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Les ménages sont prêts à faire de grosses dépenses

Le moral des ménages pourrait bien raffermir la relance de l'économie française.

Malgré le contexte social tendu, malgré les restrictions d’essence, les Français ont le moral. L’indice de confiance des ménages de l’INSEE n’a d’ailleurs jamais été aussi élevé depuis octobre 2007, avant la crise. Une bon augure pour l’économie, car ils sont de nouveau prêt à effectuer de grosses dépenses.

Les Français pensent qu’ils vont mieux

Avec l’arrivée du printemps vient la pluie, mais après la pluie vient le beau temps. Finalement le mois de mai s’est plutôt bien déroulé (mais si, mais si), les ménages considèrent que leur niveau de vie passé n’a jamais été aussi élevé qu’il y a 9 ans. Et puis à bien y réfléchir, ils considèrent que leur niveau de vie future va finalement s’améliorer, leur indice de moral augmentant de +9 points.

Les raisons de ce soudain optimisme si peu commun au franchouillard moyen ? Un chômage qui diminue, et des prix qu’ils voient diminuer. Car oui, la fameuse courbe du chômage finit par s’inverser, de peu, mais cela suffit. En 1 an la France enregistre 22 500 demandeurs d’emploi en moins, soit une baisse de -0,6 %.

Et en plus les prix sont stables, ce qui laisse augurer un regain de consommation à l’approche de l’été.

Les Français vont-ils faire de grosses dépenses ?

Déjà en janvier les ménages avaient retrouvé l’envie de faire de gros achats. En ce début d’année leur indice de confiance était à -6, et cela avait marché. Les consommations de biens durables et d’équipement du logement avait bondi, avec même une légère poussée des ventes d’automobiles.

Et voici qu’en ce joli mois de mai, leur indice de confiance dans l’opportunité de faire des achats importants, se situe à -3. Traduction : les ménages sont encore plus motivés à effectuer de grosses dépenses qu’ils ne l’étaient en janvier. On peut donc raisonnablement s’attendre à une hausse de la consommation en biens durables, de bon augure pour les concessionnaires qui voient les ventes de voitures s’envoler.

Les prix et les taux permettent d’envisager des dépenses

Il faut croire que le ménage moyen est meilleur économiste que tous les analystes de la Banque Centrale Européenne réunis. Après avoir injecté 60 milliards d’euros par mois dans le système bancaire de la zone euro depuis 1 an, la BCE est désormais passée à 80 milliards d’euros. Objectif depuis tout ce temps : créer de l’inflation, et donc de la croissance.

Mais les ménages n’y ont jamais vraiment cru. En janvier ils ne voyaient pas le coût de la vie augmenter, en mai ils ne s’y attendent pas non-plus, même s’ils ont constaté une légère inflation le mois précédent. Et ils ont raison, car l’indice des prix à la consommation de l’INSEE affiche une hausse de +0,1 % en avril, mais une baisse de -0,2 % en 1 an.

Tout ce que la BCE aura réussi à faire, est de baisser les taux d’intérêt bancaires, enclenchant ainsi le redémarrage du marché de l’immobilier. Celui de la consommation suit, avec même une percée du crédit renouvelable, duquel les ménages s’étaient pourtant détachés depuis des années.

À la lecture de ces résultats, on poussera de longs soupirs de soulagement à l’Élysée et à Matignon. Pas sûr pourtant que cela suffise pour redonner de la confiance des ménages envers leurs occupants.

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