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La hausse des taux rallonge la durée des prêts immobiliers

Au mois d’août les taux de prêt immobilier ont continué leur ascension, de manière plus marquée qu’en juillet. Selon l’Observatoire CSA/Crédit Logement, la moyenne s’établit désormais à 2,17 %. La conséquence de cet ajustement est un rallongement de la durée des remboursements à 18 ans, contre 17 ans auparavant.

Retour des crédits immobiliers sur 25–30 ans

Les auteurs du rapport notent que la moyenne des revenus des ménages accédant à la propriété, ont diminué au cours du mois d’août. Cela ne signifie pas qu’ils ont eu à subir des baisses de salaires, mais que davantage d’emprunteurs aux revenus moyens peuvent se permettre de devenir propriétaires. Alors forcément lorsque les taux repartent à la hausse, ces nouveaux acheteurs doivent se tourner vers des prêts immobiliers sur plus de 25 ans.

En juillet ce type de contrat représentait 18,2 % de l’ensemble, en août il grimpe à 20,3 %. Cet ajustement se fait au détriment des remboursements sur 10 ans–15 ans, traditionnellement le terrain de jeu des secundo accédants. Alors qu’en juillet 14,2 % des crédits à l’habitat étaient remboursés sur 10 ans à 15 ans, en août cette portion est descendue à 12,8 %. Enfin on note un timide retour des remboursements sur 30 ans, dont la part passe de 0,3 % à 0,5 %.

Les taux des prêts immobiliers grimpent de 11 points de base

La rentrée est rude pour les ménages qui avaient repoussé leur projet à après leurs vacances. Au mois d’août la moyenne des taux des prêts immobiliers est passée de 2,06 % à 2,17 %, soit 11 points de base supplémentaires.

Désormais il faut s’attendre à 2,20 % pour acheter de l’immobilier ancien, contre 2,09 % en juillet. Celles et ceux qui souhaiteraient se tourner vers l’immobilier neuf peuvent espérer 2,21 %, contre 2,10 % auparavant.

Rien de bien méchant selon l’observatoire CSA/Crédit Logement, qui rappelle que le gain de pouvoir d’achat est toujours de 10 %, par rapport à la fin de l’année 2013. Toutefois de moins en moins de candidats acquéreurs vont partager cet opinion, au cours des prochaines semaines. Car sous l’effet de la demande les prix du m² ont augmenté à l’approche de l’été, et les bonnes affaires ne sont pas toujours dans les villes les moins chères.

Mais la demande est traditionnellement forte à la rentrée, et il n’est pas impossible que les banques freinent leur politique de rehaussement des taux, surtout à l’attention des meilleurs profils. D’autant plus que le consommateur reste le maître du jeu, les prêteurs prennent le risque que les candidats acheteurs retrouvent la position attentiste qu’ils avaient l’année dernière à la même époque, en attendant que les conditions s’améliorent.

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