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L’INSEE confirme la hausse des prix de l’immobilier

mise à jour: 1 mai 2019
Vue aérienne du Vieux Lyon
Le pouvoir d'achat immobilier des ménages va-t-il se maintenir ?

L’indice des prix des logements anciens calculé par l’INSEE avec les chiffres des notaires, montre que l’inflation continue sur l’immobilier. En l’espace de 3 mois les nouveaux propriétaires ont déboursé +0,8 % pour acheter une maison et +0,5 % pour un appartement. La hausse est particulièrement marquée sur 1 an en région parisienne, tandis que la courbe remonte plus modérément en province sur 1 trimestre.

Variation des prix de l’immobilier selon l’INSEE au 4e trimestre 2018

Les transactions immobilières enregistrées par les notaires sont transmises à l’INSEE, qui en déduit un indice du prix des logements anciens. Au 4e trimestre la hausse des prix a quelque peu décélérée.

Sur toute la France les prix de l’immobilier grimpent de +0,7 % d’octobre à décembre, par rapport à juillet–septembre. Durant cette période les maisons se sont vendues 0,8 % plus cher, tandis que les appartements ont gagné +0,5 %.

En conséquence l’inflation atteint +3,2 % en 1 an. Ceux qui ont acheté un appartement entre octobre et décembre ont dû le faire à 3,4 % au-dessus de leurs prédécesseurs de l’année dernière.

Quant à ceux qui ont acheté une maison ancienne, ils ont dû débourser +3,1 %. Mais il ne s’agit que d’une moyenne nationale, l’INSEE observe des variations différentes sur les prix de l’immobilier selon la région.

Pour info : tous les 2 mois, Emprunter Malin analyse les prévisions des notaires sur les prix de l’immobilier.

La hausse se poursuit en région parisienne

Au 4e trimestre 2018, l’INSEE constate que les prix des logements anciens d’Île de France augmentent de +1,3 % par rapport au trimestre précédent. Et sachant qu’au trimestre précédent l’inflation avait déjà atteint +1 %, le constat est lourd sur 1 an.

D’octobre à décembre les prix des appartements anciens ont bondi de +4,5 % par rapport à la même période l’année dernière. Dans un même temps celui des maisons atteint +3,5 %.

Sans surprise Paris affiche la plus forte hausse des prix de l’immobilier, avec +5,7 % pour les appartements en 1 an. La petite couronne profite de l’effet d’aubaine, ce type de logement gagnant +4,8 % sur les 12 derniers mois.

On assiste peut-être à l’exode de certains ménages qui ne peuvent plus acheter dans la capitale. Ils font alors monter les prix aux portes de Paris, en 1 trimestre les maisons prennent ainsi +2,2 % sur la petite couronne. Mais ce n’est peut-être pas fini, car certains départements franciliens sont encore en dessous de leur pic de 2011.

Des logements plus chers également en province

L’INSEE constate une hausse de +0,4 % des prix des logements anciens en province au 4e trimestre 2018, par rapport au précédent. En 1 an le budget nécessaire a globalement gagné +2,8 %, avec une hausse légèrement plus importante sur les maisons (+3 %) que sur les appartements (+2,4 %).

Les prix de l’immobilier ont continué de grimper en Provence Alpes Côte d’Azur avec +1 % sur les appartements et +2,3 % sur les maisons (3e trimestre).

Même scénario en Rhône-Alpes, les prix continuent leur progression avec +2,1 % sur les appartements et +2,7 % sur les maisons en 3 mois (3e trimestre).

L’inflation est d’ailleurs particulièrement marquée à Lyon. Dans la capitale des Gaules le budget nécessaire pour un appartement avait grimpé de +9,4 % au 3e trimestre. Cette poussée était d’ailleurs intervenue après une précédente de +7,9 %. Toutefois une analyse du marché local fait apparaître des opportunités d’investissement locatif sur les petites surfaces lyonnaises.

Toujours plus de transactions immobilières

À la fin décembre 2018 les études de notaires avaient enregistré 970 000 ventes de logements anciens. C’est plus que les 968 000 de l’année dernière.

En supplément l’INSEE constate que le stock de logements disponibles augmente de +1 % par an, alors que d’autres organisations voient un ralentissement de la demande sur l’offre.

Par exemple, l’observatoire CSA/Crédit Logement nous apprend que le nombre de crédits immobiliers distribués par les banques baisse de -3,8 % en 1 an. Dans un même temps le montant total prêté augmente de +4 %, ce qui démontre bien que l’accession à la propriété devient difficile pour les ménages aux revenus modestes.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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