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Les Français toujours accros aux crédits de trésorerie

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Le prêt personnel est simple, rapide, mais pas aussi protecteur que le crédit conso affecté.

Signe du redressement de la conjoncture économique, la production de prêts à la consommation continue son ascension. L’ASF (Association française des Sociétés Financières), constate que la souscription de crédits de trésorerie bondit de +7,7 % pour les prêts personnels, et +1,3 % pour les prêts renouvelables. Et pourtant le mois de juin n’a pas été un bon cru pour les prêteurs.

11 milliards d’euros de crédits de trésorerie en 6 mois

Le crédit de trésorerie sans justificatif, reste le financement conso préféré des ménages français. En juin dernier ils en ont emprunté pour 1,246 milliards d’euros, soit 5 fois plus que le crédit pour automobile neuve. Le crédit renouvelable a presque aussi bien fait que tous les prêts à la consommation affectés réunis, avec 839 millions d’euros de souscription.

Si les 2,85 milliards d’euros de crédits de trésorerie souscrits en juin peuvent paraître impressionnants, ce montant est pourtant en recul de 50 millions d’euros par rapport à juin 2015. Pour autant les Français continuent de démontrer leur amour pour l’argent frais.

Sur les 6 premiers mois de l’année, ils en ont emprunté pour 11,454 milliards d’euros, soit 536 millions de plus que l’année dernière, à la même période. Curieusement, les ménages semblent préférer une certaine forme de discrétion, à la méthode plus contraignante, mais plus protectrice, du financement affecté à un achat précis.

Les crédits de trésorerie : discrets, libres mais qui engagent

Le droit du consommateur français est pourtant bien établi. Si un ménage souhaite effectuer des travaux, il a la possibilité de les financer via un crédit à la consommation affecté. Dans ce cas, la somme prêtée par la banque ne peut servir qu’à effectuer les travaux décrits au contrat.

Ce ménage peut également utiliser un crédit de trésorerie, dans ce cas il n’a pas à justifier des dépenses, et utilise la somme en tout ou partie, comme il l’entend. Discrétion donc mais aussi liberté, car il peut dépenser pour les travaux en question en suivant son propre planning.

Dans les 2 cas il dispose d’un délai de rétractation de 14 jours. À l’intérieur de ce délai, il peut changer d’avis et annuler le contrat de prêt. Mais que se passe-t-il si finalement il décide d’annuler la vente ?

Dans le cadre d’un financement affecté, le crédit est lui-même annulé, il n’a rien à payer. Dans le cadre d’un financement de trésorerie, il ne peut plus refuser un fois passé ce délai, et reçoit alors le montant emprunté sur son compte bancaire.

S’il a annulé la vente, il n’a plus qu’à rembourser sa banque d’un seul tenant et subir les inévitables pénalités de remboursement anticipé. Dans le cadre d’un crédit de trésorerie de 10 000 €, il devra verser 100 € à sa banque (1 % du capital), et la plupart du temps devra tout de même s’acquitter de la première mensualité et de ses intérêts.

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