Accueil Immobilier Tendance des prix des appartements anciens en France

Tendance des prix des appartements anciens en France

mise à jour: 1 mai 2019
Fontaine des Jacobins, Lyon

La dernière édition du baromètre LPI SeLoger (parution avril 2019) fait état d’une hausse des prix des appartements anciens de +3,3 % en 1 an. Et pourtant on constate de fortes baisses dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants. Voici le résumé mensuel des évolutions du budget nécessaire pour devenir propriétaire dans de grandes agglomérations.

Globalement, les prix des appartements anciens augmentent

Emprunter Malin fait le point sur la tendance des prix des appartements anciens sur 3 mois et sur 1 an. L’analyse se fait avec les données compilées par le baromètre LPI SeLoger, qui regroupe 12 acteurs d’envergure du marché immobilier. Les chiffres ci-dessous sont ceux de l’édition d’avril 2019.

À cette date le prix de vente moyen des appartements anciens en France se situe à 3 877 €/m². Il s’agirait d’une inflation de +3,3 % mesurée sur les 12 derniers mois, mais d’une stagnation de +0 % sur 3 mois. Sans surprises, de grosses différences apparaissent lorsque l’on observe le marché à la loupe.

Pour Info : tous les trimestres Emprunter Malin fait le point sur les prix de vente des logements neufs, calculés par le commissariat général au développement durable. Consultez la dernière tendance pour les maisons neuves et les appartements neufs.

Palmarès des baisses de prix des appartements anciens en 3 mois

D’après le baromètre LPI SeLoger :

Le ralentissement de la hausse des prix des
appartements anciens est maintenant quasiment général

C’est notamment le cas à Nice. Les propriétaires des 3 derniers mois ont mis 4126 €/m² sur la table pour s’installer chez eux, soit 3,5 % de moins que leurs prédécesseurs d’il y a 3 mois.

Mais la plus forte baisse s’est observée à Toulon. De janvier à mars les nouveaux propriétaires ont signé à -8,9 % par rapport à la même période l’année dernière, pour un budget moyen de 2343 €/m².

La baisse des prix des appartements anciens se fait timidement à Bordeaux. Au cours des 3 derniers mois les nouveaux propriétaires ont utilisé un budget moyen de 4634 €/m², ce qui est 0,2 % en dessous de ce qui ce pratiquait l’année dernière à la même époque.

On notera aussi Montpellier qui affiche -1,1 %, les appartements anciens changent de main pour 2940 €/m².

Ces villes où les prix des appartements anciens sont en forte hausse sur 1 an

Le baromètre LPI SeLoger permet de comprendre l’influence des villes au marché immobilier dynamique sur leurs communes périphériques.

Bordeaux termine ainsi les 12 derniers mois à +4,7 %. De janvier à mars 2019 un appartement ancien dans la capitale mondiale du vin a coûté en moyenne 4666 €/m².

Dans ce contexte les prix de Mérignac bondissent de +4,5 % à 3116 €/m². À Pessac l’inflation se calme : +1,8 % en 12 mois pour finir l’année à 3017 €/m².

Le marché des appartements anciens commence à surprendre au sein de 2 grandes villes du Nord. À Dunkerque les prix ont bondi de +9,6 % pour s’établir au niveau abordable de 1791 €/m². Pendant ce temps à Tourcoing l’inflation atteignait +10,9 % pour un budget moyen de 2117 €/m².

À Cherbourg en Cotentin il n’a fallu que 1939 €/m² pour devenir propriétaire d’un appartement ancien au cours des 12 derniers mois. C’est peu, mais c’est tout de même 10,7 % de plus par rapport à l’année précédente.

Enfin, les nouveaux acheteurs de la région parisienne n’ont pas été avares. On pense notamment à Créteil où les prix des appartements anciens ont bondi de +7,4 % (3780 €/m²). À Asnières sur Seine ils ont même affiché +10,7 % (6029 €/m²), ridiculisant presque les +7,7 % de Neuilly-sur-Seine (11 013 €/m²).

Paris, Marseille, Lyon

L’immobilier à Paris continue de rapporter plus qu’un placement bancaire classique. Avec l’aide d’un coût du crédit au plus bas depuis des années, les prix des appartements anciens ont progressé de +6 % en 1 an. Le marché a même affiché une faible progression de +0,7 % de janvier à mars 2019, par rapport à l’année dernière à la même époque.

Pourtant un arrondissement a enregistré une baisse de prix : dans le 1er il ne faut plus que 9816 €/m². La progression la plus forte a été observée dans le 3e arrondissement, où les prix signés ont décollé de +13,5 % à 11 560 €/m².

De son côté Marseille affiche une stabilisation au cours des 3 derniers mois. Les appartements anciens se sont vendus 0,2 % plus chers pour une moyenne de 2940 €/m². En 1 an les prix n’ont augmenté que de +1,5 %.

La plus forte progression s’est déroulée dans le 5e, où les nouveaux propriétaires ont déboursé 12,1 % de plus que leurs prédécesseurs soit 2600 €/m².

Pour info : la ville de Marseille a mis au point un programme d’aide pour permettre aux jeunes ménages de devenir propriétaire, mais uniquement sur les appartements neufs.

L’année dernière pour réaliser une bonne plus-value immobilière, il fallait acheter à Lyon. Si en 3 mois les prix des appartements anciens n’ont gagné +0,7 %, sur 1 an la hausse atteint +5,7 %. De janvier à mars le baromètre LPI SeLoger constate un budget médian de 4882 €/m². Dans le 4e arrondissement lyonnais les appartements anciens s’achètent à 4905 €/m², après un décollage de +10,8 % en 1 an.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

Tous les articles

Une question ? Un commentaire ? On vous répond !

500
  S’abonner  
Notifier de