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Le prêt participatif bat tous les records

Investir en SCPI et crowdfunding
Le financement participatif convainc les moins de 40 ans.

Les actions des banques glissent vers les abîmes, tandis qu’investir dans le crowdfunding n’a jamais été aussi rentable. En 2015 le secteur du crédit participatif a financé 2 fois plus qu’en 2014, et 4 fois plus qu’en 2013. Une formule qui séduit emprunteurs et investisseurs, avec la société Prêt d’Union en leader incontesté du marché.

4 fois plus de crédits participatifs en 2 ans

Lors du lancement du baromètre du crowdfunding en 2013, le site financeparticipative.org enregistrait 48 millions d’euros de prêts accordés entre particuliers, aux entreprises ou en obligations. L’année suivante la collecte faisait 2 fois mieux en rehaussant la barre à 88,4 millions d’euros.

Mais c’est justement en octobre 2014 que le Législateur vient régulariser le secteur du financement participatif. Le succès est immédiat, avec 196,3 millions d’euros de collecte en 2015, soit un bond de +309 % en 2 ans.

Un chiffre à faire pâlir les directeurs de banques, qui voient progressivement une partie de leur marché migrer vers l’économie réelle. Car sur les 196,3 millions de crédits participatifs accordés en 2015, environ 70 % concernent le prêt rémunéré entre particuliers.

Les entrepreneurs ont pu emprunter 31,6 millions au travers des plates-formes de financement participatif, ils ont également pu émettre pour 24,1 million d’obligations. Mais il y eut également des projets caritatifs, qui ont récolté 3,1 million d’euros de crédits non rémunérés.

Un crédit participatif moyen de 426 €

Le principe du prêt entre particuliers ou de particulier à entreprise est simple. D’un côté on trouve une personne physique ou morale, ayant un projet. Pour un ménage il peut s’agir d’un voyage, d’acheter une voiture neuve ou d’occasion, d’équiper son logement, ou tout simplement d’obtenir un prêt de trésorerie sans justificatif de dépense.

Le leader du secteur qu’est Prêt d’Union, constate d’ailleurs que ces derniers représentent 39,4 % des financements accordés entre particuliers, via sa plate-forme. Les achats de véhicules et les dépenses de travaux viennent en second, avec respectivement 18,5 % et 17 %.

La participation moyenne d’un crédit rémunéré s’établit à 426 €, contre 78 € pour les prêts d’argent gratuits. Pour les obligations la barre monte à 4211 €, ce secteur attirant davantage les investisseurs.

D’après le baromètre du crwodfunding pour 2015, un peu plus d’1 prêteur sur 3 (34 %) est âgé de 35 à 49 ans. La tranche des 25–34 ans est tout autant représentée que celle des 50–64 ans, de l’ordre de 21 % des investisseurs.

Prêt d’Union, Leader du crédit participatif

Pour se lancer dans le prêt entre particuliers en 2014, il fallait avoir un esprit « économiste nouvelle vague ». C’est sans doute ce qui a séduit des poids lourds comme Xavier Niel et Pierre Kosciusko Morizet, mais également des habitués de la mutualisation comme AG2R La Mondiale et le Crédit Mutuel Arkéa. Et bien leur en a pris, car ils ont vu le nombre de crédits accordés passer de 70,4 millions d’euros en mars 2014, à 284,1 million d’euros en montant cumulé à ce jour (février 2016).

Mais n’obtient pas son financement qui veut, car si depuis mars 2014 Prêt d’Union a reçu 5,6 milliards de demandes de prêt entre particuliers, « seuls » 284,1 million de dossiers ont été accepté. Quant aux investisseurs, donc ces ménages qui prêtent de l’autre côté de l’écran, ils ont perçu 12 millions d’euros d’intérêts depuis le début de l’aventure.

Le nombre de rejets sur les demandes de prêt entre particuliers, s’explique par l’insolvabilité des candidats emprunteur. Car dans la pratique les règles d’attribution sont les mêmes que celles imposées par les banques. Le bénéficiaire doit avoir une activité professionnelle stable, ne pas être fiché à la Banque de France, et disposer d’une capacité de remboursement suffisante.

Le crédit participatif, côté investisseurs

Si l’une des raisons qui poussent les investisseurs à se tourner vers les plates-formes de crédit participatif est sans aucun doute le fait de ne pas passer par les banques, l’aspect pragmatique est bien présent.

L’épargnant peut espérer jusqu’à 6 % de rendement brut annuel, après déduction de l’impact des défauts de paiement et des frais de gestion. Dès lors que le montant du prêt est supérieur à 760 €, l’investisseur doit en faire la déclaration. Les intérêts ainsi perçus viendront s’ajouter à son impôt sur le revenu, et seront donc taxés à hauteur de sa plus haute tranche marginale d’imposition.

Mais une fois la fiscalité déduite, il est évident que le rendement est meilleur que celui d’un livret ou d’une assurance-vie. En revanche le capital ainsi prêté est bloqué, et ne pourra pas être récupéré avant l’échéance.

Côté emprunteur les taux peuvent être plus intéressants entre particuliers, par rapport au circuit de financement classique. Mais les banques et sociétés de crédit ont trouvé la parade au travers de promotions sur des montants spécifiques, à des taux cassés. L’emprunteur a donc toujours intérêt à comparer les offres du marché.

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