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Hausse des taux d’emprunt et des prix de l’immobilier : info ou intox ?

La fin de la baisse des taux immobiliers est le déclic tant attendu par les candidats acheteurs, qui désormais se ruent vers les banques pour emprunter. Impatients de relancer un marché atone depuis près de 3 ans, les professionnels font monter la mayonnaise dans les médias. Mais les taux remontent-ils vraiment, et font-ils vraiment repartir les prix du m² vers le haut ? Oui et non, cela dépend où, et pour qui.

Les taux de prêt immobilier augmentent, mais peu et pas pour tout le monde

Après avoir atteint son plancher record de 2,01 % en mai, le taux immobilier actuel moyen est en train de repartir légèrement à la hausse. Le marché est toutefois bien loin d’une situation « achetez maintenant après ce sera trop tard ».

Selon des informations du quotidien Le Figaro.fr, LCL a relevé ses taux de 0,15 % en juin. La Banque Postale ainsi que « quelques caisses régionales de grands établissements » n’ont pour l’instant pas suivi le mouvement. D’un niveau plus général, certaines enseignes ont augmenté les leurs de quelques points de base, d’autres se sont contentées d’une hausse symbolique.

En mars dernier, l’observatoire CSA/Crédit Logement relevait une moyenne à :

  • 1,97 % sur 15 ans,
  • 2,26 % sur 20 ans,
  • 2,63 % sur 25 ans.

Aujourd’hui si l’on consulte les informations publiés par les plus grands réseaux de courtiers du marché, un profil moyen peut emprunter :

  • de 2,05 % à 2,20 % sur 15 ans,
  • de 2,25 % à 2,50 % sur 15 ans,
  • de 2,58 % à 3,10 % sur 25 ans.

Nous sommes donc effectivement en présence d’une situation de légère remontée des taux. Mais si leurs baromètres indiquent des petites flèches rouges pointées vers le haut, leurs publication rappelle que les bons profils d’emprunteurs sont toujours les bienvenus. Car dans la réalité si les agences bancaires reçoivent des barèmes de taux de leur direction générale, les conseillers clientèle disposent d’une marge de manœuvre pour accorder des remises aux clients les plus intéressants pour une banque.

Hausse des prix de l’immobilier : trop difficile à dire

À la fin du mois dernier, la note de conjoncture Notaire/INSEE nous apprenait que les prix des logements anciens se sont redressés de + 0,3 % sur un trimestre. Cette correction pourrait être due au phénomène de l’offre et de la demande. Avec plus d’emprunteurs et donc d’acheteurs potentiels sur le marché, la demande serait en augmentation, risquant de tirer les prix vers le haut.

À la vérité il est très difficile d’estimer la tendance actuelle des prix de l’immobilier ancien. Tout d’abord il convient de différencier les maisons des appartements. D’après l’INSEE, le prix des premières aurait gagné + 0,6 %, tandis que les second auraient perdu -1,6 %. Qui plus est il faut tenir compte des fortes disparités géographiques. Alors que la note observe une baisse des prix de – 0,4 % en région parisienne d’un trimestre à l’autre, dans une vingtaine de villes d’Île-de-France les prix de l’immobilier ont grimpé en flèche.

Si l’on se penche sur la carte des prix immobiliers du réseau Meilleursagents, et que l’on compare avec les données des notaires relevées sur leur site Immoprix, on tombe effectivement sur de fortes variations.

À Bordeaux, les notaires enregistrent des transactions de 2190 €/m² à 4500 €/m² sur les appartements anciens, chiffres relevés au 28 février 2015. Chez Meilleursagents en constate une fourchette de transactions de 2324 €/m² à 4648 €/m². Il s’agirait donc bien d’une augmentation des prix.

Mais tendance inverse du côté de Toulouse, où les notaires constatent que les appartements anciens se vendent entre 1960 €/m² et 3640 €/m². Chez lacoteimmo, on relève des prix allant de 1648 €/m² à 3459 €/m², ce qui correspondrait donc à une baisse des prix.

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