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Prix de l’immobilier : la négociation se rétrécit

Les marges de négociation sur les prix de l’immobilier sont en train de rétrécir, signe que le marché repart. Les acheteurs passent à l’acte de peur de voir les taux d’emprunt remonter, et les vendeurs affichent des prix plus raisonnables. Cela n’empêche pas certains d’entre eux d’être obligé d’accepter des rabais supérieurs à 5 %, même dans les grandes métropoles.

Les prix de l’immobilier baissent, la négociation aussi

L’année dernière les propriétaires cherchaient à vendre leurs biens immobiliers plus chers qu’aujourd’hui, forçant les acheteurs à négocier ou attendre. Les vendeurs les plus impatients étaient donc obligés de faire des concessions, les plus patients se retrouvent aujourd’hui dans la même situation.

Ils baissent leur prix pour réussir à céder leurs habitations, tandis que les acheteurs conscients du fait que la baisse des taux est peut-être terminée, sortent de leur attentisme et passent à l’acte.

Selon la note de conjoncture notaires INSEE pour le 1er trimestre 2015, le prix des logements anciens perd -1,9 % par rapport à la même période l’année dernière. D’un autre côté les taux immobiliers semblent se stabiliser, mais pourraient repartir à la hausse si l’on en juge le climat des marchés financiers qui vient brusquement de s’assombrir.

Négocier les prix de l’immobilier : de -2,5 % à -11 %

Développé conjointement par Le Figaro, le réseau ORPI et Explorimmo, le baromètre des écarts de prix fait état d’une négociation moyenne de -4,65 % entre avril 2014 et avril 2015, contre 4,74 % sur la période février 2014 – 2015. Ces chiffres ne sont pas sans rappeler le baromètre LPI – SeLoger, qui faisait état d’une négociation globale de 5,2 %.

Il reste que de fortes disparités s’appliquent selon les villes. Ainsi à Boulogne-sur-Mer il est possible d’acheter un logement -11 % en dessous de son prix affiché, tandis qu’à Strasbourg les appartements 2 pièces ne descendent pas en dessous de -1,75 %.

La négociation dépend de l’offre et la demande, ainsi à Paris les T2 étant très demandés les acheteurs ont pu tirer les prix de -2,10 % vers le bas, avec une moyenne à 297 270 €. Comme le rappelaient les notaires lors de leur note de conjoncture sur l’immobilier francilien, les 5 pièces souffrent le plus et descendent désormais en dessous du million d’euros, établis à un prix moyen de 993 280 €, négocié avec -3 % de rabais.

Décidément les grandes surfaces ont la vie dure, à Nantes les logements anciens de 5 pièces et plus se vendent désormais avec des rabais de -6,40 %, pour un prix moyen de 295 330 €. Dans la capitale des Pays de La Loire, les T2 on du mal à partir, les vendeurs sont obligés de céder -6,30 %, pour s’établir à un prix moyen de 119 000 €.

C’est à Lyon que les vendeurs sont les mieux lotis, avec une marge de négociation moyenne de -2,75 %. Les 4 pièces partent désormais à 345 390 €, à – 2 % en dessous du prix affiché.

À Bordeaux les vendeurs d’appartements de petites surfaces, traditionnellement destinées aux investisseurs, souffrent de la concurrence de la loi Pinel. Ils doivent désormais accorder des remises de -4,30 % sur les T2 (138 420 €), et de -4,15 % sur les studios (92 750 €).

Prix de l’immobilier : où sont les bonnes affaires ?

Parmi les métropoles de plus de 200 000 habitants, c’est à Lille que l’on négocie le plus avec une moyenne de -5 %. Au cours des 12 derniers mois, ceux qui ont acheté des grandes surfaces de 5 pièces et plus ont pu le faire à un prix moyen de 196 700 €, un rabais de -8,8 % par rapport au prix affiché.

La capitale du Nord étant également une cité universitaire, les investisseurs seront contents d’apprendre qu’un studio ancien se vend en moyenne à 84 930 €, négocié à -4,70 %.

À Marseille, les propriétaires d’appartements 2 pièces n’en reviennent toujours pas. Pour vendre ces petites surfaces ils ont dû accepter d’abaisser leurs prix de -7,50 %, pour finir à 102 095 €.

À Montpellier il semble que les 4 pièces aient plus de mal à se vendre, les acheteurs n’ayant accepté de signer que pour un rabais de -5,50 %, établissant le prix moyen à 192 600 €.

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