Accueil Consommation

Le crédit à la consommation continue sa progression

Dans un contexte de marchés financiers favorables et de moral des ménages stable, le crédit à la consommation regagne du terrain. Les Français empruntent davantage, profitant de taux attractifs, au plus bas depuis 6 mois. Et la tendance pourrait continuer, même si la Fed pourrait relever ses taux directeurs.

4,9 milliards d’euros en crédit à la consommation

La Banque de France constate que les français ont souscrit davantage de crédit à la consommation. En partant d’une progression constante depuis mai, en octobre les ménages ont emprunté 4,9 milliards d’euros auprès des banques et sociétés de crédit.

Il est d’ailleurs notable que de septembre à octobre, les nouveaux crédits immobiliers sont descendus de 20,5 à 17,6 milliards d’euros. Dans un même temps les rachats de crédit immobilier baissaient de 9,6 à 7,1 milliard d’euros.

Et pourtant les taux d’emprunt sont en baisse, tant du côté immobilier que du côté bien de consommation. Le TAEG moyen calculé par la Banque de France s’établit à 4,32 % en octobre, en baisse de 12 points de base sur un mois.

Possible tendance baissière des taux conso

Dans la pratique les banques procèdent toutes à des promotions, via leurs société de crédit filiales. L’emprunteur bien averti pourrait donc obtenir les meilleures conditions, mais uniquement sur un montant précis et pour une durée de remboursement précise.

Toujours est-il que l’économie française ne s’est toujours pas redressée. Finalement l’INSEE a revu sa copie, et conclut que le pays n’a créé aucun emploi à l’automne.

Il reste que tout n’est pas morose, mais il faudra se contenter de piètres résultats. La croissance du PIB repart au 3e trimestre (+0,3 %), après avoir ralenti au second trimestre. Les dépenses de consommation des ménages se redressent lentement (+0,3 %), et même la production de biens et services fait de la résistance (+0,4 %).

C’est dans ce contexte que les banques pourraient maintenir leur taux de prêts à la consommation dans une tendance baissière. Elles peuvent d’ailleurs toujours compter sur le soutien de la BCE (Banque Centrale Européenne), qui même si elle n’a pas créé le second séisme attendu, continue de faire chauffer la planche à billets.

Rachat de créances titrisées, rachat de dettes souveraines et maintien de son principal taux de refinancement à 0,05 %, autant d’outils dont disposent les prêteurs pour emprunter pas cher. Encore que la Fed, la banque centrale des USA, pourrait relever ses propres taux mercredi prochain.

C’est en tout cas ce que pensent 97 % des 65 économistes interrogés par le très respecté Wall Street Journal. Dommage que cette même enquête ne précise pas si les économistes en question avaient prévus la crise des subprimes.

Quoiqu’il en soit, si effectivement la Fed procède à cet ajustement, il est clair que seule la bourse en sera affectée. Les taux des prêts à la consommation des particuliers ne devraient que peu varier, sous la volonté des banques d’injecter des liquidités dans l’économie française.

Posez vos questions, commentez

commentaires