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Taux immobilier : portrait de l’emprunteur moyen

Au 2e trimestre 2015 les banques ont accordé 73 milliards d’euros de prêts immobiliers, ce qui est 20,5 % de mieux que l’année dernière à la même époque. La baisse des taux profite à l’emprunteur moyen, qui est plutôt jeune, et gagne moins de 2500 €. Voici son portrait en se basant sur les chiffres publiés par le premier organisme caution de France, Crédit Logement.

Son taux immobilier moyen : 2,01 %

La moyenne des taux de prêt immobilier a continué de diminuer au cours du second trimestre. Pour mémoire ce n’est qu’à la fin du mois de juin que la courbe s’est inversée, aujourd’hui 30 grandes banques nationales et régionales ont légèrement relevé leurs taux.

Toutefois les écarts sont très limités, rares sont celles qui se sont aventurées à rajouter 40 points de base, dans la majeure partie des cas on parle de quelques points de base et surtout les meilleurs profils peuvent toujours emprunter à bas prix.

L’emprunteur moyen a bénéficié d’un taux nominal (hors frais) de 2,10 % dans le neuf, et 2,04 % dans l’ancien. Les ménages ayant emprunté en décembre 2013 ont généralement pu le faire à 3,08 %, ils ont profité des conditions d’aujourd’hui pour renégocier leur prêt immobilier.

Ainsi de janvier à juin, Crédit Logement a garanti 33,82 milliards d’euros de rachat de crédits, soit près de la moitié de sa production totale garantie. Toutefois suite à l’afflux de demandes de crédit à l’habitat auxquelles elle doivent faire face, les banques sont de moins en moins enclines à accepter la renégociation de taux.

Sa durée de remboursement préférée : 20 à 25 ans

Avec la baisse des taux les accédants à la propriété peuvent rembourser sur de plus longues durées, et de fait diminuer leurs mensualités. Beaucoup se retrouvent ainsi avec une capacité d’emprunt dont ils ne bénéficiaient pas il y a encore 1 an.

Cette facilité a particulièrement séduit les moins de 35 ans, qui sont désormais 36,7 % à emprunter sur 20–25 ans. La tranche des 35 à 45 ans en profite également, 37,7 % d’entre eux ont choisi le remboursement longue durée.

En revanche 37,9 % des 45–55 ans – les secundo accédants – préfèrent s’engager sur des durées de 15 à 20 ans.

Bien entendu plus l’emprunteur se rapproche de l’âge de la retraite, plus il choisit de rembourser son prêt immobilier sur une courte durée. Ainsi 43,3 % des 55–65 ans empruntent sur 10 à 15 ans. Chez les 65 ans et plus ils sont même 47,4 % à choisir cette durée, toutefois une forte proportion de 31,4 % d’entre eux choisissent même de rembourser sur moins de 10 ans.

Son âge : plutôt moins de 45 ans

La tranche d’âge la plus nombreuse et celle des moins de 35 ans, représentée à 43,6 %. Les jeunes emprunteurs moyens sont toutefois moins nombreux que l’année dernière (45,9 %), une tendance que l’on constate depuis 2009 lorsque leur tranche d’âge représentait 52,4 % des prêts immobiliers cautionnés par Crédit Logement.

Les 35–45 ans sont 32,9 %, une nette évolution par rapport à l’année dernière (31,6 %), et surtout par rapport à 2009 (29,2 %).

Les rangs des emprunteurs de 45–55 ans ne cessent de grossir, ils représentent 15,9 % du volume au 2e trimestre 2015. La faiblesse des taux et l’augmentation des prix de l’immobilier depuis qu’ils sont devenus propriétaires, permet désormais aux plus de 55 ans de revenir sur le marché immobilier. Alors qu’ils formaient 5,5 % des emprunteurs en 2009, ils sont désormais 7,5 %.

Ses revenus moyens : moins de 2500 €/mois

Le revenu moyen du ménage qui emprunte pour acheter de l’immobilier neuf, est de 60 100 €/an. Ce chiffre englobe autant les investisseurs que les accédants, ces derniers gagnant en moyenne 54 200 €/an. Ramené au mois, cela représente un salaire moyen de 2258 € par membres du couple.

L’emprunteur typique de l’immobilier ancien gagne 60 300 €/an, ce qui là-encore comprend autant l’investissement que l’accession. Celui qui achète pour habiter à titre de résidence principale perçoit un revenu annuel moyen de 57 800 €, soit 2409 € par personne dans un couple.

D’ailleurs les ménages gagnant moins de 3 SMIC représentent 37,7 % des emprunteurs du 2e trimestre 2015. Il n’y a pas vraiment de quoi se réjouir, car ce chiffre est en diminution depuis 2009, lorsqu’ils étaient 41,6 %.

La 2e place du podium est détenue par les emprunteurs percevant 5 SMIC et plus, qui représentent désormais 24,5 % du total.

Son apport personnel : moins de 23 %

La baisse des taux a permis aux emprunteurs immobiliers d’amener moins d’apport personnel. Selon l’observatoire CSA/Crédit Logement, au 2e trimestre 2015 le capital de départ baisse globalement de -13 % sur l’ensemble du marché immobilier.

Lorsqu’ils achètent du neuf, les ménages amènent généralement 18,9 %, voire même 19,8 % dans le cadre de l’accession à la propriété. Lorsqu’ils achètent de l’ancien ils apportent généralement 21,8 %, et montent jusqu’à 22,5 % pour une résidence principale.

Cette différence s’explique par la possibilité d’obtenir un prêt à taux zéro plus facilement lorsque l’on acquiert de l’immobilier neuf pour l’habiter, même si la présence du PTZ+ ne compense pas la différence des prix de l’immobilier.

Le montant de son prêt immobilier : moins de 204 000 €

L’accédant à la propriété moyen emprunte 204 100 € pour acheter un logement neuf. La moyenne générale est tirée vers le bas à 191 500 €, du fait des investisseurs qui représentent près de la moitié du marché.

Lorsqu’il souhaite emménager dans un logement ancien il emprunte en moyenne 200 000 €, ce qui est plus que l’année dernière (186 100 €). Cette différence est due à l’augmentation de son pouvoir d’achat, encore une fois provoquée par la baisse des taux.

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