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L’INSEE confirme la hausse des prix de l’immobilier

mise à jour: 21 juin 2019
Vue aérienne du Vieux Lyon
Le pouvoir d'achat immobilier des ménages va-t-il se maintenir ?

L’indice des prix des logements anciens calculé par l’INSEE avec les chiffres des notaires, montre que l’inflation continue sur l’immobilier. En l’espace de 3 mois les nouveaux propriétaires ont déboursé +0,5 % pour acheter une maison et +1 % pour un appartement. La hausse est particulièrement marquée sur 1 an en région parisienne, tandis que la courbe remonte plus modérément en province sur 1 trimestre.

Variation des prix de l’immobilier selon l’INSEE au 1er trimestre 2019

Les transactions immobilières enregistrées par les notaires sont transmises à l’INSEE, qui en déduit un indice du prix des logements anciens. Au 1er trimestre la hausse des prix s’est stabilisée.

Sur toute la France les prix de l’immobilier grimpent de +0,7 % de janvier à mars, par rapport à octobre–décembre. Durant cette période les maisons se sont vendues 0,5 % plus cher, tandis que les appartements ont gagné +1 %.

En conséquence l’inflation atteint +3 % en 1 an. Ceux qui ont acheté un appartement entre janvier et mars ont dû le faire à 3,7 % au-dessus de leurs prédécesseurs de l’année dernière.

Quant à ceux qui ont acheté une maison ancienne, ils ont dû débourser +2,5 %. Mais il ne s’agit que d’une moyenne nationale, l’INSEE observe des variations différentes sur les prix de l’immobilier selon la région.

Pour info : tous les 2 mois, Emprunter Malin analyse les prévisions des notaires sur les prix de l’immobilier.

La hausse se poursuit en région parisienne

Au 1er trimestre 2019, l’INSEE constate que les prix des logements anciens d’Île de France augmentent de +0,4 % par rapport au trimestre précédent. Et sachant qu’au trimestre précédent l’inflation avait déjà atteint +1,3 %, le constat est lourd sur 1 an.

De janvier à mars les prix des appartements anciens ont bondi de +4,6 % par rapport à la même période l’année dernière. Dans un même temps celui des maisons atteint +2,4 %.

Sans surprise Paris affiche la plus forte hausse des prix de l’immobilier, avec +6,4 % pour les appartements en 1 an. La petite couronne profite de l’effet d’aubaine, ce type de logement gagnant +4,2 % sur les 12 derniers mois.

On assiste peut-être à l’exode de certains ménages qui ne peuvent plus acheter dans la capitale. Ils font alors monter les prix aux portes de Paris, en 1 an les maisons prennent ainsi +4,8 % sur la petite couronne. Et la hausse des prix de l’immobilier n’est peut-être pas terminée, même si certains biens sont au-dessus de leur pic de 2011.

Des logements plus chers également en province

L’INSEE constate une hausse de +0,8 % des prix des logements anciens en province au 1er trimestre 2019, par rapport au précédent. En 1 an le budget nécessaire a globalement gagné +2,6 %, avec une hausse légèrement plus importante sur les appartements (+2,8 %) que sur les maisons (+2,5 %).

Les prix de l’immobilier se sont ajustés différemment en Provence Alpes Côte d’Azur avec -0,2 % sur les appartements et +0,4 % sur les maisons (4e trimestre).

En Rhône-Alpes on assiste à un scénario inverse, avec une très légère progression de +0,1 % sur les appartements contre -0,2 % sur les maisons, le tout sur 3 mois (3e trimestre).

Il semble que l’inflation soit en train de se calmer à Lyon. Dans la capitale des Gaules le budget nécessaire pour un appartement n’a grimpé « que » de +0,5 % au 3e trimestre. Cette légère poussée intervient après une précédente de +4,2 %. Lyon est une ville universitaire, où l’on peut trouver des opportunités d’investissement locatif sur les petites surfaces pour étudiants.

Toujours plus de transactions immobilières

À la fin mars 2019 les études de notaires avaient enregistré 9785 000 ventes de logements anciens. C’est bien plus que les 965 000 de l’année dernière.

En supplément l’INSEE constate que le stock de logements disponibles augmente de +1 % par an, et ce malgré une demande soutenue.

Par exemple, de février à avril 2019 l’observatoire CSA/Crédit Logement constate que le nombre de crédits immobiliers distribués par les banques décolle de +16,8 % par rapport à février – avril 2018. Dans un même temps le montant total prêté augmente de +24,5 %, ce qui démontre que l’accession à la propriété redevient plus facile pour les ménages aux revenus modestes.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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