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La hausse des prix de l’immobilier ancien s’essouffle

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En 3 mois les prix des appartements anciens ont baissé à Nice.

Les résultats du dernier baromètre LPI SeLoger sont sans appel : les prix des logements augmentent dans 80 % des villes de France depuis 1 an. Mais sur 3 mois la hausse des prix de l’immobilier n’a pas eu lieu, marquant peut-être de la fin du phénomène. Car si la remontée des taux des crédits annoncée se présente, un ajustement pourrait bien se produire.

Ces villes où les prix du m² ancien baissent en 3 mois

La dernière édition du baromètre LPI SeLoger, pointe le prix moyen des maisons anciennes à 2900 €/m², sur la période août–septembre–octobre. C’est 3,2 % plus cher que l’année dernière, mais c’est également 0,6 % moins cher que sur juin–juillet–Août. En revanche les appartements anciens se signent en légère hausse à 0,3 %, pour un prix moyen de 3651 €/m².

C’est Marseille qui présente sans doute le plus d’opportunités pour les acheteurs. Les prix de l’immobilier ancien ont perdu -3,3 % en 3 mois, désormais à 2752 €/m². À Nantes la hausse des prix de l’immobilier ancien est terminée, la moyenne perd -2,7 % et descend à 2944 €/m². À Strasbourg il faut désormais compter 3058 €/m² pour un appartement ancien, après une baisse de -1 %.

Après avoir vécu un léger renouveau, voici que les prix replongent de -5,6 % à Saint-Etienne, désormais à 1244 €/m². À Nice les appartements restent tout de même parmi les plus chers de France, avec 3941 €/m² après une baisse de -0,9 %. À Reims on peut parler de quasi stabilisation, les appartements anciens n’ayant subi que -0,3 %, pour s’échanger à 2233 €/m².

Ces villes où la hausse des prix de l’immobilier ancien continue

Du mois d’août à octobre les prix des appartements à Bordeaux ont grimpé de +3,7 %, pour un budget moyen de 3933 €/m². Mais ce n’est rien par rapport à ce qui s’est passé à Rennes. Sur cette même période la hausse a atteint +9,7 %, pour s’établir à 2998 €/m².

Montpellier est en train de creuser l’écart sur Toulouse. La hausse des prix de l’immobilier ancien a atteint +2,9 % contre +1,7 %. Il faut désormais compter sur 2759 €/m² pour un appartement montpelliérain, pour 2711 €/m² dans la ville rose. Ce sera moins cher de s’installer à Toulon, où 2542 €/m² suffiront après une inflation de +2,2 %. Ce sera encore moins cher à Grenoble, avec 2484 €/m² de budget suite à une hausse de +2,5 %.

Ce sera beaucoup plus cher à Paris, qui désormais accueille les nouveaux propriétaires contre la modique somme de 8651 €/m². Les choses se calment un peu dans la capitale, la hausse des prix de l’immobilier ancien se limite à +0,2 % en 3 mois.

Que nous réserve le marché du logement en 2017 ?

À la surprise générale, la baisse des taux bancaires ne s’est pas produite le mois dernier. Toutefois des réseaux de courtiers commencent à annoncer courageusement des mouvements haussiers chez leurs banques partenaires. Les indicateurs habituels, comme le coût de la dette française à 10 ans, montrent bien qu’un ajustement est inévitable.

Une remontée des taux d’emprunt permettrait logiquement de stabiliser la hausse des prix de l’immobilier ancien, voir même des programmes des promoteurs. Dans certaines zones comme en région parisienne, l’inflation est telle qu’elle a absorbé la baisse des taux dans certaines villes.

Un marché libre s’équilibre en fonction de l’offre et de la demande, mais cet ajustement prend du temps. Il faudra sans doute attendre juin 2017 pour tirer un bilan définitif de l’effet de la hausse des taux d’emprunt, si elle a vraiment lieu.

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