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Les demandes de prêt immo stagnent, celles des crédits conso repartent

Est-ce l’effet des vacances d’été ou bien la fin de la frénésie ? Toujours est-il que la Banque de France constate que les grandes enseignes voient une stagnation des demandes de crédit à l’habitat du mois dernier. À l’inverse, le marché des crédits à la consommation repart de plus belle, sans doute boosté par des taux attractifs.

Les demandes de prêts immobiliers stagnent en juillet

La reprise du marché immobilier a été initiée au début de l’année 2015. À cette époque les taux continuaient de baisser contre toute prévision, faisant passer les ménages en mode action. Déjà au mois d’avril les banques étaient obligées de rallonger les délais de traitement, et progressivement les notaires se mirent à augmenter la durée des clauses suspensives au sein des promesses de vente.

À la fin juillet l’observatoire CSA/Crédit Logement notait que le nombre de prêts bancaires accordés avait bondi de + 23,2 % en 1 an. Mais voilà que l’enquête mensuelle de la Banque de France sur la distribution du crédit vient peut-être sonner la fin de la récré.

Ces statistiques dont l’objet est de mesurer le moral des banquiers, montrent que la majorité des enseignes interrogées constatent une stagnation des demandes de crédit à l’habitat en juillet. En juin, près de 50 % d’entre elles signalaient une hausse des dossiers déposés, l’arrêt est donc rude mais peut être attribué à l’effet de saisonnalité.

Que vont faire les taux de prêt immobilier ?

Dans un même temps le rapport montre que les banquiers comptent bien améliorer leurs marges sur les crédits à l’habitat, après les avoir fortement réduite depuis novembre, dans l’objectif affiché de relancer le financement de l’immobilier. Cet indicateur pourrait confirmer la légère hausse des taux d’emprunt dans les semaines à venir, tout en restant dans une fourchette acceptable pour les acheteurs.

Car de son côté, le rendement de l’OAT 10 ans (Obligations Assimilables du Trésor remboursable à 10 ans), oscille depuis près d’1 mois entre 0,9 % et 1 %. Si cette dette française a pendant longtemps servi de référence aux banquiers pour déterminer le taux des crédits à l’habitat qu’ils accordent, la politique monétaire de la BCE (Banque Centrale Européenne) entamée en février, a quelque peu changé la donne.

Désormais les enseignes bancaires disposent de nombreuses liquidités, qu’elles peuvent utiliser dans le prêt immobilier.

Les demandes de crédit à la consommation redémarrent

Avec une baisse du taux moyen de prêt à la consommation à 4,47 % en juillet, les ménages français poussent de nouveau la porte des banques. Ainsi plus de 20 % des enseignes interrogées constatent une hausse des demandes de crédit à la consommation, toutefois beaucoup plus limitée qu’au mois de mai.

Alors qu’en juin les banques avaient exprimé leur désir d’abaisser leurs marges sur les prêts de risques moyens, en juillet la tendance serait plutôt à les aligner sur leur moyenne historique.

Par ailleurs les taux interbancaires à court terme (jusqu’à 3 mois) restent négatifs, et se maintiennent en dessous de 0,01 % pour les remboursements à 9 mois. Les banques disposent donc d’une certaine marge de manœuvre pour leurs opérations quotidiennes, ce qui pourrait être à l’avantage de l’emprunteur.

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