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Le consommateur français n’a pas le moral

Les Français de moins en moins confiants. © Creativa Images - Fotolia.com

On attaque l’année empli de bonnes résolutions et d’espoir, mais l’enthousiasme ne dure que quelques semaines. En février le moral des ménages est en baisse, c’est ce que révèle le dernier indicateur de l’INSEE. Le consommateur n’y croit plus, et l’on attend toujours ce déclic qui fera définitivement redémarrer l’économie.

Le consommateur ne veut plus ouvrir son porte-monnaie

Depuis le temps qu’on lui promet que l’inflation permettra de relancer l’emploi, il finit par ne plus y croire. L’indice de l’INSEE sur la confiance des ménages recule d’une manière générale en ce mois de février 2016, les français sont désormais pessimistes sur leur « niveau de vie futur ».

À bien y regarder ils n’ont pas vraiment vu de changements sur leur « niveau de vie passée », globalement ces 2 soldes d’opinion restent en dessous de leur moyenne sur long terme. Si en janvier le consommateur pensait qu’il était temps d’effectuer de gros achats, son enthousiasme est complètement retombé en ce mois de février 2016.

Le consommateur voit les prix en baisse

C’est dans cet environnement hivernal morose que le consommateur considère que sa situation financière future n’évolue pas dans le bon sens. La seule bonne nouvelle est qu’il ne voit pas le coût de la vie augmenter, alors qu’il notait une légère inflation en janvier.

Il faut dire que la courbe du chômage ne se décide pas à s’inverser, et c’est bien ce qui inquiète les ménages. En février leurs craintes se manifestent davantage quant à l’évolution du marché de l’emploi. Le consommateur n’y croit plus, il retrouve son pessimisme du mois de décembre, au-dessus de sa moyenne sur longue durée.

Et pourtant la consommation repart

Avec une croissance de 1,2 % du PIB français en 2015, la machine économique redémarre lentement. On attend notamment beaucoup du côté du marché de l’immobilier, valeur refuge par excellence en ces temps moroses. L’optimisme est permis, car la politique monétaire de la banque centrale européenne permet de maintenir des taux de prêt à la consommation abordables.

Avec une crise des banques qui finalement n’aura pas lieu, les ménages disposent toujours de conditions d’emprunt favorables. Oui mais voilà, il manque toujours ce fameux déclic qui permettra de dégripper un mécanisme rouillé depuis 2009.

Les analystes qui ne voient toujours rien venir, vont peut-être finir eux-aussi par perdre le moral.

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