Accueil Actualités

Impôts locaux : ces villes où les habitants passent à la caisse

PARTAGER SUR
Source : http://www.forum-gv.com/2016/09/13/fiscalite-2016-des-grandes-collectivites-locales-decouvrez-letude-annuelle-de-lobservatoire-sfl-forum/

Les conseils municipaux et leurs groupements se sont montrés plutôt sages cette année, avec 32 % d’entre eux seulement, augmentant leur taxe d’habitation de +1 % moyenne. En revanche les départements n’y sont pas allés de main morte, 36 % d’entre eux décidant de rehausser leur taxe foncière de +5,2 %. Mais les impôts locaux diffèrent selon les villes, et au final certains habitants vont sérieusement passer à la caisse cette année.

Ces villes où les impôts locaux assomment les propriétaires occupants

Sur les 63 283 ménages habitant Amiens, on compte 33,2 % de propriétaires (source : INSEE). S’ils sont effectivement occupants, ils auront le privilège de monter sur la 1ère marche du podium des contribuables locaux de France. Entre la taxe d’habitation et celle sur les propriétés bâties, ils débourseront 55,87 % de la valeur cadastrale locative qu’ils occupent.

Derrière eux arrivent les 41,1 % parmi les 70 709 ménages propriétaires à Nîmes. Habiter dans sa résidence principale au sein d’une des plus belles communes du sud de la France, se paye à hauteur de 55,70 %.

On dénombre ainsi en tout 7 territoires, sur lesquels les propriétaires occupants devront payer des impôts locaux au-delà de 50 % de la valeur taxable. Lille (50,51 %), Dijon (50,89 %), Montpellier (52,65 %), Caen (53,18 %), Grenoble (53,92 %), Le Havre (54,36 %) et Angers (55,45 %) viennent compléter le tableau.

Ces villes où les impôts locaux préservent leurs habitants, pour l’instant

Elle a résisté jusqu’au bout, mais la capitale a finalement dû rehausser son taux de mutation sur les transactions immobilières. Il reste que Paris est un paradis fiscal pour les propriétaires occupants, qui ne seront taxés qu’à hauteur de 13,50 % cette année.

À quelques stations de métro à l’ouest, Boulogne-Billancourt (92) cajole elle-aussi ses administrés. Les boulonnais ne devront sortir de leur poche que 15,09 % à titre d’impôts locaux.

Tant qu’à acheter sa résidence principale, mieux vaut le faire dans le Rhône. À Lyon le cumul de la taxe foncière et de la taxe d’habitation se limitera à 29,81 %. Les candidats acheteurs trouveront encore moins cher à quelques stations de métro au-delà du 3e arrondissement. Ils arriveront ainsi à Villeurbanne, où on ne leur demandera que 27,79 %.

Ces villes où les impôts locaux assomment les locataires

Non seulement ils ont été privés de leur grande braderie annuelle, mais en plus ils devront passer à la caisse. Et ils seront nombreux, car 71,9 % parmi les 119 696 ménages recensés par l’INSEE à Lille en 2013, sont locataires. Il leur sera demandé une participation de 45,65 % de la valeur cadastrale, à titre de taxe d’habitation.

La 2e place du classement est détenue par la 2e ville la plus peuplée de France. À Marseille les 66 % de ménages locataires parmi les 385 374 foyers, seront taxés à 40,25 %.

On retrouve Nîmes sur le podium, car les locataires n’échapperont pas non plus aux impôts locaux. Cette année on leur demandera un taux de 40,10 % sur la valeur cadastrale locative. Voyons les choses du bon côté : les nîmois sont habitués, ils en payaient autant l’année dernière.

En dehors de ces 3 là, on dénombre 18 grandes villes où le taux de la taxe d’habitation dépasse les 30 %. La fourchette va de Grenoble qui demande 30,09 % à ses habitants non-propriétaires, en passant par Strasbourg qui les taxe à 36,48 %.

Évolution de la taxe foncière par département en 2016. Source : http://www.forum-gv.com/.
Évolution de la taxe foncière par département en 2016. Source : http://www.forum-gv.com/.

Ces villes où les locataires peuvent respirer, pour l’instant

D’accord la vie est chère à Paris, mais en échange la taxe d’habitation est imbattable. Cette année l’équipe d’Anne Hidalgo demandera aux locataires de participer à hauteur de 13,38 % seulement. Très peu de différence donc entre propriétaires et locataires, si ce n’est les prix des appartements qui redécollent.

Et l’on retrouve Boulogne-Billancourt sur la 2e place des paradis fiscaux pour locataires. La taxe d’habitation se limite à 17,87 %, ce qui compensera les 21,7 €/m² de loyer en moyenne (source : Observatoire Clameur). Les locataires peuvent d’ailleurs dormir sur leurs 2 oreilles, tout comme pour leurs voisins parisiens leur municipalité n’a pas augmenté leurs impôts locaux.

En revanche à Saint Denis (93) la taxe d’habitation a grimpé de +5,7 %. Et justement les habitants ont de quoi s’inquiéter, car la mairie a de la marge. Avec une imposition à 21,48 %, elle prend la 3e place du podium.

Impôts locaux : calcul et abattements

Propriétaires occupants et locataires vont recevoir un avis d’imposition. Ils découvriront le montant de leur valeur cadastrale locative, calculée par l’administration fiscale. Il ne s’agit donc nullement de la valeur marchande du bien immobilier, encore moins de la somme des revenus locatifs qu’en tirerait le propriétaire s’il louait. En fait dans la réalité, la base d’imposition calculée par le centre des impôts est bien inférieure à la valeur réelle du logement.

Non content d’avoir une base de calcul limité, les impôts locaux peuvent être réduits. La taxe foncière sur les propriétés bâties peut être plafonnée, en fonction des revenus. La taxe d’habitation subit un abattement de 10 % pour chacune des 2 premières personnes à charge, et de 15 % pour les suivantes. Là encore les ménages aux revenus limités, percevront une réduction, ou seront exonérées.

Posez vos questions, commentez

commentaires