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Les aides au logement sous la menace du rabot budgétaire

L’État pourrait choisir de raboter les aides au logement afin de boucler son budget 2016, c’est ce que révèle BFM Business et Le JDD dans leurs éditions du week-end. Les près de 47 milliards d’euros dépensés chaque année pourraient être amputés de 2 milliards d’euros, notamment en s’adressant aux APL étudiants. Au début de l’année, 2 rapports de l’IGF et de l’INSEE avaient semé le doute quant à l’efficacité des aides au logement.

Une source de Bercy avancerait l’idée de raboter les aides au logement

L’information aurait été transmise à quelques quotidiens, dont Le Journal Du Dimanche qui cite un poids lourd de Bercy comme source. Ce dernier aurait déclaré « raisonnable » de réaliser entre 1 et 2 milliards d’euros d’économies sur le budget logement de l’État.

Car il est nécessaire de trouver encore 15 milliards d’euros d’économies pour boucler le budget 2016, or l’efficacité de ces mesures a été remise en compte par l’IGF et l’INSEE.

La première rappelait au début de l’année que les dépenses liées à l’aide au logement ont augmenté de 500 millions d’euros par an principalement du fait de la hausse des loyers. L’information était reprise par une enquête de l’INSEE menée sur des chiffres concernant les années 2005 – 2012. Il apparaissait que les zones au sein desquelles les habitants pouvaient bénéficier de l’APL proposaient des loyers jusqu’à 5 % plus élevés qu’aux alentours.

Resserrer la vis du côté des APL étudiant

Aujourd’hui les étudiants bénéficiant de faibles ressources ont droit à une APL. Toutefois certaines de ces ressources ont été oubliées dans le calcul du barème, et l’inspection générale des finances recommande de revoir le dispositif. Il s’agirait notamment de ne plus permettre le rattachement de l’étudiant au foyer fiscal, pour peut-être au final dégager une économie de 300 millions d’euros.

C’est justement la piste avancée par BFM Business, encore que la partie n’est pas gagnée. De son temps M. François Fillon s’y était essayé, mais avait dû baisser les bras suite à une levée de boucliers de l’opposition. Cette opposition étant désormais aux commandes, la pilule budgétaire risque d’être dure à faire avaler.

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