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Engouement des ménages pour le prêt immobilier à taux zéro

L’idée du gouvernement était de délivrer 80 000 prêts immobiliers à taux zéro en 2015. ET avec 35 % de PTZ+ supplémentaires accordés en 6 mois, l’objectif risque fort d’être atteint. Mais ce n’est pas tout, car pour ne rien gâcher le dispositif coûtera beaucoup moins cher que prévu au contribuable.

Un coût finalement inférieur à 600 millions d’euros

Le budget 2015 prévoyait une dépense fiscale de 1 milliard d’euros pour le prêt immobilier à taux zéro, sur 5 ans. Dans la pratique la banque avance le capital aux primo accédants éligibles au programme, et l’État verse les intérêts à la banque prêteuse.

Mais la rapporteure du budget, la députée Mme Valérie Rabault, affirme dans les colonnes du site leséchos.fr que si l’on atteignait la délivrance de 70 000 PTZ, la dépense fiscale ne dépasserait pas 585 millions d’euros. Bonne nouvelle lorsque l’on sait que les prêts accordés en 2014 coûteront 617 millions d’euros à l’État sur 5 ans. Il semble que même avec un volume en nette augmentation cette année, le contribuable dépensera moins que l’année dernière.

L’explication tient dans le faible niveau des taux d’emprunt, qui s’ils sont en train de remonter, devraient finir l’année avec un niveau inférieur à celui de l’hiver 2014. Une bonne nouvelle pour les primo accédants, qui reviennent de plus en plus vers ce dispositif pour devenir propriétaire.

Un prêt immobilier à taux zéro dans le neuf et l’ancien

Inclut dans une batterie de mesures pour relancer le secteur de la construction, le PTZ+ a été élargi en octobre 2014 par le gouvernement de M. Manuel Valls. Désormais les plafonds de revenus ont été rehaussés, permettant par exemple à une famille de 3 personnes vivant à Lyon, d’être éligible au prêt immobilier à taux zéro si leurs revenus ne dépassent pas 61 200 €.

Toutefois si le programme rencontre le succès avec 35 % de prêts supplémentaires au 1er semestre 2015, il concerne majoritairement l’achat en VEFA (Vente en État de Futur Achèvement). Si l’immobilier neuf est parfois 20 % plus cher que l’ancien, le PTZ+ permet de compenser une partie de la différence de prix d’achat.

Le dispositif est également disponible pour qui souhaite acheter de l’ancien , mais à condition d’y conduire des « travaux importants l’assimilant fiscalement à un local neuf ». Si le logement convoité se trouve dans l’une des 6000 communes éligibles au dispositif en zone rurale, lesdits travaux doivent représenter 25 % du coût de l’opération.

Seulement l’acheteur immobilier moyen ne veut pas entendre parler de travaux, même si la rénovation énergétique peut être un bon placement. Au final, seuls 5 % des dossiers de PTZ+ ont financé de l’ancien avec rénovation depuis le début de l’année.

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