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Tendance des prix des appartements anciens en France

mise à jour: 27 novembre 2018
Fontaine des Jacobins, Lyon
Un arrondissement de Lyon détient le record de hausse des prix du m²

La dernière édition du baromètre LPI SeLoger (novembre 2018) fait état d’une hausse des prix des appartements anciens de +4,2 % en 1 an. Mais la tendance pourrait être au ralentissement, car le compteur affiche une quasi stabilité de +0,1 % en 3 mois sur toute la France. On continue de penser que le marché pourrait arriver au sommet de sa courbe, à en juger par une baisse sur Bordeaux, Lyon et Paris.

Globalement, les prix des appartements anciens  augmentent

Tous les mois, Emprunter Malin fait le point sur la tendance des prix des appartements anciens sur 3 mois et sur 1 an. L’analyse se fait avec les données compilées par le baromètre LPI SeLoger, qui regroupe 12 acteurs du marché immobilier. Les chiffres ci-dessous sont ceux de l’édition de novembre 2018.

À cette date le prix de vente moyen des appartements anciens en France se situe à 4 470 €/m². Il s’agirait d’une inflation de +4,2 % mesurée sur les 12 derniers mois, et d’une très courte +0,1 % sur 3 mois. Sans surprises, de grosses différences apparaissent lorsque l’on observe le marché à la loupe.

Pour Info : tous les trimestres Emprunter Malin fait le point sur les prix de vente des logements neufs, calculés par le commissariat général au développement durable. Consultez la dernière tendance pour les maisons neuves et les appartements neufs.

Palmarès des baisses de prix des appartements anciens en 3 mois

D’après le baromètre LPI SeLoger, les prix des appartements anciens « ont reculé (au cours des 3 derniers mois et/ou sur un an) dans plus de la moitié des grandes villes ». En supplément l’inflation « ralentit rapidement » sur la majorité des villes de plus de 200 000 habitants, elles qui avaient connu une hausse continuelle des prix de leurs appartements anciens.

Pour le 2e mois consécutif, ils ont baissé à Lyon. Entre août et octobre les nouveaux propriétaires ont signé à 4817 €/m², soit -1,7 %.

La courbe s’inverse fortement à Bordeaux, qui possède l’un des marchés immobiliers les plus dynamiques. Ou plutôt qui possédait, car le budget moyen de 4569 €/m² paraîtra élevé pour certains, à un tel point que les prix ont rétréci de -3,2 % en 3 mois.

À Lille les acheteurs sont devenus propriétaires d’un appartement ancien pour 3121 €/m² de moyenne, pendant la période août–octobre 2018. Les prix ont été conclus en recul de -7 % sur 3 mois.

Mais c’est Le Havre qui a présenté le plus d’opportunités sur son marché du logement. Au cours des 3 derniers mois les participants au baromètre LPI SeLoger ont constaté un prix de vente moyen de 1857 €/m², soit une chute de -10 %.

Et l’on garde le plus surprenant pour la fin : il semble que le marché immobilier de Paris ait touché le sommet. Au cours des 3 derniers mois les prix des appartements anciens ont changé de mains pour 10 016 €/m² de moyenne, soit un recul de -0,6 %.

Ces villes où les prix des appartements anciens sont en forte hausse sur 1 an

Le baromètre LPI SeLoger permet de comprendre l’influence des villes au marché immobilier dynamique sur leurs communes périphériques.

Bordeaux termine ainsi les 12 derniers mois à +11,6 %, malgré un recul depuis quelques mois. Un appartement ancien dans la capitale mondiale du vin a coûté en moyenne 4706 €/m² de novembre 2017 à octobre 2018.

Dans ce contexte les prix de Mérignac bondissent de +14,7 % à 3153 €/m². À Pessac l’inflation est encore plus impressionnante : +18,5 % en 12 mois pour finir à 3096 €/m².

De son côté le marché immobilier de Cannes poursuit sa progression, avec des prix en hausse de +5,7 % pour un budget moyen de 4836 €/m².

Mais l’on observe l’entrée d’étoiles montantes, comme Angers. Dans la capitale du Maine-et-Loire les acheteurs d’appartements anciens ont déboursé 2327 €/m² de moyenne, un bond de +7,2 % par rapport à l’année dernière.

À Valence il n’a fallu que 1975 €/m² pour devenir propriétaire dans la Drôme. C’est bien, mais c’est tout de même 10,3 % plus cher qu’il y a 1 an.

Enfin en région parisienne le budget de Levallois-Perret (92) a grimpé à 8596/m², une poussée de +9,8 %.

Paris, Marseille, Lyon

L’immobilier de Paris rapporte plus qu’un placement bancaire classique. Avec l’aide d’un coût du crédit au plus bas depuis des années, les prix des appartements anciens ont progressé de +6,7 % en 1 an. Mais le marché a subi un revers au cours des 3 derniers mois, après avoir enregistré -0,6 %.

Pour autant, d’août à octobre aucun arrondissement n’a enregistré de baisse des prix des appartements anciens. La progression la plus forte a été observée dans le 4e arrondissement, où les prix signés ont décollé de +15,9 % à 13 216 €/m².

Marseille affiche également ralentissement au cours des 3 derniers mois. Les appartements anciens ne se sont vendus que 0,1 % plus cher, pour une moyenne de 3018 €/m². En 1 an les prix n’ont augmenté que de +1,1 %.

La plus forte progression s’est déroulée dans le 3e, où les nouveaux propriétaires ont déboursé 13,3 % de plus que leurs prédécesseurs soit 1738 €/m².

Pour info : la ville de Marseille a mis au point un programme d’aide pour permettre aux jeunes ménages de devenir propriétaire, mais uniquement sur les appartements neufs.

Cette année pour réaliser une bonne plus-value immobilière, il fallait acheter à Lyon. Si en 3 mois les prix des appartements anciens ont baissé de -1,7 %, sur 1 an la hausse atteint +8,4 %. D’août à octobre le baromètre LPI SeLoger constate un budget médian de 4817 €/m². Dans le 1er arrondissement lyonnais les appartements anciens s’achètent à 5360 €/m², après un décollage de +17,3 % en 1 an.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer