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Non, le marché immobilier ne va toujours pas mieux

Depuis plusieurs mois l’optimisme des agents immobiliers se répand sur Internet. Il y a de quoi, car les banques accordent davantage de crédits à l’habitat, et toujours à des taux intéressants. C’est dans ce contexte que les chiffres des notaires et de l’INSEE viennent semer le doute, en montrant que le 2e trimestre 2015 n’a pas été si bon que cela.

Le marché de l’immobilier ancien fait moins bien que l’année dernière

À la fin juin 2014, on comptabilisait 730 000 transactions immobilières. À la fin juin 2015 le compteur est descendu à 716 000, c’est l’indice des prix immobiliers notaires/INSEE qui le dit. Ainsi au cours des 12 derniers mois les ventes d’immobilier ancien ont baissé de -1,9 %, alors que l’Observatoire CSA/Crédit Logement note que le nombre de prêts immobiliers accordés a grimpé de +15,1 % au cours de la même période.

Voilà qui surprend, puisque le même jour était publiée la note de conjoncture des études notariales sur l’immobilier francilien. On y voit clairement que les ventes ont augmenté de +20 % en 1 an sur la région parisienne, les notaires ayant signé 37 270 actes définitifs de vente d’avril à juin 2015.

Le marché de l’immobilier va-t-il reprendre au 3e trimestre ?

La rentrée est généralement une période propice à l’achat immobilier. Beaucoup de spécialistes pensent que les banques vont ralentir la remontée de leurs taux d’emprunt, afin de ne pas perdre de précieuses parts de marché.

D’autant plus que la hausse des prix de l’immobilier menace en Île-de-France, notamment sur les maisons anciennes en grande couronne. En revanche le rapport notaires/INSEE note que les prix de la pierre ont baissé de -2,7 % en France métropolitaine, à la fin du 2e trimestre dernier.

La baisse est d’autant plus marquée sur les appartements, dont le montant des transactions a diminué de -3,1 % en 12 mois. Les maisons anciennes ont globalement mieux résisté, accusant -2,4 % par rapport à l’année dernière.

Avec une moyenne à 2,17 % hors assurance, les taux d’emprunt restent attractifs, ainsi les revenus moyens peuvent emprunter sur 25 ans sans s’étouffer.

Les mécanismes de l’offre et de la demande devraient donc déboucher sur une hausse des prix de certains types de logements, mais selon les notaires cette inflation sera limité aux appartements parisiens, aux appartements de la première couronne parisienne, et aux maisons anciennes de la grande banlieue. Partout dans le reste de la France les prix devraient continuer leur ajustement à la baisse, sauf dans certaines métropoles dynamiques comme Bordeaux.

Or les chiffres prouvent qu’à la fin du 2e trimestre, il y avait toujours moins de transactions immobilières que l’année précédente. On peut donc raisonnablement gager sur le fait que les vendeurs vont accepter d’abaisser leurs prix. Il est possible que ce réalisme de leur part permette de fluidifier le marché, et effectivement d’augmenter le nombre de transactions.

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