une croix sur une bonne exposition.

Toutefois les habitants de la moitié Sud ont été plus intransigeants avec cette dernière concession, pour eux l’exposition est le 5e critère de choix.

6- Dépasser son budget

Même si cette année la baisse des taux de prêt immobilier donne un pouvoir d’achat plus important aux ménages, certains doivent dépasser leur budget. L’année dernière, 29 % des personnes interrogées avaient dû mettre la main à la poche, ils ne sont plus que 23 % cette année, avec la nécessité d’une rallonge de 10 %.

Si dans le Nord-Ouest ils n’ont été que 18 % à se faire surprendre ainsi, dans le Sud-Ouest ils ont été 22 %, et 28 % en région parisienne. Pour acheter leur bien immobilier 34 % d’entre eux ont dû sacrifier un peu d’épargne, tandis que 33 % ont opté pour des mensualités plus élevées que prévu.

Les autres ont préféré augmenter la durée de leurs remboursements afin d’abaisser suffisamment leurs mensualités. Selon les chiffres de l’observatoire CSA/Crédit Logement, cette option a d’ailleurs été retenue par 36,9 % des acquéreurs de moins de 35 ans du 1er trimestre 2015, qui ont choisi de rembourser entre 20 et 25 ans.

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