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L’INSEE confirme la hausse des prix de l’immobilier

mise à jour: 3 janvier 2019
Vue aérienne du Vieux Lyon
Le pouvoir d'achat immobilier des ménages va-t-il se maintenir ?

L’indice des prix des logements anciens calculé par l’INSEE avec les chiffres des notaires, montre que l’inflation continue sur l’immobilier. En l’espace de 3 mois les nouveaux propriétaires ont déboursé +0,7 % pour acheter une maison et +1,4 % pour un appartement. La hausse est particulièrement marquée sur 1 an en région parisienne, tandis que la courbe remonte plus modérément en province sur 1 trimestre.

Variation des prix de l’immobilier selon l’INSEE au 3e trimestre 2018

Les transactions immobilières enregistrées par les notaires sont transmises à l’INSEE, qui en déduit un indice du prix des logements anciens. Au 3e trimestre la hausse des prix s’est accélérée.

Sur toute la France les prix de l’immobilier grimpent de +1 % de juillet à septembre, par rapport à mars–juin. Durant cette période les maisons se sont vendues 0,7 % plus cher, tandis que les appartements ont gagné 1,4 %.

En conséquence l’inflation atteint +2,9 % en 1 an. Ceux qui ont acheté un appartement entre juillet et septembre ont dû le faire à 3,3 % au-dessus de leurs prédécesseurs.

Quant à ceux qui ont acheté une maison ancienne, ils ont dû débourser +2,6 %. Mais il ne s’agit que d’une moyenne nationale, l’INSEE observe des variations différentes sur les prix de l’immobilier selon la région.

La hausse se poursuit en région parisienne

Au 3e trimestre 2018, l’INSEE constate que les prix des logements anciens d’Île de France augmentent de +1 % par rapport au trimestre précédent. Et sachant qu’au trimestre précédent l’inflation avait déjà atteint +1,1 %, le constat est lourd sur 1 an. De juillet à septembre les prix des appartements anciens ont bondi de +4,2 % par rapport à la même période l’année dernière. Dans un même temps celui des maisons se limite à +2 %.

Sans surprise Paris affiche la plus forte hausse des prix de l’immobilier, avec +6,2 % pour les appartements en 1 an. La petite couronne profite de l’effet d’aubaine, ce type de logement gagnant +3,1 % sur les 12 derniers mois. On assiste peut-être à l’exode de certains ménages qui ne peuvent plus acheter dans la capitale.

Ils font monter les prix aux portes de Paris, en 1 trimestre les maisons prennent ainsi +0,7 % sur la petite couronne. Mais ce n’est peut-être pas fini, car certains départements franciliens sont encore en dessous de leur pic de 2011.

Des logements plus chers également en province

L’INSEE constate une hausse de +1 % des prix des logements anciens en province au 3e trimestre 2018, par rapport au précédent. En 1 an le budget nécessaire a globalement gagné +2,7 %, avec une hausse légèrement plus importante sur les maisons (+2,7 %) que sur les appartements (+2,6 %).

On a toutefois observé un retour à la baisse en milieu d’année en Provence Alpes Côte d’Azur, avec -0,9 % sur les appartements mais +0,2 % sur les maisons. Même scénario en Rhône-Alpes, les prix de l’immobilier continuent leur progression avec -0,2 % sur les appartements et +0,8 % sur les maisons en 3 mois.

L’inflation est d’ailleurs particulièrement marquée à Lyon. Dans la capitale des Gaules le budget nécessaire avait grimpé de +7,8 % sur un appartement ancien en milieu d’année. Cette poussée était d’ailleurs intervenue après une précédente de +10,3 %. Toutefois une analyse du marché local fait apparaître des opportunités d’investissement locatif sur les petites surfaces lyonnaises.

L’INSEE voit la santé du marché de l’immobilier

À la fin septembre 2018 les études de notaires avaient enregistré 956 000 ventes de logements anciens. C’est à peu près autant qu’à la fin juin, mais c’est plus que les 948 000 de l’année dernière.

En supplément l’INSEE constate que le stock de logements disponibles augmente de +1 % par an, et c’est là où les choses pourraient changer. Car les chiffres de l’institut ne concernent que la période de juillet à septembre, or d’autres organisations constatent un ralentissement de la demande sur l’offre, sans doute à cause de la hausse des prix.

Mais le marché pourrait rester dynamique, eu égard aux efforts des banques pour maintenir l’activité à peu près intacte. Alors qu’il est quasiment certain que les taux d’emprunt augmenteront en 2019, beaucoup de ménages pourraient en profiter pour passer à l’action. Il est possible que certains d’entre eux acceptent de perdre un peu de m² maintenant, plutôt que davantage dans 1 an.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer