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La météo et les grèves font baisser les prix de l’immobilier en Île-de-France

Grève gare de Versailles, 8 mai 2018
Photo : leparisien.fr LP/M.B, 8 mai 2018

Bonne nouvelle : le site MeilleurAgents constate un recul des prix de l’immobilier dans la plupart des départements d’Île-de-France. Mauvaise nouvelle : cette accalmie ne serait que le fait « des intempéries puis de la grève ». Toutefois même si le mouvement social n’est pas prêt de s’arrêter, l’acheteur mobile aura du mal à en profiter, faute d’offre.

Recul des prix de l’immobilier en Île-de-France

Le 102e baromètre des prix de l’immobilier de MeilleursAgents indique une accalmie, voire un recul du prix des logements en Île-de-France.

En Seine-et-Marne le phénomène n’est pas nouveau, depuis janvier le m² perd -1,4 %. De mars à avril la baisse a continué avec -0,2 %.

Dans l’Essonne si les prix de l’immobilier se stabilisent d’un mois sur l’autre, ils sont en recul de -1,2 % depuis le 1er janvier, et de -0,5 % depuis le début de l’année.

Dans le Val-de-Marne la décrue semble s’accélérer. Après avoir gagné +2 % en 1 an, les prix de l’immobilier reculent de -0,3 % depuis janvier, mais plus encore de -0,3 % de mars avril.

En revanche le recul est plus mitigé en Seine-Saint-Denis, qui affiche -0,6 % depuis le début de l’année, et une parfaite stabilisation à 0 % d’un mois à l’autre. En 1 an le m² y a gagné +1,7 %, alors qu’il reste de la marge pour une hausse supplémentaire.

Le 2e département le plus cher d’Île-de-France, les Hauts-de-Seine, affiche des prix du m² stables depuis janvier. Il était temps, le baromètre est monté de +3,7 % en 12 mois.

La santé du marché immobilier du Val-d’Oise semble se confirmer. Après avoir pris +1,4 % en 1 an, les logements se vendent +0,7 % plus cher depuis janvier. Toutefois ils reculent de -0,2 % de mars à avril.

Les vendeurs immobiliers des Yvelines s’en sortent bien mieux que leurs voisins franciliens. Leurs logements ont gagné +1,5 % en 1 an, puis +0,5 % depuis janvier et les prix n’ont pas bougé d’un mois à l’autre.

Les intempéries, puis les grèves grippent le marché immobilier francilien

Selon le baromètre de MeilleursAgents, la baisse des prix de l’immobilier en Île-de-France serait due aux intempéries d’abord, puis aux grèves.

D’après les relevés du site météo–paris.com, la région Île-de-France a effectivement connu le déluge. En avril il est tombé 78 mm de pluie pour une moyenne normale de 48 mm. La journée du 19 a même vu 4 cm de neige, de quoi faire rire nos amis québécois mais suffisamment pour refroidir des franciliens peu habitués.

En avril les habitants de la région de Pontoise ont même subi 89 mm de précipitations. Il vallait d’ailleurs mieux habiter à Melun, qui a reçu 90 heures d’ensoleillement sur cette même période.

Mais cette météo trop peu printanière n’a pas empêché les syndicats de la SNCF d’entamer un mouvement de grève en passe de devenir historique. Depuis le 3 avril, pas moins de 48 heures de perturbations sur le réseau ferroviaire Transilien sont attendues tous les 5 jours.

Au programme : au moins 3 mois de transport au ralenti, la dernière date déposée étant celle du jeudi 28 juin.

Or cette difficulté à se déplacer cause un « manque de biens en vente et la baisse de la demande », d’après les analyses du baromètre de MeilleursAgents.

Profiter des grèves pour négocier le prix d’un logement ?

Les acheteurs immobiliers les plus mobiles pourraient peut-être profiter de la situation au cours des semaines à venir. La difficulté va surtout être de trouver le logement qui leur convienne afin de profiter de taux immobiliers de retour à la baisse.

D’après l’indice de tension immobilière du baromètre, il y aurait généralement plus de biens en vente que d’acheteurs en ce moment. Seuls Paris et les Hauts-de-Seine affichent une demande supérieure à l’offre. Pour le reste, l’indicateur va de 0,5 acheteurs pour un bien en vente en Seine-et-Marne à 0,8 acheteurs pour un logement à vendre dans les Yvelines.

Bien évidemment dans ce contexte les vendeurs prennent leur mal en patience et se replient dans une position d’attentisme. La situation pourrait se débloquer cet été, rappelons que la période juillet-août 2017 fut prolifique pour le marché de l’immobilier.

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