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Les prix de l’immobilier augmentent dans les grandes villes

Vue aérienne et panoramique de Lyon
Globalement les prix de l'immobilier augmentent à Lyon, avec de fortes différences entre arrondissements.

La baisse des taux d’emprunt et le retour des acheteurs ont semble-t-il créé un effet inflationniste sur les prix de l’immobilier. C’est ce que l’on peut déduire à la lecture du dernier baromètre LPI SeLoger, qui montre clairement un retour à la hausse au sein des plus grandes villes de France. Mais toutes ne sont pas concernées, dans certaines les prix baissent, et de fortes différences existent entre les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille.

Ces villes où les prix de l’immobilier grimpent

Les prix des appartements anciens continuent d’augmenter à Rennes. Le poumon économique de la Bretagne affiche désormais une moyenne à 2942 €/m², en hausse de +5,3 %. Plus au sud mais toujours à l’ouest, Bordeaux continue elle-aussi sa course, faisant remonter ses prix de +3,7 %, à 3440 €/m². Après plusieurs mois de baisse, Nîmes affiche une tendance inflationniste à +5,2 %, pour un budget moyen de 1780 €/m².

Mais la grande gagnante de 2015 semble être Saint-Etienne, qui sort la tête de l’eau après des mois de baisse de prix. Au cours de l’année dernière il a fallu compter en moyenne sur 1362 €/m² pour s’offrir un appartement ancien, une hausse de +13,3 %.

Et voici qu’Orléans entre dans la danse, avec des transactions dont les montants gagnaient +3,2 % en 12 mois, pour 2197 €/m². Plus à l’Est, Strasbourg continue son parcours insolent, affichant une augmentation de +3,5 % sur le prix de ses appartements anciens. Dans la capitale de l’Alsace il faudra désormais prévoir un budget moyen de 3110 €/m².

Ces villes où la négociation va bon train

D’après le baromètre LPI SeLoger, La marge de négociation serait de -4,6 % sur les maisons, et -4,9 % sur les appartements. C’est en Bretagne que les acheteurs sont les plus exigeants, ils ne signent qu’à -6,7 % de réduction sur les premières, et -6,8 % sur les seconds. En revanche, pas question de céder pour les vendeurs de maisons auvergnates, qui ne reculent que de -1,9 %.

Les vendeurs d’appartements anciens à Mulhouse doivent manger leur chapeau. S’ils affichent des prix en hausse de +16,2 %, au final les acheteurs l’emportent pour seulement 0,3 % de plus que l’année dernière, à 1488 €/m².

À Perpignan les prix des appartements anciens ont perdu -8,1 %, et pourtant les vendeurs les avaient affichés à -5,8 %. On peut désormais y devenir propriétaire pour 1688 €/m².

Paris, Lyon et Marseille : des prix du m² à double vitesse

Selon les chiffres récoltés par les membres de l’Observatoire LPI SeLoger, le prix moyen des appartements anciens atteindrait 8387 €/m² à Paris. Il s’agirait d’une baisse de -0,6 % sur 1 an. À Marseille la chute atteindrait -2,5 %, pour établir la moyenne à 2744 €/m². À Lyon le marché évoluerait tout doucement : en hausse de +0,9 % pour 3869 €/m².

À Paris, le renouveau du 18e arrondissement influe définitivement sur les prix de l’immobilier. En 1 an le prix des appartements ancien a gagné +4,1 %, s’établissant à 6950 €/m². En revanche rien ne va plus dans le 4e, redescendu à 9314 €/m² après une chute de -8,4 %.

Il a fait très chaud sur les prix du 13e arrondissement de Marseille l’année dernière. Les appartements anciens se sont vendus à -12,4 % en dessous des prix de l’année dernière, pour un budget moyen de 2149 €/m². Il fallait plutôt vendre dans le 16e, à 2631 €/m² en augmentation de +9,4 %.

Mais personne en France n’a fait aussi bien que le marché du 8e arrondissement de Lyon. Avec un prix moyen de 3302 €/m², les appartements anciens se sont vendus 13,6 % plus cher que l’année dernière. À l’opposé les prix ont chuté de -10,7 % dans le 5e, à 3485 €/m².

Alors, les prix de l’immobilier ont-ils augmenté ?

Les évolutions des prix de l’immobilier compilées par le baromètre LPI SeLoger, font état d’une hausse généralisée de +0,5 % dans l’ancien, et de +2% dans le neuf. La moyenne s’établirait ainsi à 3194 €/m² pour les premiers, et à 4226 €/m² pour les seconds. Mais cet ajustement viendrait particulièrement des 3 derniers mois de l’année, période au cours de laquelle on a constaté une inflation immobilière sur la région parisienne. Les prix des maisons anciennes auraient ainsi gagné +0,9 % d’octobre à décembre, pour +0,4 % du côté des maisons neuves.

En revanche le prix des appartements anciens aurait perdu -0,5 % au cours de la même période, tandis que celui des mêmes surfaces neuves aurait gagné +0,4 %.

L’Observatoire LPI SeLoger, c’est qui ?

Les chiffres les plus crédibles sur les prix de l’immobilier sont ceux des notaires. Ils ont l’avantage de se baser sur les montants constatés sur les transactions définitivement signées et conclues. Mais ils ont l’inconvénient d’être rendus publics avec plusieurs mois de retard. C’est ainsi que d’autres réseaux se sont mis en place afin d’apporter une information plus rapide aux acheteurs.

L’un d’entre eux est l’Observatoire LPI SeLoger. Il réunit plusieurs acteurs, de l’agent immobilier à la banque en passant par des gestionnaires de logements sociaux et des promoteurs. L’avantage de ce type de réseau est que les données relatives aux prix affichés et vendus sont immédiatement transmis, via un système informatique centralisé. Et force est de constater que les chiffres ainsi récoltés méritent la crédibilité.

Or il semblerait que la pierre ait affiché une tendance haussière à la mi-2015, mais rien ne prouve que le phénomène durera en 2016. On attend la note de conjoncture des notaires sur le marché immobilier francilien, pour effectivement tirer une conclusion sur le comportement des prix dans la région la plus peuplée de France.

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