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Immobilier : les vendeurs négocient moins

Les acheteurs reviennent sur le marché de l’immobilier et les négociations se resserrent, c’est la loi de l’offre et la demande. Désormais l’écart entre le prix de affiché et le prix de vente diminue, mais les transactions continuent de se fluidifier. Dans les grandes métropoles c’est à Lyon que l’on négocie le moins, tandis que les discussions vont bon train à Bordeaux et Nantes.

Ces villes où les prix de l’immobilier se négocient le moins

Avec toujours le bon vieux principe de l’équilibre entre l’offre et la demande, la marge de négociation est beaucoup plus réduite dans les grandes métropoles que dans les villes de taille moyenne.

Si les acquéreurs peuvent obtenir en moyenne 11,4 % de rabais à Béziers, ils devront se contenter d’une négociation de -2,7 % à Paris. Et encore, sur les 3 pièces qui sont parmi les logements les plus demandés, ils termineront à 469 675 €, ce qui est -2,45 % en dessous du prix affiché.

Il est possible de négocier -2,60 % à Lyon, mais la marge se réduit à -2,20 % sur les studios et 4 pièces. Les grandes surfaces familiales de 5 pièces et plus se vendent en moyenne à 439 420 €, les acheteurs arrivant à abaisser le prix de départ de -3,85 %.

Si l’on arrive à négocier seulement -2,75 % à Montpellier, il semble que les vendeurs de surface de 5 pièces soient intraitables. Ils laissent partir leurs biens immobiliers à 356 630 €, avec seulement -1,45 % de remise. En revanche les acheteurs semblent être en meilleure position sur les 4 pièces, desquels ils arrivent à abaisser les prix de -4,1 %, à 204 585 €.

Ces villes où les prix de l’immobilier se négocient le plus

Les acheteurs peuvent obtenir -5 % à Lille, avec une remise particulièrement forte sur les 5 pièces et plus. ORPI enregistre une transaction moyenne à 213 820 €, pour une remise de -7,80 %. Si les vendeurs sont plus intransigeants sur les 2 pièces pour les faire partir à 122 270 €, ils offrent toujours une remise de -3,15 %.

Sur la côte ouest, les acquéreurs négocient -4,85 % à Nantes et Bordeaux. La marge est d’ailleurs particulièrement élevée sur les T5 et T2 nantais, avec plus de 6 % de rabais. Le prix de vente moyen dans l’ancien y termine respectivement à 285 330 € et 119 000 €.

Pour faire des bonnes affaires il faut acheter un 5 pièces familiales à Bordeaux. Avec une remise moyenne de -7,90 %, les prix descendent à 399 610 €. Les studios anciens bordelais subissent la concurrence de la rentabilité locative en loi Pinel, aujourd’hui ils partent pour 90 350 €, négociés à -3,95 %.

Une marge de négociation réduite à 4,55 %

Au mois d’avril les acheteurs de biens immobiliers obtenaient en moyenne une remise de 4,65 %, en juin cet écart tombe à 4,55 %, comme nous l’apprend le baromètre des écarts de prix.

C’est la stabilisation des taux d’emprunt immobilier et le spectre de leur remontée qui a forcé les vendeurs à diminuer leurs ambitions. Le président du réseau ORPI, M. Bernard Cadeau, explique la relance du marché par le fait que « dans 80 % des cas les particuliers vendent leur résidence principale pour en acquérir une autre ». Ainsi ils se trouvent dans une situation nécessitant une prise de décision rapide, sans quoi « ils risquent de passer à côté du bien qu’ils convoitent ».

Car même si une banque peut financer un changement de résidence principale grâce au prêt relais, la réactivité reste de mise. Et pour cela le vendeur doit accepter de faire partir son bien immobilier en dessous de ce à quoi il s’attendait.

Ce facteur a suffi à fluidifier le marché, aujourd’hui chez ORPI on constate qu’il faut 100 jours pour vendre une maison, contre 120 jours l’année dernière.

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