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Le coût de l’assurance emprunteur à 0,7 % de moyenne

mise à jour: 9 juillet 2018
Tarif de l'assurance crédit immobilier
Les tarifs et les prestations des contrats d'assurance pour crédit immobilier, varient selon la formule choisie.

La Fédération Française de l’Assurance (FFA) constate une hausse du montant des cotisations de l’assurance emprunteur. Les professionnels ont ainsi amassé 9,1 milliard d’euros sous l’effet de la bonne santé du marché de l’immobilier. Mais cette année ce chiffre pourrait bien baisser, principalement suite à la faculté de changer d’assurance crédit tous les ans.

Coût moyen de l’assurance emprunteur : 0,7 % de l’encours

D’après les chiffres de la FFA, l’encours de crédits accordés aux ménages français a atteint 292 milliards d’euros en 2017. Un simple calcul montre que la cotisation de l’assurance emprunteur représente 0,70 % de cet encours. Un taux particulièrement élevé, qui la plupart du temps s’applique sur le capital emprunté.

Mais cette année la tendance pourrait bien s’inverser. Car depuis le 1er janvier 2018, les emprunteurs ont le droit de changer d’assurance crédit tous les ans. Ils doivent pour cela se référer à la bonne date, et apporter une nouvelle police dont les garanties sont équivalentes à la leur.

La concurrence promet donc d’être rude, d’autant plus que le marché de l’immobilier, s’il est toujours dynamique, est en phase d’atterrissage. L’observatoire CSA/Crédit Logement pointe ainsi un recul de -10,7 % du nombre de prêts immobiliers cautionnés par ses soins.

Des cotisations en hausse de +3,7 %

Les cotisations des contrats d’assurance emprunteur ont généré 9,1 milliard d’euros en 2017. Il s’agit d’une progression de +3,7 % après 5 ans de hausse continuelle.

Près des 3/4 des cotisations (74 %) concernent des prêts immobiliers, tandis que 1/5 (20 %) couvre des crédits à la consommation. Les assurances pour les prêts professionnels représentent 6 % du marché, une constante depuis 5 ans.

La garantie décès a représenté 71 % du coût de l’assurance emprunteur, pour un total de 6,411 milliards d’euros. Cette garantie de base toujours réclamée par la banque prêteuse, versera le capital restant dû par le sinistré, soulageant son conjoint de la charge financière. Les cotisations de la garantie décès ont augmenté de +4 % en 1 an.

En supplément 27 % des cotisations vont vers une garantie incapacité invalidité. Un marché à 2,441 milliards d’euros pour une couverture qui n’indemnise que si certains facteurs sont réunis. D’après les chiffres de la FFA, les cotisations de la garantie incapacité-invalidité ont augmenté de +5 % en 1 an.

Enfin la cotisation de la garantie perte d’emploi n’intéresse pas grand monde, pour ne représenter que 2 % du chiffre d’affaires des assureurs soit 231 millions d’euros. Cela n’a pas empêché ces derniers de percevoir 3 % de cotisations en plus en 1 an.

À ce stade il s’agit d’apporter une précision de taille. Le fait que les cotisations de l’assurance emprunteur aient augmenté de +3,8 %, ne signifie pas que le coût s’est alourdi. Le chiffre d’affaires des assureurs a pu s’améliorer avec la hausse du nombre de prêts immobiliers souscrits en 2017.

Le coût de l’assurance emprunteur va-t-il baisser ?

Depuis le 1er janvier 2018, tous les contrats d’assurance de crédit immobilier peuvent être changés à leur date d’anniversaire. La banque prêteuse est obligée de remettre à l’emprunteur une fiche d’information, standardisée aux normes européennes. Cette fiche consiste en une liste d’un maximum de 11 garanties requises.

Si la banque a le droit de refuser une nouvelle assurance crédit qui ne réunit pas toutes ses exigences, elle est obligée d’accepter une police équivalente. Or les contrats couverts par la concurrence peuvent être particulièrement intéressants pour les accédants à la propriété, même présentant des problèmes de santé.

Car si les chiffres de la FFA montrent que le coût d’une assurance emprunteur est de 0,7 % du montant prêté, tout est une question de calcul. Effectivement la majeure partie des taux de cotisation en cours s’appliquent sur le capital emprunté. Or les taux des délégations d’assurance (les concurrents des banques) s’appliquent sur le capital restant dû.

En 2017 seuls 12 % des contrats d’assurance emprunteur ont été émis par les délégations d’assurance. Les banques conservent donc la mainmise sur 88 % du marché, mais pourraient bien avoir à abaisser le coût de leurs cotisations pour conserver cette avance.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer