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Assurance emprunteur : la concurrence des banques dégaine

LONDON, ENGLAND - JULY 22: A Sotheby's employee holds an onyx and diamond panther bracelet designed and made by Cartier in 1952, during a preview at Sotheby's Auction House on July 22, 2010 in London, England. This piece of jewellery is one of a collection going on sale including a selection of iconic jewels belonging to the Duchess of Windsor. The pieces are estimated to fetch in the region of £3 million GBP at the sale, which takes place at Sothebys Auction house on November 30, 2010 in London. (Photo by Dan Kitwood/Getty Images)

En 2013 les délégations d’assurance emprunteur possédaient 15,2 % du marché, les banques se réservaient les 84,8 % restants. Mais avec l’officialisation de la fiche d’information standardisée, la loi Hamon permet désormais de changer d’assurance crédit facilement, et la concurrence se rue sur ce marché de 8,3 milliards d’euros. Son argument est tout simple : « chez nous les cotisations sont 2 fois moins chères ».

La loi Hamon peut finalement être appliquée

Entrée en vigueur le 26 juillet 2014, la loi Hamon devait permettre aux emprunteurs de changer d’assurance-crédit dans les 12 mois qui suivent la signature de l’offre préalable. C’était peine perdue, car les demandeurs se heurtaient au refus des banques et à leur indétrônable argument : la similitude des garanties.

Aucun des contrats qu’apportait le malheureux assuré ne comportait la même étendue de couverture que celui proposé par la banque.

Mais depuis le 1er mai cette dernière est obligée de justifier son refus, en énumérant les garanties nécessaires. Et depuis le 7 mai, le format de la liste des garanties nécessaires est devenu officiel. La voie est ouverte aux emprunteurs pour se libérer du pouvoir d’achat, et la concurrence entend bien ne pas rater le coche.

Changer d’assurance emprunteur : 2 fois moins cher

En ce moment la Macif sort l’artillerie lourde pour communiquer sur son contrat « garantie emprunteur ». Pour le géant des mutuelles, un couple non-fumeurs de 33 ans paiera 18 000 € l’assurance d’un prêt immobilier de 150 000 € sur 20 ans auprès d’une banque. S’il décide de changer pour la formule de la mutuelle, le coût total diminuera alors à 7570 €. Gain de pouvoir d’achat mensuel : 40 €.

De son côté le courtier AcommeAssure enfonce la bancassurance au travers de son baromètre 2015. Avec la baisse des taux de prêt immobilier, le poids des cotisations de l’assurance emprunteur représenterait 40 % dans le coût du financement d’une opération immobilière.

Pour le courtier, un couple de 35 à 38 ans ayant emprunté 250 000 € sur 18 ans paiera des cotisations au taux de 0,35 % du capital emprunté auprès de sa banque. À terme l’assurance de leur crédit immobilier leur coûtera 31 500 €, contre 15 518 € avec une formule en délégation.

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