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La dette de la France continue d’augmenter

La France emprunte moins cher, mais davantage.

Les taux négatifs n’y auront rien changé, la dette de la France continue de grimper. Selon l’agence France Trésor, la dette négociable de l’État au 31 juillet 2016 se monte à 1 473 milliards d’euros (à ne pas confondre avec la dette au sens de Maastricht, qui est plus élevée). Pour autant le Président François Hollande aura fait mieux que ses prédécesseur, qui ont fait chauffer les marchés financiers au cours de leurs règnes.

La dette de la France représente 86 700 € par foyer contribuable

Sur les 36,5 millions de foyers fiscaux français, seuls 17 millions sont imposables. C’est donc à eux que revient l’honneur de supporter les 1 473 906 997 286 € d’encours total à moyens et longs termes. Pour les absorber, chacun d’entre eux devrait verser aujourd’hui 86 700 € au Trésor public.

Si les 66 millions d’individus vivant en France y allaient tous solidairement de leur poche, il leur faudrait se délester de 22 287 € par personne pour arriver au même résultat.

Et pourtant la France emprunte à des taux négatifs

La maîtrise des dépenses publiques apparaît bien difficile, dans un contexte où chaque sénateur coûte 23 500 € par mois au contribuable. On aurait pu s’attendre à une diminution de la dette de la France, lorsque le 21 janvier 2016 la patrie de Molière empruntait jusqu’à 5 ans à des taux négatifs. Depuis le phénomène ne s’est jamais arrêté, accentué par le oui des Anglais au Brexit.

Le 30 juillet 2015, l’agence France Trésor émettait des obligations d’État au rendement positif de +0,16 % sur 5 ans, ce qui était déjà vu comme un miracle. Un an plus tard et sur la même durée, les obligations sont au rendement négatif de -0,401 %.

On y a pourtant cru un moment, lorsqu’il semblait que les dépenses publiques profitaient des bonnes conditions du marché. Mais rien n’y fit, alors que le contribuable empruntait contre la promesse de rembourser moins, la dette de la France s’alourdissait de 61 milliards d’euros en 1 an.

François Hollande a fait mieux que Nicolas Sarkozy

Lorsque Jacques Chirac remit les clés du palais de l’Élysée à Nicolas Sarkozy le 16 mai 2007, il lui laissa sur le dos une dette de 919,7 milliards d’euros. Lui-même, à l’aube de sa 2e mandature et premier quinquennat de la Ve République, avait la responsabilité de rembourser 617 milliards d’euros.

Jacques Chirac avait donc réussi à augmenter la dette de la France de près de  +49 % en 5 ans. Nicolas Sarkozy fit tout aussi bien au cours du quinquennat qui suivit, rehaussant la barre de +49,5 %, jusqu’à laisser à François Hollande une addition de 374 milliards d’euros au 31 mai 2012. L’ancien secrétaire général du parti socialiste fut plus prudent que ses prédécesseurs. Jusqu’à maintenant il n’a augmenté le poids de la dette que de +7,2 %, freinant des 4 fers l’arrivée jusqu’aux fatidiques 100 % du PIB, selon les calculs des accords de Maastricht.

Car il ne s’agit que de la dette négociable. Au sens auquel l’entendent les accords de Maastricht, elle se monte à 2137,6 milliards d’euros. Beaucoup de chiffres difficiles à comprendre pour le contribuable, qui aujourd’hui paye une TVA à 20 % et voit les foyers à très hauts revenus franchir la frontière, pour se réfugier sous des cieux fiscaux plus cléments.

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