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Agent immobilier ou Internet, qui allez-vous choisir ?

L'acheteur ira consulter les annonces immobilières en agence et en ligne.

À première vue le métier d’agent immobilier inspire une confiance mitigée chez l’acheteur et le vendeur. Un peu plus de la moitié seulement ont « plutôt une bonne image de lui », et pourtant une grande majorité de ceux qui ont fait appel à lui en sont satisfaits. Il reste que les acheteurs le mettront en concurrence avec Internet, et la concurrence sera rude.

Intention d’achat : agent immobilier et Internet au coude à coude

Un groupe de députés avait bien essayé l’année dernière de rendre l’agent immobilier obligatoire, une démarche aussi inefficace qu’inutile. Car aujourd’hui acheteurs et vendeurs ont l’intention de le consulter, comme le montre un sondage IFOP paru pour le compte du réseau Optihome.

Ceux qui ont l’intention d’acheter une résidence principale « au cours des 24 prochains mois », sont 79 % à afficher leur intention de « consulter un professionnel de l’immobilier ». Mais en revanche ils sont également 80 % à envisager d’utiliser les services de particulier à particulier. Il est intéressant de constater que les proportions restent égales chez ceux qui souhaitent acheter une résidence secondaire, ou effectuer un investissement locatif.

Même son de cloche chez les vendeurs : 76 % ont l’intention de consulter un professionnel, tandis que 74 % vont tenter leur chance directement auprès de leurs contemporains. Toutefois l’écart se creuse dès lors qu’il s’agit de vendre un bien immobilier locatif. Les propriétaires sont 80 % à avoir l’intention de confier la recherche d’un nouvel investisseur à un intermédiaire.

95 % des recherches font sur Internet

Ceux qui par le passé ont acheté un logement, ont été 84 % à effectuer leurs recherches en ligne. Au cours des 24 prochains mois il sera indispensable de se trouver de l’autre côté de l’écran, avec 95 % des acheteurs potentiels affichant leur intention de jouer de la souris.

Ils vont commencer par consulter les « sites d’annonces immobilières entre particuliers » (86 %), ce n’est qu’après qu’ils iront se promener sur les sites des professionnels (76 %). Ces derniers augmenteront leur visibilité en adhérant à des « sites regroupant les annonces de professionnels de l’immobilier et d’agences immobilières », car 68 % des acheteurs potentiels iront les consulter. Il faut préciser qu’en dehors des notaires, seuls ses sites de petites annonces éditent un baromètre des prix du m² par ville.

Les leaders s’appellent SeLoger et LeBonCoin, avec chacun 26 % des intentions de visites. La FNAIM (Fédération Nationale de l’Immobilier) accuse un énorme retard digital, avec seulement 3 % d’intéressés.

Agent immobilier Vs Internet : le service

Celui des 2 qui l’emportera aura été exhaustif et transparent. Car si les futurs acheteurs iront tous rechercher le logement de leur rêve en ligne, 72 % iront consulter « des annonces en vitrines des agences immobilières ». Ce sont donc a priori la qualité et la diversité du catalogue qui les feront franchir la porte.

Car le visuel et la description sont les éléments clés pour attirer l’attention de l’acquéreur. Les photos sont particulièrement importantes lorsque l’on achète dans une agglomération de 20 000 à 100 000 habitants. En revanche, en région parisienne la description détaillée du logement mis en vente arrive première dans l’ordre d’importance.

En Île-de-France l’accessibilité des transports à proximité a été citée comme primordiale chez 26 % des personnes interrogées. Dans le Nord-Est on considère que le diagnostic énergétique est plus important que les informations détaillées sur le quartier. En revanche on se souci davantage du voisinage lorsque l’on cherche à acheter dans le Sud-Est.

L’agent immobilier dispose donc d’un avantage certain par rapport à Internet, car il peut répondre à toutes ces interrogations. Il peut même même présenter un catalogue de logements sans que l’acheteur potentiel n’ait à effectuer de recherche.

Les vendeurs seront plus pragmatiques, 42 % lui demanderont en premier lieu une estimation de leur bien, « la plus fiable possible » par rapport aux prix du marché. Ils attendront de leur agent immobilier qu’il vérifie la solvabilité des candidats acheteurs, et qu’il prenne en charge les visites et comptes-rendus.

Tout est donc jouable pour ce professionnel intermédiaire, d’ailleurs au cours des 3 dernières années 58 % des acheteurs de résidence principale lui ont fait confiance.

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