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Assurance emprunteur : 7,3 milliards pour les banques

Le chiffre d’affaires généré par l’assurance de prêt immobilier s’est monté à 8,3 milliards d’euros en 2013. Environ 90 % des contrats ont été signés par l’intermédiaire d’une banque, malgré le fait que les cotisations y soient plus chères, et malgré la possibilité donnée à l’emprunteur de faire jouer la concurrence. Mais la tendance pourrait s’inverser demain, avec l’entrée en application du principe de la garantie standardisée.

Les cotisations de l’assurance emprunteur ont augmenté de 1 %

Le rapport de la FFSA sur l’assurance crédit paru le mois dernier, fait état d’une hausse des cotisations de 1 % en 2013, par rapport à 2012. Il s’agit donc d’une amélioration, ces dernières ayant augmenté de 3 % entre 2011 et 2012.

Toutefois la FFSA précise que « les cotisations relatives aux garanties décès sont restées stables », tandis que le coût de la garantie incapacité – invalidité a augmenté de 3 %. La différente la plus marquante se situe du côté de la garantie perte d’emploi, dont les cotisations ont augmenté de 9 % en 1 an.

La collecte totale pour l’ensemble du marché se monte à 8,3 milliards d’euros, dont 72 % uniquement destinés à assurer les prêts immobiliers. Les contrats souscrits dans le cadre d’un prêt à la consommation représentent 22 % de l’ensemble, les prêts professionnels ferment le podium avec 6 % du marché.

 

Un chiffre d’affaires de 7,3 milliards d’euros, mais jusqu’à quand ?

Si les emprunteurs ont le droit de choisir le contrat d’assurance crédit de leur choix depuis le 1er septembre 2010, force est de constater que rien n’a changé en 4 ans. Aujourd’hui 89 % des contrats ont été souscrits par l’intermédiaire des banques prêteuses, représentant un chiffre d’affaires de 7,332 milliards d’euros pour ces dernières.

La part laissée aux délégations d’assurance, jusqu’à 2 fois moins chères, se limite donc à 11 % du marché, pour un chiffre d’affaires de 945 millions d’euros. Toutefois la performance est plus élevée dans le cadre des assurances de prêts immobiliers, les délégations arrivant à se tailler 15,2 % du marché, pour un chiffre d’affaires que l’on peut estimer à 908 millions d’euros.

Mais la mise en place de la mesure de standardisation des garanties pourrait bien changer la donne. À partir de demain 1er mai 2015, l’emprunteur pourra plus facilement faire appliquer sa faculté de changement d’assurance en loi Hamon. Jusqu’alors sa banque lui refusait l’exercice de son droit à la concurrence, arguant que les garanties apportées n’étaient pas suffisantes. Désormais elle pourra toujours le faire, mais elle devra justifier de son refus en cochant une liste standardisée. Un courtier en assurance crédit pourra alors facilement identifier les contrats correspondant exactement aux exigences de la banque.

D’ores et déjà les courtiers enregistrent un fort intérêt du public pour un changement d’assurance emprunteur, l’opération pouvant déboucher sur des cotisations 2 fois moins élevées.

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