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Credit Suisse va payer : soulagement des autorités helvètes, heure des comptes pour les dirigeants

Accusé d’avoir aidé de riches contribuables américains à frauder le fisc, Credit Suisse n’a pas eu le choix. La banque a dû plaider coupable pour éviter un retrait de sa licence bancaire aux USA. Elle évite donc un procès, mais écope d’une amende record d’1,8 milliards de dollars. La ministre des finances suisses, Mme Évelyne Widmer-Schlumpf se dit soulagée, tandis qu’une épée de Damoclès plane au-dessus de la tête des dirigeants.

Le Credit Suisse avoue avoir favorisé des fraudes fiscales

Le Credit Suisse n’avait pas le choix. Les autorités américaines avaient menacé de lui retirer sa licence, si la banque continuait à jouer au plus fin. Lors de son audition devant une commission sénatoriale le 28 février dernier, le directeur général du Credit Suisse, Brady Logan, s’était déchargé de toute responsabilité.

Mauvais calcul, car le fisc américain bénéficiait de témoignages accablants, notamment de la part des banquiers Andreas Bachmann et Josef Dorig.

Amende record d’1,8 milliards de dollars

Credit Suisse a dû plaider coupable pour éviter le procès, et surtout la perte de sa licence bancaire. C’est chose faite, la banque a avoué avoir aidé de riches américains à évincer le fisc. Elle devra verser 1,8 milliards de dollars à l’État américain.

Selon le site Le Monde.fr, ces 1,8 milliards de dollars seront répartis entre le fisc américain, le département des services financiers de New York, le département américain de la justice et la Securities and Exchange Commission (SEC).

Soulagement d’Évelyne Widmer Schlumpf

Le 20 mai, la ministre des finances suisses, Mme Évelyne Widmer Schlumpf, s’est dite soulagée de la décision au cours d’une conférence de presse. Car après UBS, c’est donc une autre banque suisse épinglée par le fisc américain et d’autres banques cantonales pourraient suivre.

Heure des comptes pour les dirigeants de Credit Suisse

Les démêlés des dirigeants de Credit Suisse ne sont sans doute pas terminés. Le 9 mai dernier, la décision d’émettre de nouvelles actions afin de verser 1,3 milliards de francs suisses de bonus –soit 1,12 milliards d’euros- à 503 cadres de la banque a fait grand bruit.

Beaucoup de voix au sein de la fédération helvétique réclament la tête des dirigeants de Credit Suisse. Cité par RTS.ch, le président du parti socialiste suisse M. Christian Levrat estime qu’il « est incompréhensible que les démissions des dirigeants ne soient pas encore tombées ».

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