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Le Crédit Foncier anticipe un taux immobilier à 1,65 % en 2018

Agence bancaire Crédit Foncier
Photo source : Mappy.

Le marché immobilier a vécu une année record en 2017, mais la fête et fini. Le Crédit Foncier s’attend à une baisse de pouvoir d’achat immobilier, notamment suite à la hausse des prix du m² et la réforme des APL. Pour la banque du groupe BPCE la hausse des taux d’intérêt arrivera bien, mais ne sera pas dramatique.

Un taux immobilier à 1,65 %, c’est bas

Alors que l’année 2017 a vu 970 000 transactions immobilières dans l’ancien, en 2018 la barre pourrait descendre à 900 000, c’est ce que prévoit une étude du Crédit Foncier. Car cette année les APL accession seront quasiment supprimées, alors que les prix du m² et les taux immobiliers continueront d’augmenter.

Après une hausse des prix des logements anciens +3,9 %, la tendance devrait continuer cette année avec +2,5 % dans l’Hexagone. En Île-de-France l’inflation sera de +2,9 %, contre +2,3 % en province alors que l’observatoire LPI SeLoger constate déjà des chutes de prix.

En 2017 les emprunteurs ont souscrit des prêts immobiliers à 1,53 %, loin des 1,80 % qu’avait prédit le Crédit Foncier l’année dernière. Ceux de 2018 doivent s’attendre à 1,65 %, une augmentation modérée même si en ce moment les taux d’intérêt restent inférieurs à 1,5 %. Pour autant d’après les auteurs de l’étude, la situation est meilleure qu’au début de la décennie.

30 % de pouvoir d’achat immobilier de plus en 8 ans

Même si les prix de l’immobilier ont augmenté, ils restent en dessous de leur niveau de 2011. En supplément les taux d’intérêt ont fortement baissé depuis ces dernières années.

D’après la Banque de France, le taux des crédits à l’habitat atteignait 3,32 % en décembre 2009. En décembre 2017 les emprunteurs ont bénéficié en moyenne de 1,6 %. Un coût du crédit diminué par 2, qui d’après le Crédit Foncier aurait fait gagner 30 % de pouvoir d’achat supplémentaire sur cette période.

Pour autant 3 facteurs devraient handicaper les candidats emprunteurs les moins riches. L’inévitable hausse des taux d’intérêt immobilier, la « quasi suppression » de l’APL succession, et l’inflation du m² provoqueront un ralentissement du marché. Alors que les banques ont accordé 178 milliards d’euros de crédits immobiliers en 2017, cette année elles devraient distribuer 11 milliards d’euros de moins.

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