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Coût de la vie : ce qui monte et ce qui descend

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C'est à la caisse enregistreuse que l'on se rend compte de l'évolution du coût de la vie.

Globalement le coût de la vie diminue de -0,2 % sur 1 an, après une légère poussée de +0,4 % le mois dernier. Mais les chiffres de l’INSEE parus hier cachent de grandes différences entre les secteurs de consommation. Voici ce que la ménagère va payer moins cher, et ce qui va lui faire lever les bras au ciel.

Les prix des produits frais et des communications décollent

Au mois de mai, le prix des fruits a effectué un bond en avant de +20,4 %. Il paraît que c’est saisonnier, car en mai 2015 ils n’avaient augmenté « que » de +10,5 %. Peut-être est-ce à cause du coût des produits pétroliers, qui a progressé de +4,1 % le mois dernier. En tout cas il faudra bien trouver une explication à l’avancée de +7,5 % en 1 mois sur les produits frais , qui terminent ainsi l’année en inflation à +5,8 %.

Le secteur des communications se calme un peu, avec une montée des prix de +0,7 % le mois dernier, ayant obligé les ménages à dépenser +2,7 % au cours des 12 derniers mois.

C’était pour les mauvaises nouvelles, sinon le coût de la vie reste stable dans d’autres secteurs, à l’instar des services de santé et des loyers. Les prix des produits de santé sont en recul de -3,5 % sur 1 an, et globalement les services ont coûté 1 % plus cher cette année.

Quand le coût de la vie baisse, la BCE fait la moue

À la 1ère page du manuel du parfait économiste, on peut lire que l’inflation est vitale pour relancer la croissance. Cette théorie voudrait que lorsque le coût de la vie augmente, les marges des entreprises aussi, et que la richesse ainsi créée se répartisse un peu partout.

Dans la réalité il faudrait que les revenus des ménages suivent l’inflation, mais surtout que cette dernière ne soit pas la conséquence d’une hausse des coûts de production. Toujours est-il que la Banque Centrale Européenne (BCE) continue d’injecter 80 milliards d’euros/mois pour augmenter le coût de la vie, au risque de faire exploser l’économie mondiale.

On ne va pas gâcher notre plaisir, car l’INSEE constate que la consommation des ménages a progressé de +1,6 % au 1er trimestre. Un effet sans doute de la stabilité des prix combinés à des taux de crédit en baisse. Au final les secteurs de l’automobile et de l’équipement du foyer se redressent, la construction repart et le chômage se décide finalement à inverser sa courbe.

Il ne restera plus qu’à évaluer les retombées économiques de l’euro 2016 quand il sera terminé, en tenant compte des commerces fermés à minuit à cause de barbares attardés.

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