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Hausse des demandes de crédit, stagnation des prix

L'emploi repart, et la consommation avec.

Cette avant-dernière année de quinquennat pourrait finalement donner le bol d’air tant attendu par l’équipe gouvernementale. Le chômage régresse, les demandes de crédit augmentent et les prix diminuent, c’est ce que constatent l’INSEE et la Banque de France. Même les prix de l’immobilier neuf et ancien semblent vouloir se stabiliser.

Les demandes de crédit augmentent

Le solde d’opinion positif des banques sur le crédit à l’habitat, dépasse son niveau de septembre. Plus de 40 % des enseignes interrogées constatent une hausse des demandes de crédit au mois d’avril, dans un contexte de baisse historique des taux d’emprunt.

À la lecture du graphique servi par la Banque de France, on constatait toutefois plus d’optimistes l’année dernière à la même époque. Rappelons que d’avril à juin 2015, une rumeur de baisse des taux circulait sur Internet. Les ménages s’étaient alors précipités pour conclure leurs opérations immobilières, avant qu’effectivement les taux ne s’ajustent au cours du mois de juillet.

En revanche, du côté des demandes de crédit à la consommation, c’est l’enthousiasme. En avril, les banques sont légèrement plus de 40 % à constater une hausse de la demande, alors que presque aucune ne voyait d’amélioration dans leur activité l’année dernière à la même époque.

L’emploi augmente, les prix baissent

On aimerait dire que la France va mieux, toutefois si l’emploi gagne +0,7 % en 1 an, selon l’INSEE c’est « grâce au secteur tertiaire ». Au 1er trimestre 12 600 emplois ont été dégradé dans l’industrie, et 3800 dans la construction. En revanche 40 800 emplois ont été créé dans le secteur tertiaire, dont 38 800 hors intérim. Au final 106 700 personnes ont trouvé un travail de mars 2015 à mars 2016.

C’est dans ce contexte que les prix des biens diminuent dans la grande distribution. Enfin presque, car celui des viandes augmente de +0,6 %, tandis que les boissons perdent -0,5 %. L’hygiène beauté et les produits d’entretien achèvent de tirer les résultats vers le bas, avec -1,3 %.

Et pourtant en moyenne sur toute la France, les prix des produits frais continuent d’augmenter, avec +1,5 % au cours des 12 derniers mois. Incontestablement, la chute de -12,1 % du coût des produits pétroliers redonne du pouvoir d’achat aux ménages.

Même les prix de l’immobilier se stabilisent

Finalement le dynamisme dans la délivrance des permis de construire permet une relative stabilisation des prix de l’immobilier neuf. Selon la fédération des promoteurs, au 1er trimestre « ils ne progresse que de +0,5 % ». Il reste toutefois que la plupart des programmes immobiliers se situe au-dessus de 3000 €/m².

Toutefois l’INSEE constate que les coûts de production dans la construction « diminuent de nouveau légèrement », à -0,2 %. On remarque notamment un fort ajustement pour tout ce qui est métal, un effet de la chute du prix des matières premières.

Du côté de l’immobilier ancien, les notaires concluent à une hausse de +0,6 % du montant des transactions sur les maisons. Des chiffres contrebalancés par une baisse de -0,8 % sur le prix des appartements, qui doivent être comparés sur d’autre baromètre afin d’obtenir une vue générale.

Tout ceci intervient dans un contexte où l’observatoire CSA/Crédit Logement, note que la production de crédit immobilier, en nombre de contrats signés, recule de -0,8 % par rapport au 1er trimestre 2015. Pour autant le montant prêté gagne +1,1 %. Moins de demandes de crédit donc, mais pour des montants plus élevés.

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